LE TRIANGLE DE KONOHA (Kakashi x OC)
Chapitre 193 : Le sharingan de l'amour
3167 mots, Catégorie: T
Dernière mise à jour 24/02/2026 21:17
Chapitre 193 : Le sharingan de l’amour
Nous nous écroulons sur le pont en atterrissant, avant de ramper pour nous assoir contre le bord du bateau et reprendre notre souffle. Hanako et moi avons utilisé beaucoup de chakra pour éliminer nos adversaires et nous sommes épuisés. Je passe simplement un bras autour d’elle pour me rassurer, intégrer qu’elle est bien là avec moi et elle se love contre moi pour se reposer.
Minato m’observe, il a l’air honteux, comme s’il n’osait pas me parler ni approcher et c’est tant mieux, parce que je n’en ai pas la moindre envie.
- Bon sang ! Mais comment avez-vous fait ?! s’exclame enfin Jin.
- C’est Hatake, je ne pourrais même pas t’expliquer ce à quoi j’ai assisté, déclare Hokuto en haussant les sourcils, ébahi.
- Essaie ! l’encourage-t-il.
- Il … il les a massacrés. C’était incroyable, il a foncé droit devant, il ne s’est pas arrêté, il les a enchainés les uns après les autres comme si c’était des genin... Je n’ai servi qu’à couvrir ses arrières... Il a … je ne sais pas, il irradiait des éclairs, c’était à peine croyable, je n’ai jamais vu ça.
- Mais combien y en avait-il ? demande Toru.
- Je ne sais pas, des dizaines et des dizaines... Plus d’une centaine en tout sans le moindre doute… Il les a tous tués, il a foncé droit devant et les a découpés en morceaux, continue Hokuto en secouant la tête.
Tout le monde s’est rassemblé autour de nous désormais et ils me regardent tous avec des yeux ronds, presque inquiets, sans doute à cause de la scène que j’ai faite à la ferme. Mais je m’en moque, je les ignore tous autant qu’ils sont, je veux simplement me reposer.
Je me décale un peu face à Hanako, pour leur tourner un peu le dos, mais je souffre le martyr avec toutes mes blessures et l’adrénaline qui redescend, alors je grogne un peu sous la douleur. Hanako est ramenée au moment présent par ma détresse et commence à me soigner avec le peu de force qu’il lui reste en me rabrouant :
- Mais que s’est-il passé ? Pourquoi es-tu venu ? Tu aurais pu te faire tuer Kakashi ! couine-t-elle.
- C’est une plaisanterie ? demande-je en la regardant.
- Mais vous auriez pu mourir ! s’écrie-t-elle.
- Parce que tu crois vraiment que j’en ai quelque chose à faire ? Tu penses vraiment que j’ai réfléchi une seule seconde en apprenant que tu étais avec ce malade ? Comment voulais-tu que je te laisse avec lui ?
Elle me dévisage, mais ne répond pas tout de suite tandis que ses yeux se voilent de tristesse :
- En fait je … je ne voulais pas que tu risques ta vie… mais… j’espérais que tu viendrais me chercher dès l’instant où ils nous ont jeté en cellule, avoue-t-elle dans un murmure tandis qu’une larme roule sur sa joue.
- Bien sûr que j’allais venir te chercher…, dis-je doucement en caressant sa joue.
Une larme roule encore de ses beaux yeux et elle m’embrasse tendrement.
- Regarde-toi…, pleure-t-elle ensuite en scrutant mes habits déchirés et couverts de sang.
- Je vais bien mon ange, tu me soignes…, souffle-je. En revanche j’aimerais bien savoir ce qui t’as pris d’accepter d’aller avec eux... ?
- Je… J’avais tellement peur pour tout le monde, il a menacé de tous nous tuer sur le champ si nous refusions le marché. Et la Mizukage devait être mis en sécurité. Il n’y avait pas le choix, souffle-t-elle.
Elle a l’air confuse, comme si elle craignait ma réaction, mais je la connais et je ne suis pas étonné une seule seconde par le choix qu’elle a fait.
- Je suis désolée Kakashi, désolée que tu aies eu à venir me chercher, désolée que vous ayez risqué vos vies pour moi…, continue-t-elle en sanglotant.
Ses mots allument mes deux neurones et je cherche à tâtons Rinko sur ma droite. Lorsque ma main touche sa cuisse, je la serre en glissant un regard fatigué vers lui :
- Merci, merci du fond du cœur de ne pas l’avoir laissé seule…, murmure-je.
- C’est normal Kakashi. Je t’avais dit que je veillerais sur elle, répond-il.
Je serre encore sa cuisse en me plongeant dans son regard sombre, lui transmettant toute ma gratitude :
- Tu es l’une des meilleures personnes que je connaisse, ajoute-je.
- Allez, n’en fait pas trop mon lapin ! dit-il pour détendre l’atmosphère qui est bien trop sérieuse pour son caractère.
- Je mourrais pour toi, insiste-je.
- Kakashi, ce n’est rien, je t’assure.
- Tu aurais pu te faire tuer toi aussi ! s’exclame alors Hanako en le fusillant du regard.
Rinko éclate d’un petit rire :
- Oh ne fait pas comme si tu n’étais pas contente que je sois resté avec toi ! J’ai pratiquement dû la tenir dans mes bras du début à la fin tant elle pleurait…, ajoute-t-il en me regardant et en levant les yeux au ciel.
Je souris faiblement en imaginant la scène. Je vois très bien l’état dans lequel Hanako devait être et je suis profondément heureux de savoir qu’elle était avec lui.
- Et puis tu m’as sauvé la vie, ajoute Rinko en lui souriant.
- Quoi ?! Ce petit machin t’a sauvé toi ? s’exclame Hokuto avec humour.
- Qu’est-ce que tu imagines ?! s’exclame Rinko. Qu’ils allaient tranquillement me garder alors que je ne leur étais d’aucune utilité ? Hanako a tué quatre de leurs hommes d’un regard pour les dissuader de m’éloigner d’elle… Ça les a calmés je peux vous dire ! Ils n’ont rien compris et moi non plus, je crois même qu’ils nous ont jeté en cellule parce qu’ils ont eu peur d’elle…
- Tu m’étonnes ! C’est toi qui tuais ces ninjas sans les toucher ? demande Hokuto en la dévisageant.
- C’est… une longue histoire, avoue Hanako d’un ton qui n’appelle pas les questions.
Je grogne encore en remuant et Hanako se reconcentre sur mes plaies alors que nos camarades s’assoient en demi-cercle face à nous, puisqu’ils sont tous scotchés par nos récits de ce qu’il s’est passé.
- D’ailleurs Kakashi… Qu’est-ce que c’était que ce chakra ? me demande Rinko.
- Je n’en ai pas la moindre idée, réponds-je. Je sentais qu’il était décuplé, que j’étais terriblement puissant comparé à d’habitude, je ne comprends pas moi-même, ça ne m’est jamais arrivé…
- C’était vraiment impressionnant bordel. Tu les as anéantis…, chuchote-t-il.
- C’est sans doute son sharingan, intervient alors Minato en s’asseyant à son tour.
Tout le monde le regarde, attendant plus d’explications, mais il m’observe prudemment.
- Mon sharingan ? demande-je en haussant un sourcil, trop curieux pour m’empêcher de lui poser la question.
- Il y a des mythes sur le sharingan… En ce qui concerne… l’amour, déclare-t-il.
- C’est une blague ?! s’exclame Rinko en riant.
- Non, répond Minato avec sérieux. Nous avons remarqué avec le temps que les Uchiwa ne se remettaient pas comme les autres des deuils de leurs intérêts amoureux… Ça les détruit jusqu’à l’âme, ils peuvent changer du tout au tout, déclarer des guerres, se venger jusqu’à ce que mort s’en suive... Les témoignages sont nombreux et ces comportements seraient liés au sharingan, comme s’il se liait directement au cœur de son possesseur.
Je rougis un peu en tournant la tête, n’appréciant pas particulièrement de me faire dévoiler comme ça devant tous mes camarades. Je tombe sur le regard choqué d’Hanako, qui me dévisage de ses grands yeux roses écarquillés.
- Je suppose qu’en ayant peur à ce point pour la vie d’Hanako… Je ne sais pas, le sharingan de Kakashi a dû lui transmettre une certaine puissance pour la protéger… Il n’était déjà plus lui-même à la ferme.
- Comment ça ? couine Hanako.
Mes camarades échangent des regards timides et soucieux.
- Hatake a … pété les plombs quand il a su où tu étais…, souffle Toru.
- Il nous a fait peur, on a cru qu’il allait nous attaquer…, chuchote Jin.
- Quoi ?! couine-t-elle encore.
- Ils voulaient m’empêcher de venir ! râle-je en les fusillant du regard.
- C’était un ordre de Minato, se défend Jin.
- J’avais cru comprendre oui, gronde-je en lançant un regard dur à mon senseï.
Il ne répond pas et baisse encore les yeux. Il doit s’en vouloir à mourir.
- Tu as désobéi à Minato ? souffle Hanako, inquiète.
- Rien en ce bas monde n’aurait pu m’empêcher de venir…, dis-je simplement en plongeant mon regard dans le sien.
- A cause du sharingan de l’amouuur ! se moque Rinko en faisant mourir de rire les autres.
Je lui mets un petit coup de poing sur la tête, redoublant l’hilarité de nos camarades.
- Ça y est ? Je ne suis plus ton héros ?! demande-t-il en riant toujours.
- Si, tu as raison, continue…, plaisante-je faiblement.
Les discussions commencent à fuser, tout le monde me célèbre et commente mes prouesses tandis que je commence enfin à aller mieux sous les soins d’Hanako.
Minato s’éclaircit la gorge :
- Que s’est-il passé exactement ? Qu’avez-vous fait ? Comment les avez-vous trouvés ? me demande-t-il.
Je le scrute méchamment sans répondre et c’est Hokuto qui répond quand il voit que je ne parle pas :
- Et bien… J’ai suivi Hatake, il a foncé directement au bâtiment du kage…
- Il fallait bien que je sache où elle était…, précise-je en voyant les yeux ahuris de mes camarades.
- Quoi ?! C’est au bâtiment du kage que vous êtes allés ?! Mais tu es dingue ! s’exclame Jin.
- C’est là qu’elle était quand vous êtes partis, et puis il me fallait une source fiable… Je n’allais pas demander à chaque garde que je croisais en attendant que l’un d’eux soit au courant de sa position, souligne-je.
- Tu t’es mis en grand danger, commente Minato.
- Et donc ? Qui t’as donné l’information ? Tu as torturé l’un des leurs ? demande Toru.
- Non, en fait, j’ai foncé directement dans le bureau de Mizuki.
Ma phrase créée un silence de mort parmi mes camarades qui me dévisagent comme si j’étais fou, prenant bien plus conscience de la mission périlleuse que je viens de mener.
- Je ne sais pas pourquoi vous faites ces têtes ! s’exclame Hokuto. Je ne fais que de vous répéter que c’est un malade depuis que nous avons atterri sur ce pont.
- Dans le bureau de Mizuki ? Et tu l’as… vu ? demande lentement Minato.
Je le fixe silencieusement, je n’ai toujours pas envie de lui parler et Hokuto répond encore à ma place :
- Le voir ? La dernière fois que j’ai vu Mizuki, Hatake le tenait par la gorge contre un mur après lui avoir mis un coup de kunaï dans le ventre pour qu’il nous dise où se trouvait Hanako !
De nouveaux murmures choqués parcourent l’assistance et on me regarde avec encore plus de crainte que tout à l’heure.
- C’est une plaisanterie… ? souffle Minato, l’air de ne pas y croire, portant la voix de tous.
- Non, dis-je en le fixant avec défiance.
- Et qu’est-ce que… Tu… Tu n’es pas mort… c’est invraisemblable…, murmure-t-il.
- Non, je suis bien vivant. En fait, j’ai tué Mizuki.
Nouveau silence de mort. Le silence dure plusieurs dizaines de secondes, mes camarades ont l’air au bord de l’attaque et Meï redresse la tête pour me dévisager :
- Tu viens … de résoudre à toi tout seul… en une demi-heure… le conflit de Kiri ? articule-t-elle.
- Je n’ai rien résolu. Disons que j’ai sans doute facilité le travail, ses hommes sont toujours sur place… et j’étais avec Hokuto…, tempère-je.
- Tu te moques de moi Kakashi ? Pourquoi te sous-estimes tu comme ça ?! Un régime tyrannique sans son tyran s’effondre pratiquement de lui-même ! Tu viens sans doute de sauver Kiri à toi tout seul ! hurle presque la Mizukage, complétement ahurie et excitée.
- Reprendre Kiri sera un jeu d’enfant désormais ! s’extasie Chôjuro. Ils vont être complétement perdus sans Mizuki ! Imagine le coup que tu viens de leur mettre, il n’aurait pas pu être plus efficace ! Peut-être même que la résistance arrivera à profiter de ce bazard pour reprendre le pouvoir !
- N’en faites pas trop…, râle-je.
Nos deux compagnons de Kiri se jettent alors devant moi en se prosternant, et je rougis vivement :
- Ce n’est pas vrai ! Relevez-vous maitre Mizukage ! m’écrie-je en m’agitant.
- Merci du fond du cœur, de tout Kiri, dit-elle.
- Arrêtez ! Mais relevez-vous ! m’écrie-je d’une voix aiguë.
- Là, c’est la classe mon pote…, commente Rinko.
- Il n’y a rien de classe ! Je n’ai fait que mon devoir ! m’écrie-je. Relevez-vous je vous en prie !
Ils se redressent finalement et me remercient, puis tous nos camarades y vont de leur petit commentaire pour me féliciter alors que je rougis des pieds à la tête. Hanako rayonne en me serrant par la taille tendrement, les yeux toujours pleins de larmes. Elle me regarde avec amour et je me plonge dans ses yeux pour m’isoler de tout ça, de toutes ces félicitations injustifiées à mes yeux.