LE TRIANGLE DE KONOHA (Kakashi x OC)
Chapitre 194 : Point final
Le chemin du retour est plus long que l’allée, puisque dès que nous nous sommes enfoncés dans les terres du pays du feu, nous avons installé un petit campement à la belle étoile pour nous reposer avant de reprendre notre route dans la matinée du lendemain. Nous arrivons au village en fin de journée, Hanako, Rinko, Hokuto et moi-même sommes bien plus fatigués que les autres après nos combats courts mais intenses et c’est donc avec soulagement que nous prenons la route de chez nous dès l’instant où l’Hokage nous libère.
Hanako et moi ne nous posons pas de questions, nous rentrons main dans la main chez elle sans même nous concerter et c’est un sentiment divin de pouvoir le faire sans que plus rien n’entrave notre couple. Nous ne prenons même pas le temps d’avaler quoi que ce soit, nous prenons simplement une douche pour nous débarbouiller avant de nous glisser dans ses draps réconfortants pour dormir comme des loirs.
*
Je me réveille en milieu de matinée, alors que le soleil hivernal brille à l’extérieur, et je suis enfin reposé. Mes yeux papillonnent sous la luminosité qui caractérise sa maison et je suis heureux de découvrir que c’est elle qui m’a réveillé en caressant ma joue, avec une tasse de café dans l’autre main.
- Vous êtes drôlement fatigué mon commandant, dois-je m’inquiéter ? demande-t-elle en me souriant.
Je me redresse pour m’assoir en attrapant la tasse qu’elle me tend et je savoure le goût d’un café dans son lit, après une nuit à la tenir dans mes bras. Il est incontestablement le meilleur café que je n’ai jamais bu, et je me perds dans les nuances de ses yeux en réprimant le beau sourire qui tente de percer sur mon visage.
- A vous de me dire, réponds-je. C’est vous la médecin.
- Il me semble que tout va pour le mieux, vous avez simplement dépensé beaucoup de chakra et votre corps a eu besoin de récupérer. Vos blessures sont guéries et vos constantes sont bonnes… Je crois que vous êtes prêt à vous lever de votre lit sans vaciller… Je nous ai fait un petit déjeuner, conclut-elle en souriant plus largement.
Mon sourire perce finalement et je me penche pour l’embrasser délicatement, laissant mes lèvres posées sur les siennes sans même ouvrir les yeux alors que je soupire de bonheur :
- Voilà donc à quoi ressemble un vrai réveil au paradis, murmure-je.
- Il faut croire, confirme-t-elle en m’embrassant doucement.
- J’en suis si heureux que je te recoucherais bien immédiatement, mais je dois avouer que je meurs de faim, ris-je.
- Alors en route !
Elle se lève et me tend une main, que je prends, avant que nous nous rendions à la cuisine où un petit déjeuner copieux nous attend. Nous mangeons en discutant tranquillement, majoritairement pour la complimenter sur la qualité de son mets.
Sur la fin du petit déjeuner, elle dévisage mon œil rouge avec une moue à croquer, les yeux tout doux et pensifs, visiblement heureuse.
- Quoi ? m’amuse-je.
- Rien, tout ça m’a fait repenser à cette histoire à propos de ton sharingan, le « sharingan de l’amour », répond-elle en souriant.
- Arrête, marmonne-je en rougissant.
- Je trouve ça curieux, j’y ai beaucoup pensé depuis que Minato a raconté cette histoire et… je crois que je n’ai jamais eu l’occasion de te le dire, mais il s’est passé quelque chose le jour où j’ai découvert ton sharingan.
- Comment ça ?
- Et bien, je me suis souvenue du jour où je t’ai regardé dans les yeux pour la première fois. C’était au pays du gel, dans la salle de bain, tu venais de te doucher, tu me tournais le dos, tu ne voulais pas que je le voie…
- Oui, j’avais peur de te repousser, précise-je.
Elle lève les yeux au ciel et je réprime un sourire. Il est effectivement assez drôle d’imaginer que je voulais lui cacher, alors que mon regard est ensuite devenu ma meilleure arme pour la séduire.
- Et bien quand tu as fini par te retourner…, reprend-elle pensivement. Que j’ai croisé ton œil rouge pour la première fois… j’ai senti quelque chose. Je me souviens d’avoir eu l’impression d’être foudroyée sur place, je ne pouvais plus le quitter des yeux. C’est comme s’il m’avait envoûtée, comme si un lien indéfectible se créait… Je me souviens de m’être immédiatement dit que je serais prête à tout pour ces yeux, que je tuerais pour ton regard…
- Et ce regard tue pour toi…, réponds-je d’une voix douce.
Son visage se fend d’un beau sourire et elle attrape mes mains avant de se pencher au-dessus de la table pour m’embrasser tendrement.
- Oui…, murmure-t-elle. Je suis sûre qu’il s’est passé quelque chose, je sais ce que j’ai ressenti la première fois que je l’ai vu, et le « sharingan de l’amour » n’est clairement pas un mythe pour moi.
- Si tu avais été dans mon corps hier soir mon ange… Si tu avais senti ce que j’ai ressenti quand je suis venu te chercher… Cette puissance qui provenait de mon œil… Ce n’est tout simplement pas un mythe, je te le confirme.
- Quand je pense à tout ce qu’il s’est passé entre nous, tous ces cris, toutes ces larmes, toutes ces peurs… Alors que tu étais déjà amoureux de moi à ce moment-là… j’avais finalement tout gagné dès le début, sans même le savoir.
Je lâche une de ses mains pour attraper sa nuque et la tirer tout près de mon visage :
- C’est moi qui ai tout gagné, et si nous refaisions le film de notre histoire… Oh bon sang Hanako… je t’embrasserais dès le premier jour, lors de notre première soirée tous les deux sur ta terrasse, quand je t’ai prêté ma veste pour que tu n’aies pas froid…, murmure-je avant de fondre sur ses lèvres.
Elle ronronne de bonheur, littéralement, et nous n’arrivons plus à nous détacher de nos baisers. Je suis à peu près sûr qu’elle comme moi refaisons le film de notre histoire, de tous ces moments où nous aurions pu nous embrasser mais que nous ne l’avons pas fait, ce qui n’aura servi qu’à reculer l’inévitable.
Bon sang, quand je repense à ma détresse au début de notre relation, lorsqu’elle était avec Rinko et que mon cœur était brisé chaque foutu jour… Si j’avais su, mais si j’avais su…
La quiétude du moment est perturbée lorsque je sens l’aura de Shisui dans la rue en contrebas, et ça fait tomber ma bonne humeur en flèche.
- J’espère que c’est une plaisanterie…, ronchonne-je.
- Que se passe-t-il ? demande-t-elle en voyant mon air fermé.
- Devine qui vient te voir, râle-je en me levant.
Elle jette un coup d’œil automatique vers la porte avant de reposer ses yeux sur moi :
- Kakashi, il n’y a aucune raison de faire la tête, la situation est claire. Je ne sais pas ce qu’il me veut, mais tu n’as pas à partir, affirme-t-elle.
- Je vais m’habiller, le voir toquer chez toi est un traumatisme que je n’ai pas envie de m’imposer…, bougonne-je.
Elle glousse un peu et attrape ma main pour me retenir, simplement le temps de poser un petit baiser sur mes lèvres, qui me redonne le sourire, je dois bien l’avouer. Je m’enfile dans la chambre au moment où les coups retentissent sur la porte et bien que je m’habille, je laisse trainer une oreille sur leur conversation dès qu’elle ouvre.
- Shisui ? Il y a un problème ?
- Je voulais simplement passer voir si tu allais bien, un ami à moi est proche d’un force spéciale, qui lui a raconté que tu avais été prise en otage… Je… Je sais que nous ne sommes plus ensemble, mais notre dernière conversation tous les deux était effroyablement tendue et accusatrice… Hanako, je n’aurais pas pu supporter qu’il t’arrive quelque chose alors que mes derniers mots pour toi étaient si durs. Ce n’est pas comme ça que je fonctionne, je ne te demande pas que nous restions amis si tu n’en as pas envie, mais je tiens au moins à être sûr que tout roule entre nous.
Je lève les yeux au ciel en enfilant mon haut, alors qu’Hanako lui répond qu’ils peuvent tout à fait rester en bons termes, que c’est de toute façon elle qui ne l’a pas suffisamment respecté dans leur « relation ». Je me désintéresse de ce qu’ils racontent en finissant de m’habiller, dans une tenue de travail puisque je compte bien me rendre dans le bureau de Minato rapidement pour savoir la suite des évènements. Je suis pratiquement prêt lorsque mon prénom sort dans la conversation et que je m’y intéresse.
- Alors avec Kakashi ? Vous… ça roule entre vous ?
- Ça se passe très bien, comme je te l’ai expliqué, notre relation n’est pas exactement récente alors… Notre couple n’est pas vraiment nouveau, nous nous connaissons très bien, tout se passe parfaitement.
- Votre couple ? Vous êtes donc bel et bien ensemble… ?
- Oui…
- D’accord… Alors je suppose qu’il se cache dans la chambre… il n’aurait quand même pas l’indélicatesse de te laisser toute seule alors que tu viens d’avoir été retenue prisonnière…
Mes nerfs s’enflamment déjà sous la colère. Ce type est décidemment beaucoup plus malin qu’on ne pourrait le penser, il est déjà en train d’essayer de montrer à Hanako à quel point je suis un petit-ami terrible, qui la laisse toute seule chez elle après ce qui lui est arrivée… Tout ça parce qu’il n’arrive pas à admettre sérieusement que je puisse être dans la chambre. Sauf que j’y suis et que je ne me planque clairement pas.
J’ouvre donc la porte un poil plus violemment que prévu pour faire irruption au salon :
- Je ne me cache pas, je vous laisse discuter en tête à tête pendant que je m’habille, ça s’appelle la politesse, lâche-je.
Son visage tressaute sous la surprise de me voir ici, il ne s’attendait donc vraiment pas une seconde à ce que je le sois, ce que je trouve très curieux. On dirait bien que ce type ne se rend pas compte de la puissance de mon lien avec Hanako, elle a eu beau lui dire, il n’y croyait visiblement pas vraiment et je suis finalement heureux de cette visite. Voilà qui mettra un point final à tout ce cirque.
Depuis mon arrivée, l’ambiance est au maximum. Hanako regarde ses pieds en mordillant sa joue, visiblement mal à l’aise, Shisui me dévisage bêtement et j’attends patiemment qu’il réagisse en croisant les bras. Dans un sens, c’est un bonheur de voir enfin les rôles s’inverser, de le voir lui ne plus savoir où se mettre, moi dans mon bon droit et Hanako qui attend qu’il s’en aille. En tout cas l’ambiance est pesante, si pesante que je décide de rompre le silence en me tournant vers Hanako :
- Je vais aller voir Minato, savoir un peu ce qu’il en est de la situation… Je suppose que la Mizukage aura fait parvenir un message à la résistance depuis notre départ et il y a des chances que nous ayons déjà la réponse, il est bientôt midi… Il faut que je sache ce qu’il se passe à Kiri depuis notre départ, comment ils accusent le coup de la perte de Mizuki, quand repartirons-nous nous battre… Tout ça…
- Nous voilà à peine rentrés que tu parles déjà de retourner te battre ! couine-t-elle en bondissant vers moi.
- Evidemment…, réponds-je prudemment.
- Il en est hors de question ! Kakashi ! Tu as risqué ta vie pour venir me chercher, tu aurais pu mourir dix fois, tu étais pratiquement en train de mourir avant que je ne te soigne sur ce pont ! Il est hors de question que tu retournes te battre, tu en fais bien assez, Minato a plein d’hommes compétents, tu n’es pas obligé d’y retourner !
Je suis très surpris, elle est dans tous ses états, son cœur bat la chamade et ses yeux sont complétement terrifiés. Je n’ai même pas le temps de répondre qu’elle reprend en criant d’une voix aiguë :
- Je ne veux pas ! Je refuse ! Kakashi il est hors de question que tu y retournes ! Il est absolument … hors de question ! Kakashi !
Les larmes brouillent ses magnifiques yeux et je me jette sur elle pour la prendre dans mes bras et la serrer contre mon torse, où elle laisse ses sanglots éclater en attrapant ma taille de toute sa force. Je caresse son dos doucement pour la réconforter alors qu’elle articule des paroles presque incompréhensibles contre moi, qui ont quand même bien l’air de vouloir dire qu’elle m’interdit d’y aller.
Je ne comprends pas ce qu’il se passe, la violence de sa réaction alors que nous passions une bonne matinée, que nous riions bêtement et amoureusement…
- Mon ange…, murmure-je d’une voix angoissée.
Elle relève ses yeux pleins de larmes sur moi, les sourcils toujours déformés par l’inquiétude :
- Je ne veux pas… je ne… tu n’iras pas, sanglote-t-elle. Je ne peux pas… j’ai peur…
Je pose mon front contre le sien pour essayer de la rassurer mais je dois avouer que c’est compliqué, parce que je n’ai aucune idée de ce qui lui prend. Elle se dresse sur la pointe des pieds pour m’embrasser avec force, presque désespoir, et dès qu’elle recroise mon regard, elle est à deux doigts de repartir en crise de larmes alors je la remets contre mon torse pour la bercer doucement.
- Je vais peut-être y aller…, annonce Shisui d’une voix mal assurée.
- Non, tu crois ? raille-je en lui lançant un regard agacé.
Hanako n’esquisse même pas un mouvement pour lui faire signe ou le regarder, elle me serre plus fort que jamais dans ses bras en reniflant et je crois que la situation est désormais complétement claire pour Shisui. Hanako n’est pas un cœur à prendre, elle ne l’a même jamais été et il s’en rend compte en voyant son attitude avec moi comparé à quand elle était avec lui.
Je suppose qu’il est venu prendre la température aujourd’hui, s’assurer que tout était vraiment fini entre eux, qu’elle n’avait pas complétement perdu la tête en le quittant après avoir passé une nuit avec moi suite à une soirée alcoolisée… C’est plutôt logique maintenant que j’y pense, elle avait bu, elle a fini chez moi, elle l’a quitté le lendemain précipitamment en lui expliquant que notre histoire était un vrai cirque depuis des mois, que nous nous tournions autour sans nous mettre ensemble… Shisui n’avait que cette version, une version où ma relation avec Hanako parait conflictuelle, toxique et vacillante… Il n’avait pas les tenants et les aboutissants, il ne pouvait pas se rendre compte de la force de notre lien, du bonheur sans nuage qui nous habite lorsque personne ne se met en travers de nous…
Je juge soudain beaucoup moins sévèrement sa venue ce matin, elle me parait même tomber sous le sens, ce type ne pouvait juste pas se rendre compte. En revanche, il a désormais la preuve sous le nez que oui, nous sommes définitivement ensemble, et visiblement très attachés l’un à l’autre à en juger par le caprice qu’Hanako est en train de faire pour que je n’aille pas me battre.
La claque est sans doute dure, mais elle a le mérite d’être claire. Shisui se dirige vers la porte, le regard plutôt attristé mais la situation s’apaise enfin pour moi.
- Shisui ? l’interpelle-je alors qu’il pose la main sur la poignée.
- Oui ? demande-t-il en se tournant.
- Je suis désolé. Désolé pour mon comportement, ma méchanceté, mon sale caractère… Mais elle est la femme de ma vie, je ne pouvais pas… je ne supportais pas…, chuchote-je.
Il m’offre un faible sourire :
- Oui… je crois que j’ai compris maintenant.
- Je ne veux pas être en froid avec toi, continue-je. Nous serons peut-être amenés à patrouiller ensemble, je serai peut-être amené à devoir juger ton dossier, te promouvoir… Je veux que tu saches que tout ça n’influencera jamais mes décisions ou mes recommandations à ton sujet. Tu n’as pas eu un aperçu de mon caractère le plus gentil, mais maintenant que…
- Maintenant que tu l’as récupéré, tu es apaisé, finit-il à ma place en souriant pensivement. Ça se voit Kakashi, ça se voit rien que sur ta tête… Il n’y aura pas de problèmes, je n’aime pas être en froid avec qui que ce soit moi non plus, j’aime quand tout est simple… Je ne vous dérangerai plus, je venais simplement…
C’est à mon tour de finir pour lui :
- Vérifier qu’elle était sûre de sa décision, que notre histoire n’était pas une nuit sans lendemain, que tout ça était solide, réel…
- Oui, murmure-t-il.
- Ça l’est, nous nous aimons Shisui, profondément. Navré pour tout.
- Prend soin d’elle Kakashi.
Nous nous serrons la main en nous lançant – enfin – un regard entendu et Hanako lui bafouille quelques excuses, sans lâcher ma taille mais visiblement remise de sa crise de larmes.
Nous le raccompagnons sur la terrasse, où ils échangent encore quelques mots pour définitivement apaiser les tensions entre nous trois, et c’est l’arrivée de Shin qui met un terme à tout ça. Il est lui aussi venu pour la voir en apprenant ce qui lui est arrivé, il est terriblement inquiet, plus encore lorsqu’il voit l’état dans lequel elle se trouve. Je ne l’avais pas revu depuis le soir où il m’a annoncé où se trouvait Tao, depuis le soir où ce type que je ne portais pas dans mon cœur m’a aidé, m’a confirmé que Tao était bien à l’origine de toute la misère entre Hanako et moi. Il a risqué de recevoir les foudres de ce malade en m’aidant, pour protéger Hanako, pour la défendre… Ce fameux soir où je lui ai dit que j’appuierais sa candidature de jônin, ce que je n’ai toujours pas fait.
Je me sens un peu coupable, mais il ne m’en parle même pas, il prend simplement brièvement Hanako dans ses bras en lui demandant pourquoi elle est dans cet état. Il s’inquiète pour elle, comme le meilleur ami qu’il a toujours été, sans ambiguïté ni coups bas.
- Si je vous dérange, je peux repasser plus tard, dit-il en me lançant un coup d’œil alors qu’Hanako se remet à pleurnicher.
- Mais non, reste, on ne se voit jamais…, répond-elle.
- Je ne voudrais pas…, commence-t-il.
- Tu ne nous déranges pas, le coupe-t-elle. Il ne te dérange pas Kakashi ? Il peut rester un peu ? Je ne l’ai pas vu depuis une éternité.
- Evidemment, réponds-je vivement. En fait… et si je vous laissais tous les deux ? Je pourrais rapidement aller voir Minato pendant qu’il est là… Je n’ai pas particulièrement envie de te laisser toute seule alors que tu es si chamboulée mais je sais que Minato m’attend, c’est évident… alors, autant que tu sois avec lui le temps que je revienne… ?
Elle m’offre enfin un beau sourire malgré ses joues humides :
- Oui… tu as raison, je crois que ça ne me fera pas de mal de parler à un ami, j’ai… beaucoup de choses sur le cœur, dit-elle en riant faiblement.
- Si tu veux que je reste, je reste, affirme-je.
- Non, c’est très bien comme ça. Va voir Minato pendant que je suis avec Shin et reviens-moi vite, confirme-t-elle.
J’embrasse chastement ses lèvres, je salue Shin et je m’élance en direction du bureau de mon senseï alors qu’elle est visiblement entre de bonnes mains.