Nouvelles d'Overwatch

Chapitre 6 : Aller de l'Avant (4/4)

1201 mots, Catégorie: T

Dernière mise à jour 05/05/2018 17:55

Il n’y avait pas de temps à perdre. Si ce qu’elle pensait était exact, l’usine pouvait être détruite d’une seconde à l’autre.


Elle arriva dans la salle des missiles. Comme elle le craignait, deux bastions montait la garde, protégeant un Zaius en train d’installer des détonateurs sur les missiles.


- Espèces de sale menteur ! cria-t-elle vers l’omnic.


- Je suis désolé, Lena, dit-il d’un ton triste. Mais c’est la seule solution. Ces humains et nous ne pourrons jamais vivre en harmonie. Je devais frapper le premier, avant qu’ils ne détruisent mon peuple.


- Bon sang Zaius, il y a d’autres solutions !


- Non, il n’y en a pas. Ma communauté n’a pas d’arme. Il suffirait qu’un seul de ces terroristes décide de nous attaquer, qu’un seul se laisse submerger par son ancienne haine …et tous les miens mourraient. En tant que maire, je ne peux pas courir un tel risque.


Il plaça un autre appareil sur un missile. Un bip de mauvais augure se fit entendre.


- Reposez ces détonateurs tout de suite ! ordonna Tracer en pointant ses armes vers Zaius.


- Bastions, protégez-moi ! cria le maire.


Les deux unités pointèrent immédiatement leurs armes vers Lena. Celle-ci se jeta à couvert tandis que des balles ricochait là où elle se tenait une seconde plus tôt. Elle entendit un bruit mécanique et comprit qu’un des bastions se mettait en mode tourelle. Mince ! Elle aurait bien aimé avoir sa bombe là !


Elle fit deux transferts pour contourner le bastion immobilisé, se cachant derrière des piliers ou des lingots de métaux. Une pluie de balle tombait sur chacun de ses abris, les réduisant en miette en quelques secondes.


Mais Lena était rapide. Elle avait toujours une seconde d’avance sur le bastion-tourelle. Bientôt, elle se retrouva derrière lui. Elle tira une volée sur le cube bleuté qui contenait son processeur central. En une demi-seconde, le bastion se retourna, pointant sa terrifiante mitrailleuse lourde sur elle.


Mais Tracer l’avait vu venir et s’était déjà transféré...juste à côté du bastion. Elle grimpa sur lui, pointa ses pistolets vers le bas et tira. Les projectiles bleutés traversèrent la machine de part en part, la rendant inopérante sur le coup.


Puis, Lena ressentit une vague de douleur tandis qu’une volée de balles l’atteignait en pleine poitrine, alors que le second bastion faisait feux.


Heureusement que son rappel avait eu le temps de recharger !


Une demi-seconde plus tard et elle était de nouveau totalement indemne, tandis que le Bastion faisait un “bip !” de surprise. Suivit d’un “biiiip” d’alarme quand Tracer lui tira dessus par derrière. Pas de doute, c’était plus facile quand l’ennemi ne prévoyait pas ses mouvements !


- C’est fini, Zaius ! dit-elle en approchant de l’omnic. Maintenant désactivez les bastions encore actifs !


- Je vous en prie. Si vous ne me laissez pas faire, ma communauté ne sera jamais en sécurité !


- Non, c’est si je vous laisse faire que votre communauté ne sera jamais en sécurité ! Il n’y aura pas plus de paix en assassinant des centaines de gens !


L’omnic leva légèrement un de ses bras puis s'arrêta une demi-seconde, avant de finir son mouvement. Il saisit un communicateur et l’activa.


- A toutes les unités bastions, désactivations.


La suite de la mission se déroula sans problème. Le reste des membres d’Overwatch arriva bien vite. Torbjörn et Brigitte s’empressèrent de désamorcer les missiles, tandis que Reinhard exprimait bruyamment sa déception d’avoir manqué un bon combat.


Une enquête minutieuse révéla que s’était Zaius qui avait fait fabriquer, à distance, les missiles dans l’usine humaine, en utilisant ses connaissances des technologies omnics. C’était également lui qui avait saboté les installations de Caelan.

Pendant un moment, Lena s’était demandé pourquoi Zaius s’était cassé la tête à faire tout ça, au lieu de juste créer les bastions et de les envoyer faire exploser les missiles.

Puis elle avait compris : s’il avait agi ainsi, le monde extérieur aurait vu une communauté d’omnic massacrer un groupe de réfugié humains, ainsi que les humanitaires qui les accompagnaient. Les conséquences pour sa ville auraient été terrible. Caelan aurait cessé tout commerce avec eux, voir les aurait fait expulser de l’île-plateforme.

Par contre, si une personne extérieure, comme elle, déclarait avoir découvert plein de missile dans l’usine humaine, Zaius aurait pu prétendre n’avoir agit que par légitime défense. Et c’est pour ça qu’il avait saboté les installations de Caelan : pour qu’une personne comme Tracer viennent sur l’île-plateforme et puisse lui servir d’idiot utile.


- Comment te sens tu, Tracer ? lui demanda Winston, une fois qu’elle fut rentrée à Gibraltar.


- Couci-couça, mon grand. Je suis contente d’avoir pu éviter le pire. Mais d’un autre côté…


- D’un autre côté ?


- Je suis allé là-bas pour faire une différence. Mais en vérité, j’ai fait une mauvaise différence. Si j’avais été plus maline, Zaius aurait jamais pu mettre son plan à exécution.


Elle poussa un léger soupire.


- Mais parce que je suis allé trop vite, une trentaine de bastion ont pu attaquer un groupe de réfugié et y’a eut des morts.


- Ces morts sont la faute de Zaius, Tracer, tu le sais très bien.


- Mais il aurait jamais osé attaquer si j’avais pas été là pour lui dire “oh mon dieu y’a des missiles !”. Donc c’est un peu ma faute quand même.


Winston eut un regard gêné. Il ouvrit la bouche et la referma sans rien dire. Lena pouffa légèrement.


- Oh, t’es gentil mon grand à essayer de me réconforter.


Elle entoura ses bras autour de son torse (sans parvenir à les joindre, c’est qu’il était grand le Winston !) pour lui faire un câlin. Le scientifique eut un court instant de surprise, avant de doucement poser ses mains sur l’épaule de son amie.


- Désolé, dit Winston. Je ne suis pas très doué pour…ça.


- C’est l’intention qui compte, mon grand !


Tout en parlant, Tracer se détacha doucement.


- J’espère que cette mission ne t’a pas non plus trop affecté, dit Winston.


Lena lui fit un grand sourire.


- T'inquiète pas, mon grand. Je suis pas déprimé ou un truc du style. Juste que quand on fait une erreur, et bha faut le reconnaître si on veut ensuite s’améliorer.


Elle lui tapota gentiment l’épaule.


- Ça m'empêche pas de continuer d’aller de l’avant.


Car Lena allait toujours de l’avant.


Fin

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