Reviens-moi par

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Deviation / Romance / Drame

2 Hey!

Catégorie: G , 4335 mots
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L’air était vraiment doux aujourd’hui, signe que l’été se rallongeait. Le vent donnait aux feuilles une mélodie agréable, le cours d’eau était tranquille, l’eau limpide et le soleil vous berçait de sa chaleur. En regardant de plus près, à travers ces belles feuilles vertes, presque transparentes à cause de la lumière, des oiseaux allaient et venaient.


Cette journée propice au calme et à la détente était parfait pour elle qui aspirait au repos après les évènements intenses de la veille.


Paresser au soleil comme un chat était une indulgence qu’elle pouvait se permettre pour l’instant. Son visage enfantin était serein, son corps apaisé. Non, l’envie de bouger ne lui venait pas à l’esprit.


Ce n’est pas comme si on m’attendait…


La tristesse s’installa un cours instant dans les yeux azur à demi fermé qu’elle ferma aussitôt, s’efforçant d’oublier, puis se recroquevilla. Reprendre des forces était les maître-mots du jour ! Elle s’endormit peu de temps après.


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Elle se réveilla avec un soleil haut-perché dans le ciel et remarqua qu’elle n’avait pas bougé durant son sommeil. Par contre elle avait très chaud, une fine pellicule de sueur la recouvrait. Yerck… Ses joues avaient surement prises une teinte rosée. Elle se sentait lourde. Se tournant sur le dos, elle s’étira de tout son long et laissa échapper un bâillement légèrement bruyant.


 Voulant prolonger ce moment de tranquillité, elle resta en place encore un peu. Finalement, l’envie de se laver se faisant pressante elle bougea. Le cours d’eau étant tout près de son refuge, il ne lui faudrait que quelques minutes de marche.


Son refuge, un endroit secret rien que pour elle. Il se situait dans la forêt à deux kilomètre au nord du village. Seulement trois personnes connaissaient ce lieu : elle, le vieil homme et son frère d’adoption. Ils avaient passé de bons comme de mauvais moments ici tout les trois, entre fous rires et joies, pleurs et désespoirs.


Cet abri n’était pas des plus modern et elle ne pouvait y venir quand cas de coup-dur mais c’était son chez-soi, sa deuxième maison. Il y avait le nécessaire, cuisine, salle d’eau, chambre, toilette, il fallait allumer un feu pour se chauffer lorsqu’il faisait froid mais elle avait l’eau chaude et l’électricité. Par on ne sait quel miracle Iruka sensei avait réussi à dégotter un générateur, personne n’avait osé lui demander comment il l’avait obtenu. C’était un vieux model d’après lui mais l’important c’était que l’hôpital ne s’en servait plus. Ce n’était pas le grand luxe mais pour elle qui n’avait rien c’était un palace et elle le chérissait. Elle y avait accumulé des trésors à l’intérieur ainsi que des effets personnels. Ce lieu signifiait sécurité et oji-san s’était assuré que personne ne viendrait la déranger ici par le camouflage d’un puissant genjutsu.


Enfin c’est ce qu’elle croyait jusqu’à aujourd’hui.


Une odeur poignante qu’elle connaissait bien l’obligea à s’arrêter. L’odeur au goût métallique provenait d’un arbre à quelques mètres, peut-être vingt de sa maison. Elle fronça le nez et les sourcils mal à l’aise. Ne sachant pas ce qui pouvait se cacher derrière, elle le contourna doucement afin de ne pas attirer l’attention sur sa présence. Quelle ne fut pas sa surprise lorsqu’elle découvrit un individu recouvert de sang gisant par terre. Un ninja ! D’abord prise au dépourvu elle se repris bien vite. Elle détestait les ninjas.


Elle l’observa un moment tendue et méfiante. La tête et le haut du buste de l’étranger reposaient sur la racine d’un arbre. Il était grand, des plaques de métal protégeaient ses avant-bras et ses doigts gantés, une armure légère protégeait le torse et le dos, le reste de son uniforme était noir. Ses pieds portaient des sandales à semelles renforcées, son visage était recouvert d’un masque blanc avec des formes étranges, animales. L’uniforme criait « ANBU », la « Section de l'Ombre de Konoha », les ninjas du Hokage.


C’était pire que ce qu’elle pensait. Elle fulmina à l’intérieur Qu’est ce qu’il fait ici ? La couleur de ses cheveux était impossible à définir à cause du sang et vu l’odeur que la personne dégageait, elle devait être morte ou sur le point de mourir. Etonnant qu’il soit encore entier, ce n’est pas les animaux qui manquent dans le coin.


Finalement la curiosité l’emporta, elle s’approcha peu à peu toujours sur ses gardes. Elle vérifia son pouls, il était faible mais toujours là. Certaine qu’il ne se réveillerait pas elle commença à le fouiller, ses vêtements étaient poisseux et froid. Il y avait deux sacoches.


Dans l’une des deux au niveau des hanches elle trouva quelques rouleaux, des parchemins explosifs et des bombes fumigènes. Dans la seconde, presque vide, se trouvait des shuriken et des kunai, les mêmes qui la tourmentaient quand elle se faisait poursuivre. Elle allait les jeter, son bras ayant amorcé l’action par reflexe puis se reteins tout aussi soudainement. Sa main tremblait, ses doigts étaient devenus blanc tellement elle serrait l’attache. La peur l’empêchait de réfléchir correctement.


 Elle prit de grandes inspirations et se calma. Elles me serviront peut-être. Elle déposa le bien à côté du premier puis revint sur le corps, décrocha une épée et un dernier sac plus large au niveau du dos, juste au dessus des fesses. Le contenu était pratiquement vide de bandages, des fioles de différentes couleurs étaient à moitié remplies, les compresses, la pommade, les médicaments et le désinfectant n’avaient pas l’air d’avoir servit. Il restait un masque noir et une gourde elle aussi vide. Voilà une trouvaille qu’elle garderait avec le plus grand soin, ce n’est pas tout les jours qu’elle tombait sur quelque chose d’aussi important.


Les mains pleines, elle regarda de nouveau sa victime. Elle ressentit une gêne qu’elle ravala en se disant qu’il n’en avait plus besoin et s’en alla en direction de la cabane laissant le mourant derrière elle.


Elle déposa le tout sur sa table et s’assis sur une chaise s’efforçant à regarder partout sauf par la fenêtre sur sa gauche. Elle fini par détailler la pièce dans laquelle elle était. On pouvait la diviser en deux, un coin cuisine et un coin salon. Elle fixa ses yeux sur ses mains qui reposaient à plat sur la petite table carrée où quatre chaises l’entouraient. Iruka et Jiji n’allaient pas s’assoir parterre quand même !

Sur sa gauche derrière elle, se trouvait un plan de travail en bois marqué par l’usage d’ustensiles de cuisine qui pendaient aux clous juste au-dessus. Sur la partie droite du plan reposait des épices. En-dessous, caché par un tissu suspendu, des casseroles de différentes tailles étaient rangées. Ce coin était relié par un évier surmonté d’un robinet, qui lui-même était raccordé par une cuisinière avec trois plaques électriques. Sur l’une d’elle une casserole remplis au tiers de soupe, son dîner d’hier soir. A un pas et demi de là se trouvait un grand buffet à quatre portes et deux tiroirs contenant des assiettes, des verres et des couverts sur le haut et des denrées non périssables en bas.


Sur le mur de droite, deux portes, la première en partant de la cuisine ouvrait sur la salle-de-bain et les toilettes, la deuxième plus loin sur sa chambre. A trois pas en face d’elle se tenait une table basse avec à sa droite un fauteuil et sa gauche une banquette. Les deux étaient en bois, munis d’un matelas blanc épais sur le siège et le dossier, un plaid de couleur taupe et des coussins à carreau de couleur ivoire les recouvraient. Toujours en face d’elle, incrustée dans le mur, le seul élément en pierre de la maisonnette, une cheminée pour allumer un feu. A la droite de celle-ci, une bibliothèque remplis de livres, de rouleaux et divers objets décoratifs. Le mur de gauche ne supportait que deux fenêtre et le plafond deux lampes.



Elle commença à mordiller sa lèvre inférieure. Ses mains s’étaient jointes.


« Prends soin de tes semblables, tu ne sais jamais ce qui pourrais arriver » Comme si j’en avais !


« Une vie est précieuse, il faut savoir la chérir » Ba tient, dit ça aux imbéciles !


Les paroles du vieil homme lui revenaient en boucle comme un sermon ce qui augmenta sa nervosité. Dans tous ses gestes et ses paroles on pouvait voir qu’il aimait la vie, il n’hésitait pas à tendre la main pour aider une personne même la plus inutile. C’est ce qu’il faisait pour elle.


« Tu es fou.» lui a-t-elle dit un jour.


« Tout le monde n’a pas envie d’être sauvé ! » C’était un constat, rien de plus. La manière triste dont il l’avait regardé lui fit mordre sa langue. Elle aurait voulu lui dire que c’était faux mais tout les deux savaient que ce serait un mensonge.


« Est-ce vraiment une folie de vouloir sauver un être dans l’espoir de lui apporter un peu de joie ? » Il lui avait posé la question doucement avec un sourire tendre et des yeux pleins de compassion.

Et elle se souvint, les joues rosies de honte, de tous ces moments de confort qu’il lui avait offert, des espoirs qu’il lui avait donné, petits soit-ils. Il ébouriffa ses cheveux de sa grande main chaude et elle repartie la tête basse.


Elle s’en souvenait comme si c’était hier. Sa compassion, c’est ce qu’elle aimait le plus chez lui.



« Naruto ! » sa voie raisonnait.



« Stupide sénile ! Même quand il n’est pas là il faut qu’il fasse la morale ! » La culpabilité avait finit par la ronger.


Agacée et l’air renfrogné, elle retourna sur ses pas en marmonnant.


« Toujours à s’occuper des affaires des autres. »


Pour la deuxième fois de la journée Naruto porta son regard dégouté sur l’inconnu puis lâcha un soupir et s’accroupis pour reprendre son pouls. Il était faible mais bien là, maintenant restait plus qu’à l’amener à l’intérieur. Elle n’eut pas d’autre choix que de le porter et le trainer. Bon sang il pèse une tonne ! Elle dû s’y reprendre huit fois avant de le déposer sur son lit puis s’écroula sur le côté de celui-ci complètement essoufflée.

Elle prit un moment pour reprendre son souffle, revérifia son pouls et partit en direction de la cuisine pour faire chauffer de l’eau et prendre la sacoche médicale, une paire de ciseaux, du fil et des aiguilles.

Du retour près du patient, elle s’attela à lui enlever son armure et son masque pour l’aider à mieux respirer. Un autre masque recouvrait la moitié de son visage. Surement pour cacher son identité. Iruka-sensei lui avait expliqué l’important du camouflage quand on était ninja. Se dissimuler était primordial pour éviter que l’ennemie ne vous reconnaisse. Elle le regarda…et le regarda…Aaah ! Enervée elle s’ébouriffa les cheveux, l’étouffer était vraiment tentant. Ni une ni deux, elle lui arracha le masque sans sourciller, il devait respirer après tout !


Elle repartie en cuisine chercher une partie de l’eau chaude pour désinfecter son matériel, l’autre elle serait pour le laver plus tard. Une fois dans sa chambre, Naruto ouvrit les yeux de l’homme pour voir si les pupilles réagissaient, d’abord le droit de couleur noir puis le gauche, de couleur rouge, où une cicatrice le barrait à la verticale du sourcil au milieu de la joue. Contente de voir une réaction, elle prit les ciseaux et coupa dans l’uniforme de l’homme, au torse et aux bras, et l’enleva aussitôt mais doucement pour ne pas l’abîmer d’avantage. Elle s’attaqua ensuite aux jambes, enlevant les sandales, les turbans aux mollets et le pantalon. Après venait les bandages imbibés de sang. Au moins il a essayé d’arrêter le saignement. Ils subirent le même traitement : découpés et retirés. Elle cessa soudain ses actions en voyant les cicatrices qui trônaient son corps. Petites, grandes, moyennes, anciennes ou récentes, certaines tellement près du cœur. Abasourdit, ses yeux bleus s’écarquillèrent. Par quel miracle est-il encore en vie ?


Un liquide chaud se fit sentir sur sa main.


Dans sa stupeur elle avait frôlé la blessure à moitié ré-ouverte. Heureusement elle n’est pas infectée. Elle se ressaisit et s’empara de la sacoche, en sortit le désinfectant qu’elle renversa sur la plaie et des compresses pour éponger, puis se tourna enfin vers les aiguilles et le fil qui avaient eu le temps de se stériliser. C’est avec les sourcils froncés par la concentration qu’elle entreprit la tâche qui se présentait devant elle.


Elle avait souvent vu les infirmières et les médecins procéder et avait retenue la leçon, ça s’avérait pratique quand on refusait de vous soigner. Ses gestes n’étaient pas celui d’un professionnel, ni ses points de suture d’ailleurs, mais ses mains ne tremblaient pas et elle s’appliquait. Elle termina par la mise en place d’un pansement et répéta le processus encore une fois à la jambe gauche qu’elle banda. Elle ne savait pas combien de temps elle avait mis pour refermer les plaies mais elle fut heureuse quand elle finit de nettoyer le blessé.


« Reste plus qu’à faire baisser la fièvre » Hum… Il est maigre, va falloir lui donner à manger. Naruto soupira de nouveau, refit un dernier aller-retour entre la cuisine et sa chambre pour tiédir la soupe qu’il lui restait et transvasa seulement le liquide dans un bol. Inutile de lui donner les morceaux, il ne pouvait pas mâcher. Enfin elle l’aida à boire en lui basculant légèrement la tête en arrière pour le faire avaler, ce qui fut compliqué puisqu’il fallait entreprendre de légers mouvements de va et vient avec sa gorge.


« Jiji sert à quelque chose de temps en temps. »


Aidé dans les limbes du sommeil par la chaleur accumulée de leurs corps, elle s’endormi épuisé sous une couverture épaisse à côté de son voisin. Elle avait fait son maximum, il ne restait plus qu’à attendre maintenant.


Le réveil du lendemain fut extrêmement difficile pour Naruto, sa vessie pleine la forçant à se lever. C’est en grognant qu’elle se dirigea vers la salle de bain en direction des toilettes, puis ses ablutions finis, alla directement à la douche où elle actionna le robinet d’eau chaude et attendit qu’elle chauffe avant d’activer celui d’eau froide mais pas trop préférant une température plus élevée que tiède.


Elle se déshabilla, mit ses vêtements en tas sur le côté pour la lessive plus tard et entra dans l’abri en bois où reposait une serviette jaune. Un gémissement de plaisir sortit de sa bouche appréciant l’effet du liquide sur sa peau. Elle resta une ou deux minutes sous le jet avant de s’emparer du gel douche. Elle se massa lentement le cuire chevelu ainsi que chaque partie du corps, relaxant un peu plus les muscles affaiblis la veille tout en laissant l’eau ruisseler pour se rincer.


Fini elle ferma les robinets et sortis en attrapant la serviette jaune au passage pour frotter ses cheveux blonds. Ils lui arrivaient au milieu du dos. Elle en prit une seconde pour ressuyer ses membres endoloris et l’enroula autour d’elle. Voyant que la buée c’était installée elle décida d’ouvrir la petite fenêtre située sur le mur à droite de la douche. Le soleil était timide mais présent, la journée risquait d’être aussi étouffante que les jours précédents. La saison était particulièrement chaude malgré le début d’automne.


 Toute fraîche, Naruto retourna dans sa chambre pour mettre des habits propres et s’arrêta d’amblé. La pièce empestait d’un savant mélange de sang, de désinfectant, de savon et de sueur. Une grimace sur le visage, elle se précipita sur la fenêtre à côté du lit, l’ouvrit à grand battant, mit la tête à l’extérieur et remplis ses poumons d’une grande bouffée d’air frais.


Son taux d’oxygène revenu à la normal elle se retourna et regarda tout autour avant de s’y ré-aventurer, laissant l’odeur nauséabonde se dissiper quelque peu. La bassine d’eau savonneuse qui avait servit à laver le ninja était posé par terre, sur sa table de chevet une boîte de tylenol et d’aspirine avec un verre d’eau et le bol de soupe vide, des compresses imbibées de désinfectant et de sang séchés jonchaient sur sol. A droite de la porte qui menait au salon trainait l’uniforme ruiné. Enfin les draps du lit qu’elle ne pourrait pas changer avant la guérison de l’homme allongé dessus. C’était horrible.


Elle lâcha un long soupir devant les tâches à accomplir du jour mais se motiva, si il y avait bien une chose qu’elle était, c’était obstinée ! Elle avait du ménage à faire, des tissus à brûler, préparer de quoi manger, veiller sur son inconnu. Toutes ces tâches ne se feraient pas toutes seules. Elle dormirait plus tard !


Elle ne termina quand fin d’après-midi, les pièces étaient dépoussiérées et aérées, le sol laver, les vêtements lessivés, la vaisselle rangée. A présent que tout était parfait et sentait bon, c’est avec un sourire satisfait que Naruto se rendormit avec la personne occupant son lit. Il avait besoin de chaleur et elle lui donnerait jusqu’à son réveil.


Elle resta au chevet de l’inconnu pendant trois jours, sa routine consistant à se réveiller, se doucher, laver son colocataire « vraiment » temporaire, l’hydrater un maximum, lui faire prendre ses médicaments, manger pour elle et dormir le plus possible entre deux. Maintenant qu’elle était sûre qu’il n’allait pas mourir et que la fièvre avait baissé elle pouvait reprendre certaines de ses habitudes après tout il était encore alité.


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Il ouvrit les yeux brièvement le quatrième jour et replongea dans son sommeil aussitôt. Il reprit vraiment conscience le cinquième jour.


Il se réveilla avec des sensations de picotements dans les mains et les pieds. Son corps était lourd et il ressentait une légère douleur. Il respirait normalement. Sa gorge était sèche. Il avait froid. Il n’y avait aucuns bruits en particulier mais l’air était pur. Il essaya non sans mal d’ouvrir ses paupières qu’il referma aussi vite aveuglé par la lumière. Il refit plusieurs essais pour s’habituer, lentement. Il attendit un peu avant de tourner la tête. Une douleur fulgurante à la tête suivie par la nausée le frappa. Il ne put s’empêcher de gémir. Ses membres s’étaient contractés, son souffle raccourci, il n’arrivait pas à bouger. Il paniqua et perdit connaissance. Dans son moment de faiblesse il ne remarqua pas l’ouverture de la porte ni la personne qui entra.


Naruto jura entre ses dents. Elle s’était précipitée dans sa chambre à l’entente du gémissement plaintif, abandonnant son livre sur la banquette du salon. L’imbécile ! Il avait essayé de bouger dans cet état. Je rêve ! J’espère qu’il n’a rien ré-ouvert ou je le tue maintenant ! Heureusement pour lui ce n’était pas le cas. Elle lui redonna un antalgique puis repartit. Ayant perdu l’envie de lire, elle posa son livre sur la table basse et s’emmitoufla sous une couverture à carreaux blanc et marron qu’elle avait prise dans son armoire et s’endormit.


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Son second réveil se fit plus calmement. Il reprit doucement conscience de son corps mais laissa ses yeux fermés. Des questions lui venait à l’esprit : Qui était-il ? Pourquoi était-il blessé ? Comment ? Où était-il ? Il prit le temps de se souvenir.


Son identité il l’a connaissait : Hatake Kakashi, 181 cm, 67,5 Kg, né le 15 septembre, groupe sanguin « O », ninja du village caché de la feuille « Konohagakure », jônin, matricule 009720, ANBU.


Puis il se rappela : Une mission classée « S », des informations avaient été volées il fallait intercepter le messager avant qu’il entre dans Kumogakure, savoir qui était l’espion, le questionner sur son informateur, tuer la cible, voler le rouleau et revenir, simple en apparence. C’était sans compter les mercenaires engagés en plus des ninjas de Kumo, il ne pensait qu’il y en aurait autant. Il avait attendu deux jours avant d’agir. L’infiltration avait réussit, obtenir les informations convoitées et éliminer l’envoyé aussi, comme prévu.

Ce fut l’extraction le plus compliqué, il avait fallu créer une distraction pour lui gagner du temps. Il avait remarqué des blessés, preuve qu’ils ne s’entendaient pas. Il s’en était servit mais à peine avait il fait cinq cent mètre que ses opposants étaient à ses trousses. C’est là qu’il avait gagné ses blessures, pressé de mettre de la distance entre lui et ses poursuivants. Le chemin du retour avait duré trois jours grâce à la course soutenue qu’il s’était imposé puis il c’était évanoui. Cela le ramena immédiatement à la réalité, que faisait-il là mais surtout où et avec qui était-il ? Il se tendit inconsciemment.


Il ouvrit les yeux, doucement comme la précédente fois et tenta de s’assoir appuyant délicatement son dos contre le mur. Ses bras étaient faibles et sa tête lui tournait légèrement preuve qu’il avait de la fièvre mais c’était supportable. Il ne portait rien sauf son boxer. Ses blessures étaient bandées, quelqu’un avait prit soin de lui.

L’inspection de son corps terminée, il dirigea son regard sur la pièce dans laquelle il était. La fenêtre sur sa droite était ouverte donc la personne qui l’avait secourue ne lui voulait aucun mal ou il était prisonnier d’un idiot. En face contre le mur une armoire ouverte à quatre tiroirs avec des vêtements de petites tailles à première vue. Sur sa gauche un porte manteau où pendait une veste, un gilet, une écharpe, un bonnet et un sac et au pied des sandales, des bottes et des baskets. Sur la gauche à côté de lui se trouvait une table de chevet avec un verre d’eau et des médicaments. Un bruit régulier de l’autre côté de la porte attira son attention. Il poussa la couverture orange et laissa ses pieds toucher le sol. Il se leva lentement sur ses jambes fébriles en s’aidant de la table puis du mur. Elles supportaient son poids. Il lui fallu cinq pas pour arriver à la porte qu’il entreprit, du mieux qu’il pût, d’ouvrit sans bruit.


La vue qui l’accueillie n’était pas ce qu’il imaginait. A sa gauche devant une cuisinière se trouvait une petite fille aux cheveux blonds coiffés en tresse, 1,40 m environ et vue sa taille pas plus de35 Kg, le teint clair, légèrement rosé. Elle se tenait debout sur une chaise une louche à la main et goutait ce qui apparemment était une soupe. Une deuxième casserole fumante était en train de chauffer. Son pied tapait le siège en rythme avec la chanson qu’elle fredonnait. Elle portait un T-shirt blanc les manches retroussées aux avant-bras, une veste à capuche noir striée de rouge sans manches par-dessus, un pantacourt noir et des chaussettes blanches.  Il manqua l’opportunité de l’interpeller lorsqu’elle sauta par terre, ses grands yeux bleus braqués sur lui. Ils restèrent en vis-à-vis, immobile, lui avec une expression indifférente et elle ayant l’air ahurie. Il attendit qu’elle réagisse, sans succès, alors il leva la main droite et la salua :


« Hey. » La réaction fut instantanée, ses yeux s’élargir au maximum, sa bouche s’entrouvrit et :


«HAAA !! ».

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