HYDRA'S QUEST

Chapitre 2 : What Do You Do For Money Honey

3023 mots, Catégorie: M

Dernière mise à jour 24/08/2026 14:01

Dans les laboratoires du FBI, Tony était assis en face de Fitz et Simmons. Ils s'étaient lancés dans une grande discussion sur les limitations énergétiques de leur projet, sur les applications quantiques ou encore sur la conception des premières armures Stark… Tony se prenait de plus en plus d'affection pour ce duo.


— Et c'est comme ça que je me suis évadé de la grotte, conclut-il sur la naissance d'Iron Man. Ils avaient les yeux qui brillaient.


S'ensuivirent une dizaine de questions sur le fonctionnement de ses armures. Mais un chaos soudain vint interrompre leur conversation. Les pièces passèrent au rouge, des alarmes sonnèrent. Fitz et Simmons sortirent leurs téléphones et virent la nouvelle de l'attaque du Capitole. Lorsque Tony la lut sur le sien, il comprit que tout venait de s'accélérer, que cette fois, il avait trop tardé. Inhabituel. Mais stimulant.


— J'ai vraiment besoin de mon réacteur, là, maintenant.


— J'ai les accès, dit Fitz en se levant de sa chaise.


— Oh, cette fois, on va se faire virer, soupira Simmons en regardant les deux hommes partir.


— Alors, c'est vrai ? demanda Fitz en marchant avec Tony dans les couloirs du FBI. Iron Man reprend du service ?


Ils arrivèrent devant le local des scellés et Fitz fit maladroitement tomber son badge en posant sa question.


— Y a un cas de force majeure, apparemment, répondit Tony en montrant son téléphone.


— Donc les Avengers aussi ?


En entendant ce mot, le sourire de Tony s'estompa légèrement. Avengers. Ça faisait longtemps. L'équipe avait été dissoute par le gouvernement. Steve était le seul à avoir gardé l'autorisation d'exercer, les autres étaient soit en prison, soit à la retraite. Tony pensait souvent à ses anciens amis, à tout ce qu'ils avaient vécu ensemble. Tous ses anciens collègues lui manquaient, sauf Steve. Voyant que l'expression de Tony avait changé et qu'il ne répondait pas, Fitz ajouta :


— Désolé, je ne voulais pas rouvrir de vieilles blessures.


Fitz leva le badge en direction de la porte, mais se ravisa au dernier moment.


— La menace que vous allez affronter… c'est vraiment grave ? Genre, niveau sécurité planétaire ?


— Si je n'agis pas, ça peut signer la fin de notre civilisation.


— Cool. Que j'aille en prison pour de bonnes raisons.


Fitz ouvrit la porte et ils entrèrent dans le local. Le visage de Tony exprima de la fascination. Si seulement il avait plus de temps. Il aurait aimé étudier chacun des objets présents ici.


— Il y a un compartiment spécial pour les super-héros, depuis que la Loi de Recensement est passée, expliqua Fitz en désignant ledit compartiment du doigt.


Tony y avança, d'un pas non assuré. Il allait faire un saut en plein dans un passé dont il avait fait le deuil depuis longtemps. Dans cette pièce qui était comme auréolée d'une aura nostalgique, Tony regarda, les yeux mouillés, une paire d'électrodes reliée à un gros appareil métallique. Il l'avait créée avec Bruce pour tenter de maîtriser le Hulk. Bruce lui manquait beaucoup. C'était le seul avec qui il pouvait réellement parler sciences et, aujourd'hui, il était retenu par le gouvernement, Tony ne savait où. Il passa devant une dague. Il sourit. C'était une dague asgardienne, Loki avait une fois monté une illusion pour faire croire à Thor que cette dague était son marteau. Il baissa la tête. Être dans cette pièce était plus douloureux que prévu. La période passée en tant qu'Avenger avait été la plus heureuse de sa vie et il ne restait plus rien de tout ça. Quand il releva la tête, il vit son réacteur entreposé, toujours brillant. Et à côté de lui, une de ses armures. Il la caressa, parcourut chaque courbe de métal avec ses mains, comme s'il touchait le vestige précieux d'un passé lointain.


— Il me semble qu'elle est toujours fonctionnelle, dit Fitz, un sourire ému sur le visage.


— Comment vous l'avez eue ?


— J'ai pas eu tous les détails, ils ont récupéré la plupart des trucs ici dans les ruines du Triskelion.


Tony sourit. Il retira le réacteur du socle.


— Je vais avoir besoin d'aide.


— Bien sûr ! Dites-moi ce que je dois faire.


***


Au Capitole, ou ce qu'il en restait, la poussière retombait. Les oreilles de Natasha sifflaient. Sa gorge était encombrée. Chacun de ses membres lui faisait mal. Elle toussa. Mauvaise idée, elle eut encore plus mal. Steve se tenait à côté d'elle. Il lui parlait, mais elle n'entendait rien. Elle n'arrivait plus à se situer dans l'espace. Elle était par terre, ça, c'était sûr. Elle vit Steve lui tendre la main. Il avait le visage noirci, mais avait l'air de mieux s'en sortir qu'elle. Elle prit la main du Captain et se releva. Coulson. C'est la première pensée qui lui traversa l'esprit une fois debout. Elle le chercha du regard. Elle vit tout le monde se relever des décombres. Elle vit aussi des cadavres, des membres arrachés, des bouillies de sang et d'organes partout dans la pièce. Plus loin, des agents relevaient le président. Puis elle le vit. Coulson était là-bas, par terre, sans mouvement. Elle se mit à marcher, plutôt à boiter, vers lui. Elle entendait la voix de Steve, sûrement en train de protester, mais ne comprenait toujours rien à ce qu'il disait. Elle arriva au-dessus de Coulson et posa sa main sur la trachée. Il avait un pouls. Elle soupira de soulagement et regarda autour d'elle. Vankakrov, lui, était introuvable. Plusieurs agents du FBI arrivèrent. Natasha reconnut Felix Blake, le chef du département de la recherche criminelle. Elle avança vers lui, tandis que son ouïe revenait petit à petit.


— C'est un miracle qu'il n'y ait pas plus de morts que ça, dit Blake à Steve avant de désigner Coulson aux agents médicaux. Ils allèrent le chercher tandis qu'il commençait à s'éveiller.


Un bruit sourd se fit entendre. Natasha le reconnaissait. Le porte-avions arrivait. Tout allait recommencer. Elle commença à paniquer. À bout de nerfs, elle vacilla. Elle ne savait plus quoi faire, quoi penser. Le bruit s'arrêta.


Ce n'était pas le porte-avions.


C'était Iron Man et il venait d'atterrir.


— Ouais. Pas beau à voir, constata Tony avec sa voix métallique dans son armure.


— Stark ? s'ébahit Steve.


— Romanoff ? Vous allez bien ? prononça Coulson, qu'on amenait sur une civière derrière.


— Vankakrov… répondit-elle seulement.


— Vous ne devriez pas être ici, Tony, encore moins avec cette armure, sermonna Rogers.


— On peut pas vraiment dire que vous excellez, Captain. Je crois que vous avez besoin d'aide, répondit le milliardaire, agacé.


— Pas de la vôtre, en tout cas. On se souvient de ce qui s'est passé la dernière fois.


— Quand j'ai dû nous sauver de votre incompétence pour la, quoi, quarante-douzième fois ? ironisa Stark.


— Vous savez qu'on va devoir vous arrêter, rappela Coulson en tentant de se redresser.


— OK, Grey's Anatomy, je pense pas avoir demandé votre avis. Pardon, qui est ce gars ? demanda Tony.


— Le directeur adjoint du FBI, répondit solennellement Blake.


— Ah. Faites la bise à Hoover de ma part. On a du travail, on devrait tous s'y mettre.


— Retirez l'armure, Tony. Blake, emmenez-le, ordonna Rogers.


— On a plus urgent à régler ! protesta Natasha, qui cherchait toujours Vankakrov des yeux sans écouter la querelle qui se jouait devant elle.


— Romanoff, vous ne mesurez pas à quel point il est dangereux, contredit Steve. D'ailleurs, comment vous saviez pour l'attaque ?


— La jolie fille a raison, occupez-vous de vos blessés, je vais faire des analyses pour découvrir ce qui s'est passé ici, dit Tony, profitant de l'élan donné par Natasha.


Cette dernière afficha un air de dégoût en regardant le milliardaire caché derrière son casque, qui trouvait le moyen de draguer au milieu d'une scène de crime.


Stark se détourna pour aller faire ses recherches.


— Retirez l'armure, Stark, répéta Steve.


— Captain, si Stark peut nous aider à comprendre ce qui s'est passé, je pense que gérer cette affaire est prioritaire sur votre petite guerre d'ego.


— La sécurité nationale n'est pas une guerre d'ego, agent Romanoff.


— Allons, vous n'allez pas considérer un désaccord comme de la haute trahison ? ironisa Natasha avec un petit sourire tandis que Tony analysait les cadavres avec le scanner de son armure.


L'air contrarié, Steve se dirigea vers les blessés. Natasha se rapprocha de Tony. Bien qu'elle ne l'appréciât déjà pas, il avait l'air d'être la seule personne dans la pièce à faire preuve de bon sens.


— Vous faites quoi dans la vie, ma belle ?


Elle changea d'avis.


— Je suis agent fédérale, monsieur Stark.


— Parfait, dites à Captain Cold sans le C, là-bas, de ne plus me casser les couilles pendant que je travaille.


— On ne peut pas vraiment dire que vous fassiez preuve de coopération. Et il a raison, comment vous saviez pour l'attaque ? Vous êtes arrivé si vite.

— Et vous, comment vous connaissiez… c'est quoi, son nom, déjà ?


— Monsieur, je détecte de nouvelles taches de sang appartenant à Anton Vankakrov, prononça l'IA depuis le casque de Tony.


— Ah oui, c'est ça.


Natasha resta sans voix devant Tony pendant quelques instants.


— C'est confidentiel.


— Non, je vous posais la question par courtoisie professionnelle, je sais d'où vous le connaissez. Le vent pourrait très vite tourner dans le sens « oups, Tony Stark n'est plus le seul traître à sa nation dans la pièce » et ils n'auront pas besoin de moi pour se faire la réflexion. Enfin, ils se la feront, juste beaucoup plus lentement que moi. Mais c'est pour ça, ex-agent Romanoff, que je suggère que c'est vous qui devriez faire preuve de coopération.


— Ex-agent ?


— Vous êtes bien naïve si vous vous imaginez une carrière longue et prospère au FBI après ce qui vient de se passer.


Natasha était agacée, terriblement. Stark était aussi insupportable qu'honnête et il avait raison. Elle était compromise.


— Alors, vous proposez quoi ?


— Il va falloir que je décolle. Si Vankakrov est dans le coin, il n'y a que lui qui peut nous renseigner, vu que son collègue est dans le même état que ma dernière piñata d'anniversaire. Ces types-là, ils seront pas contents de me voir décoller. Alors, pendant que je partirai, vous devrez expliquer à la Bannière Effarée et sa petite bande pourquoi c'est nécessaire que je le fasse.


— J'essaie de comprendre à quel moment votre plan sauve ma carrière.


— Très drôle. Il va falloir qu'on se coordonne, sinon le Symbole de la Nation va m'envoyer son bouclier dans la face.


— J'étais sérieuse. Et c'est quoi, votre problème avec Steve ?


Le casque se tourna spontanément vers Natasha et resta à la fixer. Elle le regarda en levant les sourcils, dans l'attente de la suite.


— « Steve » ? Sérieusement ?


— Je travaille avec lui depuis trois ans.


— Et vous voulez que je sauve votre carrière ? Moi qui croyais que le sadomasochisme était dépassé…


Natasha en avait assez. Elle ne voulait plus collaborer avec cet homme. Elle n'avait même pas besoin de lui pour trouver Vankakrov. Alors elle se retourna et se dirigea vers la sortie. Tony s'envola et Natasha ne bougea pas le petit doigt quand Steve envoya son bouclier sur Iron Man, ce qui le renvoya directement à terre. Non, Natasha n'essaierait plus de régler leur guerre civile. Elle partit à la recherche de Vankakrov, seule.


***


Lorsque Tony toucha le sol, il se dit que personne ne lui avait aussi peu manqué que Steve. Et que cette agente fédérale était particulièrement inconsciente. Il se releva péniblement, c'était dans ces moments que l'armure était particulièrement lourde à porter.


— Je crois qu'on s'est mal compris, monsieur Stark, dit Captain America d'une voix grave.


— Non, en fait, j'exprimais mon droit au désaccord, pesta Tony en se touchant le dos.


— Monsieur Stark, vous êtes en état d'arrestation, annonça Steve.


— État de quoi ?


— Vous êtes soupçonné dans l'affaire de l'attentat contre le Capitole.


— Ouais, très drôle. Sauf que je suis Iron Man.


Tony tira sur Steve, qui voltigea quelques mètres plus loin, puis s'envola, cette fois sans interruption. Tous les agents présents le regardèrent disparaître dans le ciel tandis que Blake allait aider Steve à se relever.


— Agent Blake… Tony Stark est officiellement un fugitif. Retrouvez-le.


Blake hocha la tête et repartit avec ses hommes.


Iron Man sillonnait le ciel de Washington, cherchant des signes de Vankakrov avec le scanner de son casque.


— Quelles sont les chances qu'elle le trouve avant nous ? demanda Tony à son IA.


— Très faibles, monsieur, surtout si nous prenons en compte le fait qu'elle se soit coupée de sa hiérarchie.


C'était un bon début. Cette Romanoff lui semblait un peu trop impulsive et, si elle venait à trouver Vankakrov en premier, elle risquerait de compromettre le véritable sujet de toute cette histoire. Tony n'était pas dupe. Les bulletins d'information parleraient d'attentat politique. Tony savait que ce n'en était pas un et le FBI poserait les mauvaises questions. L'IA détecta du mouvement dans une rue. Tony se concentra dessus et vit un homme, blessé, en train d'essayer de courir. L'IA identifia bel et bien Anton Vankakrov.


— Prends ça, l'espion qui m'aimait.


Vankakrov entra dans un grand entrepôt. L'écran de Tony afficha qu'il s'agissait d'un bâtiment abandonné.


— Et en plus, j'ai le QG.


Un tir percuta Tony, qui s'écrasa directement au sol.


— Appareil du FBI, monsieur, dit l'IA.


— J'en ai… ras le cul… de ce porte-bannière… de con, dit-il en se relevant tandis que l'écran affichait plusieurs fractures. Steve dépassait les limites plus que d'habitude, aujourd'hui. Il aperçut l'hélicoptère qui venait de lui tirer dessus.


— Un traceur a été apposé sur l'armure. Ils peuvent vous repérer.


Tony soupira et ouvrit l'armure.


— Trouve Romanoff et la lâche pas. À la prochaine, mon pote.


Tony ne conserva qu'un gant de l'armure et la regarda s'envoler. Puis il courut vers l'entrepôt. Il ralentit en approchant et passa la porte doucement. Bras tendu devant lui, le gant armé, il observa chaque recoin. Il n'y avait que des outils posés au sol, des débuts de construction de bateaux. Peut-être pas leur QG, finalement. Le monde avait-il tant changé que ça ? Tony avait l'habitude que les méchants se servent d'entrepôts désaffectés comme QG. Il y eut un mouvement plus loin. Il accéléra le pas, mais se retrouva soudain nez à nez avec un homme qui ne ressemblait en rien à la photo de Vankakrov que lui avait montrée son IA et qui braquait un pistolet sur lui.


— Enchanté, monsieur Stark. J'aurais aimé qu'on se rencontre dans d'autres circonstances. Vous êtes en état d'arrestation.


— C'est marrant parce que vous avez l'air de connaître mon nom sans vraiment savoir qui je suis.


— Vous êtes un fugitif fédéral, c'est tout ce que j'ai besoin de savoir.


— J'en conclus que Rogers vous envoie. En fait, il y a d'autres priorités, un terroriste se cache ici…


— Romanoff va le trouver. Je doute qu'elle vous arrête, vous, par contre.


— Malheureusement, je doute qu'elle ait le temps de le retrouver.


— Comment ça ?


Tony tira à côté de l'agent pour le surprendre, puis partit en courant. L'homme le poursuivit. L'entrepôt devint un terrain de jeu du chat et de la souris tandis que Tony faisait volontairement tomber des choses au sol pour ralentir l'agent.


— Qu'avez-vous fait à Natasha ? criait l'agent en continuant de braquer Tony.


— Je lui apprends le métier.


Tony était vraiment lassé que le FBI ne le laisse pas faire son travail. Aucun d'eux ne comprenait les enjeux.


— Rendez-vous, Stark ! Vous avez volé l'armure, pénétré sur une scène de crime sans autorisation et tiré sur le Captain Rogers. N'aggravez pas votre cas et le pays tiendra compte de vos états de service.


— Ouais, j'ai déjà entendu ça.


Tony tira sur une chaîne maintenant un bateau en construction, qui tomba droit dans la direction de l'agent. Il l'évita.


— Vous voulez ajouter une tentative de meurtre sur un agent fédéral ?


— J'ai même pas vu ton badge, mon gars !


Steve, Romanoff et maintenant cet agent. Si Tony ne se débarrassait pas vite de tous ces obstacles, HYDRA allait gagner. Il n'y avait plus le temps de la jouer gentiment. Il tira dans la jambe de l'agent, mais ce dernier évita encore.


— Me dites pas que vous avez pris ce foutu sérum, vous aussi ! pesta Stark.


— Il faut croire que vous vous ramollissez ! répondit l'agent.


Soudain, Natasha entra dans l'entrepôt, essoufflée, légèrement titubante.


— Vous ? s'estomaqua Tony.


— Grant ? s'estomaqua à son tour Natasha en regardant l'agent.


— Natasha ? Pourquoi t'es là ?


— J'ai suivi la piste de Vankakrov, ça a pas été facile à cause de…


L'armure de Tony lui coupa la parole en arrivant à toute vitesse.


— Ça.


Tony ferma les yeux, exaspéré.


— C'est pas vrai…


Plusieurs agents du FBI arrivèrent en trombe. Tony tenta de fuir, mais Blake lui tira dessus. Tony sentit son corps geler. Un ICER. Un dispositif inventé par le SHIELD, chargé en dendrotoxine. Il tomba. Il vit Steve arriver quelques secondes après, un sourire sur le visage en le voyant par terre. Il regarda l'armure.


— Iron Man est tombé bien bas. Emmenez Stark. Désactivez l'armure et convoquez Fitz. Romanoff, Ward, avec moi, ordonna le Captain.


Les agents allèrent soulever Tony. Blake s'approcha de l'armure et resta à la regarder sans savoir quoi faire. Natasha et Ward se regardèrent. Les yeux de Ward étaient inquiets, ceux de Natasha suspicieux et ceux de Tony se fermèrent.

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