LE TRIANGLE DE KONOHA (Kakashi x OC)

Chapitre 190 : Le sauvetage de la Mizukage

2282 mots, Catégorie: T

Dernière mise à jour 21/02/2026 10:27

Chapitre 190 : Le sauvetage de la Mizukage


A une dizaine de kilomètres de la ferme, je la perds. Elle s’évanouit dans mes bras et j’entends son cœur qui ralentit encore tandis que sa respiration se coupe net. Je panique rarement, mais je n’en suis franchement pas loin du tout.

Bordel, je tiens enfin la Mizukage entre mes bras ! Elle ne peut quand même pas mourir à cinq kilomètres de la foutue ferme !

J’absorbe mètre après mètre à une vitesse ahurissante et dès que je suis suffisamment proche, je me mets à hurler de toutes mes forces, puisque je sais que Rinko est de garde cette nuit devant la porte d’entrée.

-         Rinko !!

Meï ne réagit pas à mon hurlement, elle ne respire d’ailleurs toujours pas.

-         RINKO !! m’époumonne-je.

Grâce à mon sharingan, je perçois Rinko à deux cents mètres entre les arbres, qui fonce sur moi comme un boulet de canon alors je hurle encore :

-         Réveille Hanako !! Dépêche-toi ! C’est une urgence vitale !

Il fait immédiatement demi-tour sans poser de questions et part aussi vite que possible devant moi, me semant carrément puisque je suis ralentis par le poids de la cinquième du nom. Sachant qu’Hanako sera prête à la soigner dès notre arrivée, je respire un peu mieux même si tout ça reste terriblement angoissant. Lorsque j’arrive enfin à la ferme, la porte est grande ouverte, tenue par Jin :

-         Dans la cuisine ! me crie-t-il avec urgence.

Je descends sans ralentir, je survole même les marches, et je trouve Hanako qui attend devant la grande table en bois, concentrée comme jamais je ne l’ai vu. Avant même que je ne dépose Meï, ses mains se couvrent de son chakra flamboyant et dès que la kage touche la table, Hanako pose ses mains dessus sans même me lancer un regard. Elle l’analyse quelques secondes avant d’aboyer ses ordres à Hokuto, Rinko et Minato qui la secondent tous.

Elle leur explique immédiatement, de façon claire et précise, comment soigner les plaies de Meï tandis qu’elle se charge de relancer son cœur. Je ne comprends pas grand-chose, mais il y a visiblement des problèmes d’hémorragie et Hanako se concentre si fort que ses sourcils se froncent sous l’effort.

-         Kakashi, ma trousse, dans mon sac, vite !! aboie-t-elle.

Je file en quatrième vitesse, atteignant les combles en une ou deux seconde avant de redescendre pour poser sa trousse à côté d’elle.

-         Il va falloir que je l’ouvre, il me faut une bassine d’eau chaude et de l’alcool à 90 ! s’exclame-t-elle encore.

Hokuto est déjà sur le coup et je vois les yeux d’Hanako chatoyer une seconde avant qu’elle n’ouvre en deux le ventre de Meï, sans la moindre hésitation ni le moindre tremblement. Je suppose qu’elle vient d’assommer la Mizukage pour l’empêcher de sentir la douleur de la chirurgie qu’elle est déjà en train de pratiquer sans ciller.

Elle m’impressionne carrément, je la dévisage en train de sauver la vie de Meï alors qu’elle devait être en train de dormir profondément il y a quelques minutes à peine. Comme eux tous d’ailleurs, je les détaille, tous débraillés, en pyjama ou en caleçon pour la plupart. Hanako porte mon grand tee-shirt noir pour seul vêtement et même Minato est en short devant la Mizukage entre la vie et la mort. Cette situation est complétement abracadabrante et je ne brille pour l’instant pas par mon efficacité puisque je suis inoccupé depuis que je suis allé chercher la trousse de soin.  

-         Faites du feu !! s’énerve alors Hanako.

Heureux d’avoir quelque chose à faire, je me jette contre la cheminée pour lancer toutes nos bûches dans l’âtre, que j’inonde de feu avec mon katon jusqu’à ce que tout prenne, ce qui projette une énorme bouffée de chaleur sur la pièce. Lorsque je me retourne, je vois Hanako trifouiller le thorax de Meï et je détourne le regard quand je vois ses mains pleines de sang jusqu’au-dessus des poignets puisque tout ça m’inquiète outre-mesure.

*

L’opération dure deux bonnes heures mais Hanako est plutôt sereine quant aux chances de survie de la Mizukage, désormais installée dans un canapé du salon sous la surveillance rapprochée de Chôjuro. Elle termine de se laver les mains à la cuisine en discutant avec Minato, le rassurant sur les blessures de Meï et l’ambiance devient tout à coup beaucoup plus légère dans la pièce.

-         Ça alors, merde ! On a récupéré la Mizukage ! s’exclame Rinko.

Tout le monde célèbre et les rires commencent à fuser tandis que nous nous détendons enfin. Même moi je n’en reviens pas, j’ai eu tellement peur qu’elle meurt entre mes mains et la voilà sauvée. Ce n’est pas qu’une vie humaine, c’est un symbole, le symbole de la paix et de l’espoir pour Kiri.

Je me glisse vers Hanako, maintenant en pleine discussion avec Hokuto et Toru qui la vantent avec zèle.

-         Félicitation, lui glisse-je à l’oreille.

Elle se tourne vers moi avec son regard le plus mutin :

-         Je me suis endormie…, me taquine-t-elle en haussant un sourcil.

-         Juste une petite sieste alors, tu m’apparais bien réveillée, réplique-je.

Elle rit doucement et lorsque nous remontons au salon, Chôjuro couine de bonheur. Nous tournons tous la tête vers lui et apercevons Meï qui sort de son sommeil sous les yeux choqués d’Hanako.

-         Bon sang ! Mais c’est une force de la nature ! Il faut qu’elle se repose ! s’exclame-t-elle en approchant du canapé.

Je la suis et je m’agenouille près de la Mizukage, qui a l’air très faible, à deux doigts de se rendormir.

-         Tous les combien de temps les gardes changeaient-ils Maitre Mizukage ? demande-je avec urgence.

-         Quatre jours…, articule-t-elle faiblement.

-         Depuis quand étaient-ils là ?

-         Avant-hier, murmure-t-elle.

Le soulagement m’envahit et je me tourne vers Minato pour l’informer de la situation :

-         J’ai tué six gardes, mais ils ne seront visiblement pas découvert avant après-demain… Ça nous laisse une marge de manœuvre, le rassure-je.

-         Bien. Je commanderai un bateau demain à la première heure pour que nous puissions rentrer au plus vite avant qu’ils ne découvrent nos agissements. Demain soir idéalement… Le bateau devrait être prêt en fin de journée mais nous devrons nous rendre au conseil pour éviter d’attirer les soupçons.

Je me redresse en hochant la tête tandis qu’Hanako rendort de force Meï et elle me rejoint dans un coin de la pièce après ça.

-         Tu t’es battu contre six gardes ? demande-t-elle en fronçant les sourcils, inquiète.

-         Oui, mais je suis vivant. Pas de panique.

Elle caresse ma main avec tendresse en plongeant son regard dans le mien, nous connectant immédiatement après cette nuit forte en émotions. J’y lis son envie d’être seule avec moi et c’est réciproque, alors j’annonce que je vais me coucher, et tout le monde approuve tandis que nous nous dispersons.

Hanako donne des directives claires et précises à Chôjuro qui compte bien rester au chevet de sa kage, lui intimant de venir la réveiller en cas de fièvre ou de complications, lui donnant les signes à surveiller tandis que je l’attends en bas des escaliers.

Elle me rejoint et nous montons, mais je fais un détour par la salle de bain où elle me suit. J’enlève mes habits et elle découvre avec horreur mes plaies lorsque je me mets torse nu.

-         Mais pourquoi ne me l’as-tu pas dit ?! me gronde-t-elle en me soignant.

-         Je ne sais pas, je n’y pensais déjà plus avec tout ça.

Elle referme rapidement mes blessures et nous prenons une douche rapide tous les deux, pour son plus grand bonheur à en juger par son sourire de chat. Une fois propres, nous montons nous terrer dans notre nid douillet où je rallume les bougies tandis qu’elle m’enguirlande encore à propos de mes blessures.

-         Ce n’est pas possible ça… tu comptais me le dire à un moment au moins ? ronchonne-t-elle.

-         Mais oui… Arrête de t’en faire comme ça pour moi mon ange.

-         Je ne peux pas m’en empêcher ! couine-t-elle.

Elle est stressée et agitée, alors je l’embrasse tendrement pour la calmer un peu avant de plonger mes yeux dans les siens :

-         Meï est vivante, je suis soigné et tu m’as suffisamment remonté les bretelles. Alors que dirais-tu de nous câliner maintenant ? murmure-je.

Elle approuve en grognant un peu et s’assoit à califourchon sur mon bassin lorsque je me couche, en nouant ses mains aux miennes.

-         J’espère qu’on pourra rentrer demain soir…, soupire-je en jouant avec ses mains.  

-         C’est possible, si Minato commande un bateau demain matin avant le conseil, il y aura tout le temps de nous en affréter un pour la fin de journée...

-         En espérant qu’on nous laisse faire. Je ne suis pas sûr que Mizuki appréciera qu’on se sauve comme ça… Il s’attend peut-être à des négociations qui trainent en longueur…, souligne-je.

-         C’est vrai… L’idéal serait de trouver un arrangement demain. Afin qu’ils ne s’opposent pas à notre retour… Il faut absolument qu’on mette la Mizukage à l’abri dès demain soir, c’est capital…, s’angoisse-t-elle.

-         Minato trouvera, je ne m’inquiète pas. Si c’est pour nous permettre de rentrer à Konoha, il acceptera n’importe quoi sans en penser un mot, lui assure-je.

-         Tu as sans doute raison…, admet-elle.

-         J’ai toujours raison, la taquine-je.

-         Ah bon ? demande-t-elle en haussant un sourcil.

-         Oui, murmure-je.

Je lâche ses mains pour les poser sur ses cuisses, que je caresse, et elle se penche en avant pour m’embrasser. Nous nous embrassons longuement, jusqu’à ce qu’elle se laisse tomber dans notre lit de fortune pour me passer au-dessus d’elle. Je détache mes lèvres des siennes simplement pour admirer son beau visage, que je détaille avec adoration.

-         J’ai hâte de rentrer…, chuchote-je.

-         Moi aussi, même s’il nous faudra revenir pour nous battre lorsque Meï sera à l’abri à Konoha…, soupire-t-elle.

-         Sans doute… mais j’ai hâte que tout ça se termine, j’ai bien envie d’un peu de calme, d’un peu de toi… d’un peu de nous…, murmure-je en passant mon nez sur le sien.  

-         Moi aussi, si tu savais…, souffle-t-elle.

-         Je sais, réponds-je en l’embrassant encore.

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