Dans le monde de One Piece

Chapitre 19 : Un trésor pour un autre

2633 mots, Catégorie: G

Dernière mise à jour 05/10/2017 17:50

Disclaimer : One piece, xxxHolic et leurs personnages ne m'appartiennent pas. Lune et quelques autres sont de moi !


Précédemment :

           - Capitaine Kormac, quels sont vos ordres concernant la jeune fille et son frère ? Demande le troisième homme.


La jeune fille et son frère ?!


           - Si vous les trouvez sur l'île, tuez les. Répond froidement le Capitaine Kormac (dont je note le nom dans un coin de ma tête).


Quoi ?! Je... c-c'est de moi qu'ils parlent ! Ils veulent me tuer ?!



           - Bien Capitaine Kormac. Ce doit être des espions du gouvernement ou des voleurs qui seraient intéressés par les marchandises qu'on fait passer... mais je penche plutôt pour la première option. Quoiqu'il en soit, nous ne laisserons pas ces gens sortir de cette île vivant.


Le vieux passeur ne dit rien. C'est sûrement lui qui a parler de moi à ce Capitaine Kormac...


           - Vous avez bien fait de me parler de cette fille que vous avez trouvé sur la côte, Barney. En effet, le chef a une sœur mais elle est en voyage cette semaine.


           - C'est normal capitaine, je ne fais que protéger notre commerce.


           - Une mission écologique, pft ! On aura tout entendu ! Le gouvernement n'a certainement pas que ça à faire en ce moment que de financer ce genre d'extravagance. Continue le capitaine.


Ah bon, mon excuse était bidon... Désolée de ne pas être à la page concernant les priorités gouvernementales. Et puis c'est ta tête qui est extravagante !

Je comprends. Le passeur a accepté de me faire traversé car il pensait que j'étais peut-être la sœur du "Chef" (surement le type qui gère cette île)... mais quand il a compris que ce n'était pas moi, il était trop tard. De plus, il n'a pas mentionné le fait que ce soit lui qui m'ait conduit jusqu'ici. Si non, il aurait été tenu pour responsable...


Ils finissent de charger les cargaisons et referment la cale.


           - Ouf ! J'ai eu de la chance sur ce coup ! Enfin... non.


ÇA CRAINT, ILS VEULENT MA PEAU ! COMMENT JE VAIS FAIRE POUR SORTIR SANS ME FAIRE REPÉRER ?!


Ça ne m'étonnerais pas que mes cheveux soient en train de blanchir tellement j'ai peur. Bon essayons de penser positivement. Je suis encore en vie, et puis ils ne me trouveront pas dans la cale jusqu'à ce qu'on arrive à destination. Mais d'abord, où vas-t-on ? Mince, ils ne l'ont pas dit... Hmmm, il est probable que nous nous arrêtions encore pour récolter des marchandises, ou alors, le prochain arrêt servira au déchargement.


Alors que je m'asseyais, de toute ma lourdeur sur le plancher froid, je sentis le bateau tanguer légèrement. On viens de démarrer. Me demandant si je survivrais à cette aventure, une pensée lumineuse éblouit mon esprit : et si j'allumais la lumière, maintenant que je sais où est l'interrupteur...

Aussi banal que cela puisse paraître, allumer la lumière se révèle assez risqué. Vu que je suis censée ne pas me faire remarquer.


           - Oh ! Allez, il vient de remonter et puis il ne se doute absolument pas que je suis dans la cale.


C'est décidé: j'allume !


           - Oh ! C'est magnifique !


Je n'avais pas bien vu tout à l'heure, mais une fois illuminée, cette pièce est vraiment digne de la caverne aux merveilles ! Je détaille rapidement chaque objet comme pour essayer de mémoriser tous les secrets de cette pièce.


           - Je peux bien prendre un truc dans le tas, ...


Il y a assez de trésors pour vivre toute une vie et même revivre une deuxième fois.

Non ! Le vol, c'est mal !

Ah ! Mais, attends une seconde ! Ce sont des objets volés, ou acquis par des moyens pas très nets et... dois-je souligner le fait qu'ils veulent ma peau là-haut ?!

Même si ça revient tout de même à voler, je ne peux pas laisser ces objets aux mains de ces véreux ! C'est... une bonne façon de les punir pour leur crime, je trouve.

Oui, mais c'est quand même...

Oh ! La ferme, conscience ! En plus je meurs de faim ! Mon dernier repas remonte à ... bon, d'accord ! C'était ce midi... Mais il va bien falloir que je survive ! En plus, si ça peut contrecarrer un peu les plan de ces pourris, je veux bien me dévouer pour voler leur marchandises ! Et je les redistribuerais aux plus nécessiteux ! Ca, c'est une bonne idée ! Je serais un peu la Robin des bois de ce monde !

Ah... si Yuko pouvait me donner un sac dimensionnel, ou que sais-je, je pourrais même tout emporter ! Oups. Là je vais trop loin...


           - Oh, mais oui ! Yuko ! J'ai besoin de ses services !


Je m'empresse de la contacter. En a peine une minute, elle était devant moi, toujours dans ce grand miroir couleur argent.


           - Alors, comment se passe ton voyage ? Tu as besoin de mes services ?


           - Oui ! Euh... bonjour ! Je voudrais faire un échange !


Pourquoi je n'y ai pas pensé plus tôt ?!


           - De quoi s'agit-il ? Demande-t-elle en me scrutant comme si elle sondait mon esprit.


           - J'aimerais avoir les mangas de One Piece jusqu'au dernier tome sorti !


Elle reste de marbre puis esquisse un léger sourire.


           - Bien, annonce-t-elle. Je vois que tu es entourée de beaux trésors... En compensation, je voudrais la moitié de ce qui se trouve dans cette pièce.


Quoi ?! Sérieusement ? Mais si en haut on découvre que la moitié des choses a disparu, ils vont me tuer c'est sûr ! Mais après tout, je le fais pour sauver Ace, c'est plus important. Il faut donc que je sache la suite de l'histoire et les conditions de sa mort afin de pouvoir agir intelligemment et d'être utile.


           - Ah... c'est d'accord ! Mais juste un de ces trésors ne vous suffiraient-ils pas ?


           - Non, la valeur d'un seul de ces objets ne suffit pas à payer le prix de ce que tu demandes.


Ouais..., mais ils ne coûtent pas plus de sept euros, les mangas. Alors que la couronne de tout à l'heure, par exemple, doit valoir dans les millions d'euros à elle seule... j'exagère, peut-être ? Ou pas...

Je pense que c'est plutôt une question de valeur symbolique. J'ai, en effet, vraiment besoin de ces mangas pour sauver Ace. Ça représente bien plus que ces trésors.


           - Bon, marché conclut !


Aussitôt cette phrase dite, les trésors sont aspirés un à un dans le grand miroir qui nous sert d'interface inter-dimensionnelle. Je les regarde disparaître avec une pointe de nostalgie. Ils vont me manquer... J'étais devenue Lune Baba pendant quelques minutes. Bon, il en reste quand même la moitié !


           - Je t'envoie les mangas ! Du premier jusqu'au dernier sorti.


Tout d'un coup, une flopée de mangas se dépose à côté de moi.


           - Euh... comment je vais transporter tout ça moi ?


Elle me regarde avec un sourire en coin.


           - Tu as besoin de quelque chose ?


Oui, je dois même dire que c'est un besoin vitale...


           - Vous pourriez me faire un sac inter-dimensionnel ou je-ne-sais-quoi qui... pourrait transporter toutes mes affaires, sans ne rien peser ?


           - Oui, tu sais bien que tout est possible dans ma boutique... il me faudra l'autre moitié du trésor.


Quoi ? Cette fois-ci, je suis morte ! C'est sûr. Mais je n'ai pas le choix !


           - Allez-y ! Dis-je d'un ton résolu.


C'est vrai que si on veut quelque chose, il faut en céder une autre de même valeur...


           - Tu as de la chance d'être tombée sur un trésor pareil ! Parmi ces objets il y en a qui ont de grands pouvoirs.


           - Ha...


Heureusement que j'ai le sens des priorités. Mais il faut que j'arrive à me sortir de là...


Le même processus se répète et cette fois, c'est bien plus que de la nostalgie que j'éprouve. La cale se vide de tous les trésors récoltés et volés (surtout volés) par les trafiquants. En retour, une ceinture en vieux cuir dotée d'une pochette, traverse le miroir.


           - Oh ! Le service est rapide !


           - Oui, disons qu'il attendait sur une étagère qu'on vienne le chercher...


Je me demande si j'arriverais à faire rentrer tout mes objets à l'intérieur... Mais bon, c'est un truc magique, alors pourquoi pas !

           

           - Ca doit être le destin ! Je réponds ironiquement.


Non, en fait, je le pense vraiment... avec tout ça, je vois bien que le hasard n'a vraiment plus sa place.


Je dis au revoir à Yuko. J'ai préféré ne pas lui dire pourquoi je lui ai demandé tout ça mais, à mon avis, elle doit le savoir. C'est une médium, je suis sûre qu'elle sait ce que j'ai l'intention d'aller à l'encontre de ses conseils...

 Ensuite, je range toutes mes affaires dans ma pochette magique (qui au passage est l'objet le plus pratique du monde; elle aspire les objets qu'on veut ranger quelque soit la taille et il suffit de penser à ce dont on a besoin pour qu'il se matérialise dans notre main quand on la plonge à l'intérieur), je prends le tome de One Piece qui parle de l'arc d'après Saboady et commence à littéralement le dévorer.


Par chance, les heures passent et personne ne descend dans la cale. Il est huit heures et demi du soir et j'ai lu une dizaine de tomes. J'ai très rapidement passé l'arc de Amazon Lily et Impel Down, pour en arriver à celui dont j'ai besoin: Marine Ford. Je tremble en lisant.


Armée de mon stylo, je fais une chronologie avec les moments importants et résume le déroulement de l'histoire au dos de la carte que Ace m'a donné. Je note également chaque détails qui paraît utile pour ma mission.

C'est la première fois que je lis des mangas de cette manière. D'habitude, je reste assez longtemps sur une page pour en saisir tout ce qu'elle a à apporter. Mais là, je n'ai pas le luxe de m'attarder sur l'art et la finesse des dessins...


Ma lecture se poursuit. Et j'ai du mal à réaliser ce que je lis.


           - Ace est donc condamné à être exécuté en public ?! Et le vice-amiral Garp ne fait rien ? Je n'arrive pas y croire... il laisserait son protégé se faire tuer ?! Comment va réagir Luffy ?


C'est le souffle court que j'arrive au moment fatidique. Le moment où Ace est enfin libre, mais... qu'il se fait tuer en voulant protéger son frère. Mon cœur se serre. Luffy est dévasté, il crie à cause du choc, et son frère mort devant lui.

Je pleure. Je pleure ? C-c'est bizarre, je le savais pourtant, alors pourquoi ?

J'essuie vite ces débuts de larmes. Je ne dois pas faiblir. Si ça me fait autant d'effet, c'est parce que je le connais et que j'ai passé du temps avec lui. Et surtout... parce que j'éprouve des regrets.


***


Les heures continuent à défilées et je finis par avoir très faim... à trois heures du matin, je me fais la réflexion que si le voyage dure plus que trois jours, je devrais assurer ma survie. Il me faut trouver des vivres et surtout, de l'eau !

Cela ne m'enchante guère, mais je crois que l'heure est venue de m'aventurer hors de la cale. Il y a une porte, à gauche de moi, qui mène en haut. En plus, je dois me trouver une tenue de marine pour pouvoir m'enfuir lorsque l'on accostera. C'est le moment propice ! Il doit y avoir pas plus d'une ou deux personne encore debout pour assurer la traversée. Je dois le faire !

Premièrement, il faut que j'ouvre cette porte sans faire le moindre bruit. Ensuite, monter l'escalier dans le plus grand silence. Jusque là, tout vas bien. Je crois que je m'habitue peu à peu à jouer les agents secrets...

L'escalier aboutit à un long couloir avec trois portes de chaque côté et deux autres au fond. Un coup d'œil à gauche, puis à droite. Ouf ! Personne ! J'entends un bruit venir du bout du couloir. On dirait que deux personne discutent... c'est sûrement la salle des commandes.

Je crois que derrière la première porte qui me fait face, il y a une cabine : j'entends des ronflements et elle est marquée du numéro 3. En face d'elle (de mon côté), une autre cabine, je suppose, car il y figure le numéro 4. Je devine donc que la 2 et la 1 sont des cabines également... ça m'évitera d'entrer dans la mauvaise pièce. Alors, logiquement, les portes du fond mènent à la cuisine et la salle de bain... normalement. J'essaie donc la porte de gauche, en m'assurant d'abord qu'il n'y ait pas d'humains à l'intérieur, à l'aide de mon ouïe. Cette salle est... la salle de bain. C'est bien, j'avais justement besoin d'aller aux toilettes. J'ouvre la porte avec autant de précautions, de délicatesse et de maîtrise qu'un neurochirurgien pendant une opération. Et alors que je m'apprête à entrer, un bruit me fait sursauter.


           - Bon j'arrive, j'vais aux toilettes... lâche la voix de l'homme derrière la porte du bout du couloir.


Je me fige alors qu'il tourne la poignée.

Oups !


A suivre...


Laisser un commentaire ?