NUIT NOIRE
Il leur avait fallu 2 jours de route pour arriver aux portes de Montgomery. Agrippée au volant, Tenten n'avait pas décroché un mot du trajet. Elle était concentrée... Et frustrée. Il ne leur restait que quelques litres d'essence. Pas assez pour le retour. Ni même pour parvenir au point d'arrivée stratégique.
— On devrait s'arrêter au prochain patelin. On a jamais mis les pieds aussi loin, qui sait ce qu'on pourrait dénicher ici.
Le nez dans la carte, Kiba retraçait leur itinéraire. La route ne lui avait jamais empêché de lire, ni même de faire quoi que ce soit d'autre en voiture. Contrairement à Naruto, il n'avait pas besoin de fixer les kilomètres de goudrons qui s'étalaient devant leur carrosse pour survivre au voyage.
— Je suis d'accord avec Kiba, intervint Tenten. Autant commencer à fouiller dans les environs. On pourra planquer le butin à un endroit stratégique pour passer le prendre au retour.
— C'est vrai que c'est bien de ne pas s'alourdir mais je serais plus rassuré qu'on mette tout directement dans le coffre.
— Pense un peu à ce qui se passerait si on perdait la voiture. Râla Tenten.
Comme chien et chat, ses deux coéquipiers se tiraient constamment dans les pattes. Leur disputes journalières avait tendance à agacer Naruto, qui ne prenait pas de gants pour les remettre à leur place. Alors quelle ne fut pas leur surprise de constater un silence de plomb après quelques tirades de vacheries lancées.
— Bouffon. Cracha Tenten en lançant une brève œillade au rétroviseur.
Le regard dans les vagues, Naruto ne tressaillit pas. Sur le siège passager, Kiba remarqua le manège de sa voisine et répondit avec ferveur. Son intervention ne fit pas plus d'effet au blond.
— Il a perdu les pédales pour de bon, cette fois ? Murmura Kiba.
Sa question fit office de drapeau blanc. Tenten haussa les épaules.
— Encore ses histoires de cœur, je suppose.
Sa réponse fit sourire Kiba. Les amours de Naruto n'étaient un secret pour aucun d'eux. Contrairement à lui, leur leader ne savait pas se faire discret sur le sujet. Loin de lui déplaire, il vivait ses aventures par procuration. Grâce à lui, les petits feuilletons du week-end, arrosés de tirades niaises et d'amours interdits, ne lui manquaient même plus. Tenten quant à elle, semblait bien moins enjouée. Naruto restait avant tout son meneur. Et un meneur distrait était un danger de plus. Pour elle, pour son groupe, et pour chaque mission extérieure.
— Il faut qu'il se ressaisisse, marmonna-t-elle.
— T'es qu'une insensible. C'est dur pour lui aussi.
Tenten ricana, un rire jaune coincé au fond de la gorge.
— Et après vous osez dire que les femmes sont compliquées ? Non mais franchement... Je n'ai jamais eu de problème de mon côté, contrairement à monsieur Je-suis-victime-de-Cupidon.
— Normal, t'as que des plans culs.
— Oui, peut-être, mais les femmes avec qui je baise ne sont pas compliquées pour autant. Au moins moi, je ne me prends pas la tête.
Bien avant la pandémie mondiale, Tenten avait eu loisir d'apprécier l'absence de tout type de conflits entre femmes. Et aujourd'hui encore, l'amour était secondaire. Seuls les bons moments comptaient.
— Tout ce que je dis, reprit-elle, c'est qu'il aurait moins la tête ailleurs s'il réglait son problème à coup de reins. Si tu vois ce que je veux dire...
Kiba pouffa. Elle avait beau être la seule femme du groupe, elle n'en était pas moins la plus crue. Sa façon d'agir et de penser contrastait tellement avec celle de Naruto que s'en devenait parodible. Le blond avait beau être fermé et un brin taciturne, il restait plus doux et politiquement correct que Tenten sous bien des aspects. Là où elle réglait ses problèmes à coup de poings, lui avait tendance à les solder avec des mots maîtrisés.
— Qu'ils baisent un coup puis on en parlera plus. Résuma Tenten en soupirant. Je ne vois pas où ça coince.
— Je crois que Naruto aurait un peu de mal avec ton approche, disons... Un peu simpliste.
— Naruto est un pauvre con. Et il devrait régler son problème rapidement s'il ne veut pas que je le fasse à sa place.
— Je ne suis pas sûr qu'Hinata soit de ce bord...
Le rire de Kiba se noya alors qu'une main se posait sur le rebord du siège conducteur. Visiblement, Naruto avait repris conscience. La magie opérait à chaque prononciation d'un certain prénom féminin.
— Au lieu de causer sur des sujets qui ne vous regardent pas, concentrez vous un peu. Grogna-t-il. On arrive.
En face d'eux, les premiers immeubles délavés de la ville fantôme se dessinaient. Montgomery, ou du moins sa périphérie, était leur premier arrêt. Jamais encore il n'avait été aussi loin. Depuis leur arrivée dans la Ville, plus d'un an auparavant, il n'avait pas dépassé les 80 kilomètres à chaque sortie. Mais les ravitaillements avaient été plus nombreux avec le temps. De mois en mois, la Ville croissait. Elle accueillait de nouveau survivants. Donc de nouvelles bouches à nourrir. Au fil des semaines les sorties s'étaient faites plus fréquentes, et toujours plus éloignées. Toujours plus risquées aussi.
— On s'arrête ici. Ordonna Naruto au premier quartier.
Les unes à la suite des autres, les maisons de banlieue formaient un carrousel infernal. Les rues n'étaient plus qu'une succession de constructions similaires. Autrefois abondantes de vie, les larges avenues affichaient un cadre désertique.
— On a encore assez d'essence, protesta Tenten.
— On risque de tomber à plat et je préfère largement des ruelles désertes à des boulevards blindés de déchiqueteurs.
— Un point pour le patron, railla Kiba. Puis de toute façon je déteste les bouchons.
La brune leva les yeux au ciel avant de se garer en face d'une maison. Les vitres fracassées et les portes entrouvertes suggéraient plusieurs précédent pillages.
— Je nettoie, vous fouillez. On fait les maisons une par une, sans se précipiter. Je fais le tour pour passer par derrière. Tenten tu sécurises l'intérieur. Kiba prend un sac ou un carton et mets-y tout ce qui peut servir.
Quelques déchiqueteurs jouaient les figurants dans les jardins alentour. L'avenue était calme et le jour se levait enfin. Face au ciel dépourvu de nuage et sous la chaleur douce du début de mâtinée, Naruto s'autorisa un sourire. Une bonne journée s'annonçait.
...
— Tenten, à ta droite ! Hurla Kiba.
La jeune femme eu le temps de planter sa machette dans le crâne dégarni d'une déchiqueteuse in-extremis. À sa gauche, son compagnon de route brisait la mâchoire du second avec une lampe de bureau.
— Il y a en a encore deux qui arrivent, enragea Kiba en délaissant son arme d'appoint pour son fusil.
Tenten le stoppa, fouillant hâtivement ses poches pour y retrouver les 4 couteaux à viande qu'elle avait fauchés dans la maison voisine. Elle lança le premier droit sur la tête de leur visiteur funeste, le deuxième atteignant son autre cible quelques secondes après.
— Il y a en a trop, s'écria Naruto depuis la pièce voisine. Il faut qu'on se tire !
De là où ils étaient, le duo pouvait entendre le chaos qui régnait du côté de leur meneur. Le fracas de la petite vaisselle qui se brisait sur le sol. Les grincements des meubles malmenés par leurs invités inopinés. Les bruits de lutte qui faisaient trembler les murs et fenêtres encore debout. L'espace de quelques instants, le calme avait légué son trône à l'enfer.
— J'en vois d'autres débarquer depuis le sud ! La porte d'entrée va être bloquée. Intervint Kiba en dégageant un déchiqueteur du passage vers la cuisine.
Tenten l'acheva d'un coup sec de machette avant de s'élancer vers Naruto. Le blond était au prise avec trois morts-vivants, la petite table de la cuisine comme unique rempart aux deux plus gros du lot. En un éclair, la brune élimina le plus proche. Naruto acheva le second avant de la pousser vers la porte arrière.
— C'est notre seule chance de ne pas se faire encercler. Clama-t-il. On sort par là !
Kiba les suivait de près, assurant leur fuite à coup de fusil. Ses munitions ne tarderaient pas à manquer à ce rythme.
— Putain ! Enragea Tenten. On avait de quoi ramener 10 jours de bouffe ! Fait chier !
Derrière eux, une petite horde se formaient, les traquants comme des loups à la poursuite du mouton égaré. Leur puanteur pouvait se sentir à plusieurs mètres, à tel point que Kiba dû se faire violence pour ne pas vomir en pleine course.
— La voiture n'est pas loin. Tant pis pour les derniers sacs, on ne doit pas rester dans le coin. Tempéra Naruto.
En presque 5 jours, ils avaient amassé un bon stock de nourriture. Couplé aux récoltes que produisaient la Ville, cela représentait une bonne réserve alimentaire. Assez pour nourrir tout le monde pendant plusieurs semaines. Ô combien Tenten culpabilisait pour leur prise du jour, il savait qu'ils ne rentreraient pas bredouille. Le groupe de chasse de Shikaku deviendrait bientôt assez performant pour qu'il ne s'inquiète plus des repas du quotidien.
— Ce qui me fait chier, c'est que j'avais enfin trouvé le matos idéal pour Hiruzen. Marmonna Kiba alors que leur carrosse apparaissait au coin d'une ruelle. Des cordes de guitare électrique et des vis de bonne taille. Depuis le temps qu'il m'en demande...
Une fois dans la voiture, Naruto se tourna quelques secondes. Ils avaient enfin pu semer leurs assaillants.
— Écoutez... Je sais que vous êtes déçus pour aujourd'hui... Mais dans l'ensemble, on a déjà un coffre bien rempli. On prendra une autre route sur le retour pour voir ce que l'on peut trouver d'autre.
Il hésita quelques secondes avant d'ajouter.
— Personne n'est blessé ?
Sur le siège arrière, Kiba fit un rapide diagnostic de ses bras et jambes, puis tâta son torse avec ferveur.
— La bête n'a rien, ricana-t-il.
Tenten soupira avant de répondre à son tour. Tout était normal. Naruto n'aimait pas vraiment faire la police, mais la moindre griffure ou morsure pouvait entraîner une transformation lente et douloureuse chez les humains. En règle générale, cela commençait par de la fièvre, puis des hallucinations auditives et visuelles. La mort guettait, prête à frapper dans les 24 à 48 heures après la contamination. Rares étaient ceux qui avaient pris le mal à temps, amputant les membres touchés sur place, avant que le poison ne se répande.
— Et toi ça va ? Repris Tenten en démarrant la voiture.
Elle l'examina rapidement via le rétroviseur, rassurée par le pouce en l'air qu'il lui offrait en guise de réponse.
— J'ai pu sauver quelques paquets de riz d'ailleurs. Ils sont dans mon sac.
— Mon héros, susurra-t-elle en levant les yeux au ciel.
Naruto lui lança un regard noir, se terrant dans le silence pour le reste du trajet. Ils venaient d'échapper de justesse à une mort douloureuse. Pourtant aucun d'eux n'en était vraiment surpris. Au fond, c'était les risques du métier. Ils en avaient conscience et acceptaient d'en payer le prix si nécessaire.
...
Depuis deux jours, la voiture peinait à avancer. L'air chaud s'engouffrait par toutes les voies d'aération, forçant Tenten à rouler fenêtre ouverte. Après plus de deux semaines sur les routes, ils étaient enfin sur la dernière ligne droite. Fatigués mais satisfaits du butin qu'ils ramenaient enfin.
À la droite de la brune, Kiba piquait un somme. Il avait pris le volant une bonne partie de la nuit et rattrapait désormais ses heures de sommeil. Derrière, Naruto restait silencieux, concentré sur le paysage. Le moindre millimètre carré était décortiqué au peigne fin par ses beaux yeux bleus. Tenten avait souvent une bouffée de nostalgie qui l'envahissait quand elle s'y plongeait. Ils lui rappelaient la mer. Celle qu'elle aimait affronter chaque été, à coup de pelles et de sots pendant l'enfance, puis en compagnie de sa planche de surf une fois plus grande.
Elle se revoyait, un grand sourire sur les lèvres, accompagner Jonas et Henry jusqu'au premières vagues pour affronter l'eau gelée des hivers côtiers. Les rouleaux de vagues assourdissants, les pluies d'écumes et l'air salé qui noyait sa gorge et ses voies respiratoires...
— Putain, Tenten !
Le cris de Naruto la ramena brutalement au présent. Quelques secondes à temps. Les pneus de la voiture crissaient alors qu'elle évitait un déchiqueteur de peu. Le deuxième n'eut pas cette chance et passa par-dessus le pare-brise.
— Merde, cracha Tenten une fois la voiture à l'arrêt.
Devant eux, une dizaine de morts-vivants fondaient déjà sur le bolide. La conductrice eut le réflexe bienvenue de remonter les fenêtres avant de reculer leur carrosse de quelques mètres.
— C'est quoi ce bordel, marmonna Kiba.
Ses yeux vitreux, cernés de fatigue, louchaient sur les déchiqueteurs.
— Toujours là pour faire chier, ceux-là, soupira-t-il.
Naruto sortit en premier, ordonnant à Kiba de faire de même.
— Couvre mes arrières, on va dégager la route.
Kiba vissa hâtivement son modérateur sous le regard tendu de Tenten. Une fois réduites au silence, les armes ne risquaient plus d'attirer toute la chair ambulante du coin. Une bonne chose lorsque l'on cherchait à se faire discret. À peine avait-il mis un pied dehors que Naruto embrochait d'un coup sec le crâne d'un des monstres les plus proches. À sa droite, deux autres tombèrent net, mis à l'arrêt par son comparse. De façon méthodique, le duo éliminait les déchiqueteurs les plus proches. En quelques minutes, la route avait été nettoyée.
— Bon... Ben je retourne à ma sieste.
Sur leur sillage, une dizaine de cadavres jonchaient le bas-côté. Kiba chantonnait, l'air soudainement plus enjoué. Tenten redémarrait la voiture alors que Naruto claquait la porte arrière, l'air satisfait. Pour la centième fois du voyage, il s'employa à ignorer le sang et les marques qui souillait ses vêtements blancs.
— Rentrons.
Kiba lui offrit son plus grand sourire et Tenten passa la première. La seconde suivante, une jument leur barrait brutalement le passage. La conductrice hurla de stupeur avant de piler.
— Mais bordel, s'époumona Kiba.
Naruto retint un juron. Son expression passa de la colère à la stupeur en un quart de seconde. Sur la jument affolée, une petite fille pas plus vieille que Konohamaru tentait de maîtriser la bête.
— C'est quoi ce cirque, souffla Tenten en voyant un autre homme débarquer.
Couvert de tatouage, le crâne habillé d'une chevelure rousse flamboyante, il adressa un mot à la gamine avant de se tourner vers la voiture. Visiblement, il ne s'attendait pas à voir débarquer d'autres Hommes.
— C'est qui, ceux-là...?
Tenten défit sa ceinture de sécurité avant d'attraper son arme.
— On va vite le savoir, grinça-t-elle.
Dehors, le chaos régnait. La petite noiraude peinait à calmer sa monture et son comparse enserrait son arme. Ses yeux valsaient de la forêt à la voiture. Il semblait soudainement acculé, prêt à faire feu, pris dans un tourbillon de panique.
— Encore des Kobalts ? Se désespéra la jeune cavalière.
Le cœur de Naruto bondit aussitôt, alors que Tenten et Kiba échangeaient un regard consterné.
— On a croisé vos petits copains dans les bois, lança le rouquin. Si vous la jouez Cowboy à votre tour, on hésitera pas à tirer aussi !
— C'est ça. Viens donc me montrer ce que tu vaux, sale dégénéré !
Kiba avançait déjà de quelques pas, arme en main, prêt à en découdre. Sans l'intervention de Naruto, il aurait certainement tirer avant même de parvenir à mi-distance.
— Vous connaissez les Kobalts ? Demanda rapidement le blond.
Il ignora la moue effarée de Kiba.
— Ils viennent de nous attaquer en pleine forêt. On s'est défendu.
Ils ont étendu leur territoire... C'est mauvais signe. Ce n'était ni le lieu, ni le moment... Et pourtant alors qu'une troisième tête blonde sortait des branchages pour rejoindre le duo d'inconnus vissé sur la route, Naruto pensait déjà au multiples rapports qu'ils devraient se tartiner une fois de retour à la Ville.
— Mais c'est pas possible, il en arrive de tous les côtés grogna Kiba.
La nouvelle venue ignora royalement le brun. Elle s'élança sur son frère, le regard repeint de colère et de peur. Un mélange dangereux.
— Je n'ai pas pu les retenir longtemps ! Ils sont à 5 minutes, on peut encore les distancer avec Margot mais...
Ses yeux verts balayaient le trio.
— Si vous n'êtes pas des leurs, alors laissez-nous partir, supplia la cavalière. On a rien fait de mal et on ne fait que passer.
Face à sa fine silhouette et ses traits juvéniles, Tenten baissa son arme. Cette gamine n'avait pas plus de 12 ans. Comment aurait-elle pu envisager de lui coller une balle dans la tête ?
— Montez. Ordonna soudainement Naruto. Montez dans la voiture et libérez la jument. Si les Kobalts sont là, vous n'avez aucune chance contre eux.
— Non ! Protesta aussitôt l'enfant. Je ne laisse pas Margot.
Affolée, la blonde qui les accompagnait regardait derrière son épaule. D'ici moins d'une minute, il serait trop tard. Tel le tic tac assourdissant du temps qui passe, le vent hantait la cime des arbres les plus proches.
— Miraï, descend, trancha la blonde.
Surprise, la jeune fille et ses yeux larmoyant fixèrent le sol.
— Je vais prendre Margot.
— Temari... Tu as perdu la raison ou quoi ?
Estomaqué, le roux fixait sa voisine alors qu'elle tendait les bras vers la noiraude. Elle lui intima de descendre à nouveau.
— Ne discute pas Gaara. Vous montez avec eux, et moi je les éloigne avec Margot.
— On ne connaît pas ces gens, insista-t-il.
Ladite "Temari" fixa Naruto quelques secondes. Il sentait sur lui fondre un nouveau poids de responsabilité. Un poids lourd, mais temporaire. Parce qu'il le savait : elle retournerait terre et ciel pour retrouver ceux qu'elle lui confiait aujourd'hui.
— Ils ne sont pas des leurs, lança finalement la blonde avant de se hisser sur la selle de sa jument.
Alors que Tenten poussait la jeune fille dans la voiture, réduite à l'état de marionnette par sa propre adrénaline, Naruto s'approcha rapidement de Temari.
— Tu nous trouveras au sud-est de la forêt nationale de Talladega. Sur la 9e, près de Lineville.
Effaré, Kiba retint les mille et une questions qui éviscéraient son esprit. Naruto n'était pas du genre à faire confiance au premier regard. Les coups de foudre amicaux et tout ce qui allait avec, ça n'était pas sa tasse de thé. D'autant plus depuis la chute du monde tel qu'ils l'avaient connu.
— Je vous retrouverais. La blonde lança un regard à ses deux compagnons. Je vous le promets.
Elle talonna sa jument pour disparaître la seconde suivante. Tenten n'eut le temps que de se remettre au volant, aussi déboussolée que Kiba. La minutes d'après, la route avait été désertée. Seul un homme au cheveux blond, l'épaule démise et ensanglantée fixait l'horizon... Puis les traces de pneus qu'avait laissé le groupe en guise de souvenir.
🅰 🆂🆄🅸🆅🆁🅴