Mon journal intime 2

Chapitre 6 : En cure

715 mots, Catégorie: M

Dernière mise à jour 12/02/2026 22:54

— Tu déconnes là non ?

— Non, Charlotte, j’ai bien réfléchi et je te sais, je suis bien suivis, je pense fortement tenter le Bac.


Avec Stephane, nous sommes passé la voir dans ce centre de désintox. On n’aurait jamais pensé une seconde que notre Lola puisse s’échouer. Et puis, s’il elle était déjà bien maigre, là c’est pire ! Une anorexique !


— Mi avril, examen juin, c’est mort ma belle. Soignes toi, c’est…

— Je sors dans deux semaines Steph. Tranquille, on m’a rappelé que je ne suis pas seule, je reviens chez ma mère. Et vous êtes là.


Oui nous sommes là et elle, plus vraiment. Tremblante, fatiguée, elle ouvre la fenêtre qui se bloque par sécurité et s’en fumer une. D’un coup d’œil entre nous, on comprend que cela est :


— Lola ?! Tu es en cure ! hurle Steph

— Ouai, c’est interdit, tu le sais, non ?


Je ne suis pas sûr qu’elle m’a entendu. Cependant, l’odeur est reconnaissable. D’un seul bloc, on se sépare pour laisser passer un soignant qui nous a chuchoter « Je prends relais mademoiselle, merci »


— Lola ? Donnes moi ça, on va discuter et je vais te redonner des astuce pour apprendre à faire face.


Notre amie accepte qu’il récupère le joins et l’emmène en douceur hors de la chambre.


— Votre amie reviendra mais aura besoin de repos. Vous pouvez restez si vous souhaitez.


On décide de s’en aller faire les boutiques pour se changer l’air. Mais on n’y arrive plus. Voir ces possibles tenus qui pourrait être porté par notre meilleure amie, nous met mal à l’aise.

 

— Tu aurais réagit comment si tu devais avorter ?


Je pose la question tandis qu’on se regarde dans la vitrine de Zara. Stephane simule la grossesse, je l’imite.


— Tu savais que ma mère avait avortée avant moi ?

— Non, elle a vécu comment ?

— Le divorce est à mon sens, pas le seul sujet qui l’a rendu dépressive. Au fond, elle n’a pas digéré ça. Je n’aimerais pas que Lola suive le même chemin. Et puis, moi, je me dis, c’est la vie et on a une chance d’avoir des moyens de contraception, choix d’avorter avant que le bébé se développe. Et toi ?

— Ma mère catho m’aurait tué !

— Ouai, c’est accepte que ce que Dieu te donne quoi ! Je pense que pour Lola, sa mère aurait accepté, aidé seulement, elle est trop dans l’émotion, l’analyse et tout. Faudrait qu’on l’aide en proposant quand elle sortira qu’on aille dans des groupes de paroles pour des femmes qui ont connu la même chose.

— Elle a besoin oui, de nous.

— Ne le jetais pas, il m’a proposé…


Je tremble, je transpire un peu et de suite, il contacte le médecin pour, je l’espère avoir un médicament. Surtout qu’on me laisse sans moyen de reprendre une dose ! Une torture qui s’accompagne de cris, de frappes, de larmes.

Les autres sont pareils. On attend qu’une chose, surtout moi, revoir la lumière, espérer l’impossible et être avec les miens pour rebondir. Matthias me manque, ses passages éclairs comme pour mes amis, sont difficiles à encaisser.


— Lola, il y a des règles à respecter ici. On interdit car c’est une cure, un endroit pour vous accompagnez au mieux. Une fois dehors, le suivi continue.

— Il a vu que j’en avais besoin…pardon…

— Ce n’est pas à moi, le pardon. Plus à toi et là encore, chuter n’est pas grave. L’essentiel, c’est de savoir pourquoi et comment y remédier. Je vais te laisser avec le Docteur Hilan, si tu veux parlez plus, n’hésitez pas à interpeller l’un de nous ou prendre un rendez-vous avec le psychologue.


Je le laisse s’éloigner tandis que le médecin discute avec lui, dans mon dos. Soudain, je vois trouble et tombe à terre à peine rattraper par quelqu’un.





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