TWD : Au-delà de tout par

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Deviation / Romance / Horreur

51 Explication et couverture

Catégorie: T , 4448 mots
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Ils roulèrent quelques heures et Rick leur fit faire un arrêt dans une halte routière. Les toilettes y étaient douteuses mais les tables, une fois déplacées, offraient un léger rempart.

 

Comprenant qu’il n’avait pas vraiment le choix, Daryl reprit sa couverture et alla s’allonger sur la banquette arrière de la voiture des Grimes.

 

Les autres s’installèrent entre les tables et veillèrent.

 

À peine deux heures plus tard, l’arbalétrier déclara qu’il s’était suffisamment reposé et le convoi repris.

 

Encore une fois, les heures se succédèrent au point où le soleil se coucha. La nuit menaça de les étrangler tous s’ils ne trouvaient pas rapidement un endroit sécuritaire où dormir.

 

Quoique, la route qu’ils empruntèrent ne s’y prêtait guère. Plusieurs Walkers hantaient les environs. Chacun d’eux se tournait sur leur passage en libérant un râle languissant de leurs poumons sur le point d’être liquéfiés comme le reste de leurs organes maintenant inutiles à leur macabre survie.

 

Les bruits nocturnes les envahirent lentement. Signe qu’il n’y avait point de ces monstres dans les environs. La nature semblait s’éteindre à leur approche pour revenir à la vie une fois leur chemin passé.

 

En homme d’expérience, pour la vie en forêt, Daryl sut que c’était le signal pour eux. Ils pouvaient s’arrêter et trouver le coin parfait où se reposer jusqu’au lendemain matin.

 

Sur le bord de la route, ils dénichèrent un terrain plat où le bois clairsemé leur offrait une sorte de niché parfaite. Les arbres étaient bien placés pour leur donner une bonne visibilité tout en proposant une protection contre une bande de créatures nombreuses. Qui plus est, la proximité de la route leur permettrait une fuite rapide et facile en cas de besoin.

 

Rick alors qu’ils s’apprêtèrent à aller se coucher : Bon. Pour changer, je vais surveiller.

 

Daryl : Je peux le faire!

 

Carol : Tu as besoin de te reposer. Comme nous tous.

 

Glenn : Elle a raison. Tu dois dormir.

 

Hershel : Je peux te garantir que corps ne pourra pas continuer à fonctionner correctement avec si peu de repos.

 

Daryl contrarié en détournant le regard : Tsss… J’ai pas besoin d’être materné comme ça. Il regarda Rick. J’aime pas l’idée que d’autre surveille alors que je dors.

 

Maggie : C’est assez insultant. C’est quoi le message? Uh? Tu ne nous fais pas confiance? Après tout ce qu’on a vécu ensemble depuis la ferme?

 

Carl : C’est vrai que dit comme ça…

 

Daryl : Ça n’a rien avoir!

 

Carol : Il n’aime la sensation d’être dépendant de nous. De nous être redevable pour quoi que ce soit.

 

Daryl : J’vois pas de mal à être le seul ici qui peut survivre sans les autres.

 

Brooke ironique : On fait pas plus insultant!

 

Daryl la fixant : Rick pourrait survivre. Carol aussi. Glenn, Maggie… Sûrement pas toi. Elle eut l’impression de rater une marche. Trois jours seuls? Tu es morte.

 

Brooke, ébranlée, la bouche entrouverte :

 

Carol choquée : Pourquoi lui dire ça? C’était blessant et ça ne te ressemble pas!

 

Carl en colère pour son amie : Non mais, t’es pas bien ou quoi?!

 

Lori : Carl! Ne parle pas comme ça!

 

Carl : Mais!…

 

Rick le coupant : Écoute ta mère!

 

Beth se rapprochant de son amie : Allez viens… Elle la conduisit au véhicule de son père.

 

Rick : Très bien. Il se fait tard. Entre les dents en regardant le chasseur. Toi, tu restes.

 

Daryl : Mm-hmm…

 

Hershel et Carol prirent place à l’avant de la voiture du premier cependant que Beth et Brooke s’installèrent à l’arrière. Lori conduisit Carl à leur véhicule et Maggie et Glenn s’assirent dans le pick-up.

 

Rick lorsqu’il fut sûr que personne ne les entendrait : Je n’approuve pas le langage de Carl mais il dit vrai. Veux-tu bien me dire c’est quoi ton foutu problème avec elle? Huh? Mais qu’est-ce qui te passe par la tête?!

 

Le traqueur recula. Les éclatements de voix du leader n’étaient pas très discrets.

 

Daryl : Tu pourrais éviter d’élever la voix? Tout le monde n’a pas à entendre notre conversation…

 

Rick : C’est vrai. Alors, explique-toi, maintenant.

 

Daryl : Cette idiote…

 

Rick ragea sans élever la voix : Arrête de l’appeler comme ça! Tu adores cette gamine. Pourquoi es-tu aussi brutal et cruel avec elle?

 

Daryl : Pour lui faire comprendre.

 

Rick : Comprendre quoi?

 

Daryl : Vous me prenez pour un abruti, huh? Elle et toi? C’était sa couverture, non? Avoue-le. Quand je l’ai vu frigorifié ce matin, j’ai compris. Pas tout de suite mais… Quand j’ai voulu lui donner la mienne, sa réaction m’a paru excessive. Elle ne savait même pas qu’elle devait recommencer à voyager avec vous. Elle ne sait pas mentir ni même cacher ce qu’elle sait. Malgré tous ses efforts, elle en est incapable.

 

Rick : Et c’est censé expliquer ta brusquerie en quoi?

 

Daryl : Je veux qu’elle comprenne qu’elle est moins apte que moi à survivre. Même Beth et Carl en sont plus capables qu’elle. Elle devrait garder sa bouffe et sa couverture pour elle-même et cesser sans arrêt de tout partager avec tout le monde.

 

Rick : Le lui expliquer tout simplement, ça ne t’est pas passé par la tête?

 

Daryl éludant la question : J’comprends pas pourquoi tu m’as refourgué sa couverture pour commencer.

 

Rick : C’était son choix.

 

Daryl : Et tu l’as laissé faire?!

 

Rick : Elle dort contre Beth. Elle a sa chaleur et elle était à l’intérieur, contrairement à toi. Comme pour ce soir. Tu tiens toujours à être de garde?

 

Daryl : Peu importe…

 

Rick comprenant qu’il refusait de répondre à sa question : Tu sais quoi? Je l’approuve. De moi, tu ne l’aurais pas accepté. De elle, tu n’as pas le choix.

 

Daryl :

 

Rick insistant : Alors? Cette surveillance?

 

Daryl : Mm-hmm… Mais la couverture… Il regarda ailleurs. Elle en a plus besoin que moi.

 

Rick recherchant ses yeux : Daryl? L’arbalétrier se tourna vers lui. Tu veux vraiment lui faire ça? Sérieux? La mettre dans cette position? Ça la blesse de…

 

Daryl le coupant sèchement : Qu’est-ce que tu crois que ça me fait? Hmm?

 

Rick : Écoute…

 

Daryl : Non, toi, tu vas m’écouter! Ce n’est qu’une enfant! Elle n’a pas à prendre ce genre de décision par elle-même.

 

Rick : De nos jours, avoir quinze/seize ans, c’est presque être adulte.

 

Daryl : Tu te fous de ma gueule?! Alors pourquoi toutes ces conneries pour que je reste loin d’elle? Huh?

 

Rick rigolant : Ça, c’est ton problème! Je t’ai juste dit de demeurer en vue avec elle, pas de couper les ponts. Ça, c’est toi! Juste toi, pas moi.

 

Daryl : Je pourrais partager avec elle.

 

Rick : Franchement? Tu la repousses constamment alors qu’elle fait tout pour renouer avec toi. Ça ne va pas l’aider à faire son deuil de votre lien.

 

Daryl : Peu importe…

 

Rick : Écoute. Sois honnête avec moi. En ce qui la concerne. Je dois savoir ce qui se passe réellement entre vous deux. Et ne me dis pas qu’il n’y a rien. Sinon, tu ne la mettrais pas à l’écart comme ça. Qu’est-ce qui s’est passé entre vous pour que tu en arrives là?

 

Daryl : Ce que tu m’as dit. Ce que Lori insinuait. Comme si je profitais de Brooke ou que j’en avais l’intention

 

Rick : Ça ne m’était même pas passé par la tête. Je ne me souviens pas que tu aies fait quoi que ce soit d’indécent avec elle. À part quand tu jouais avec elle. Ça, ça rendait Lori assez mal à l’aise.

 

Daryl : C’était le même jeu que Brooke jouait avec ton fils.

 

Rick : Ça m’étonne de toi. Que tu y joues… Jouais.

 

Daryl : Son idée.

 

Rick : Comme un grand frère.

 

Daryl mal à l’aise : Ouais… Peut-être au début. Silence interrogateur de la part du shérif. J’en sais rien. C’est différent maintenant. Pour moi, du moins.

 

Rick interpellé : Pardon? Et en quoi?!

 

Daryl : J’y suis obligé?

 

Rick ironique : Tu veux dormir avec elle?

 

Daryl détournant le regard : Je veux juste qu’elle soit au chaud.

 

Rick : Alors, parle.

 

Daryl : Qu’on nous voit ou non, ça change rien pour elle…

 

Rick : De quoi tu parles? Je croyais qu’elle te rendait inconfortable.

 

Daryl sans le regarder : Quand je me laisse aller, elle en fait autant… Au début, ça allait. Petite pause. Avec le commentaire de Lori, j’ai pris conscience de quoi ça avait l’air. Je ne suis pas bien là-dedans. Plus maintenant. Quand je sais qu’on nous regarde, je suis différent avec elle. J’ai le recul nécessaire… Je me laisse moins aller.

 

Rick : Mais il y a quoi exactement entre vous deux?

 

Daryl pris au dépourvu par la question : Rien! On est ami… On l’était du moins.

 

Rick : C’est tout?

 

Daryl sur le ton de l’évidence : Ouais!

 

Rick : Uh-huh… Tu ressens quoi pour elle exactement?

 

Daryl se repliant sur lui-même :

 

Rick : Je vois…

 

Daryl s’énerva : Putain… Tu vois ce que je veux dire? Je perds la tête avec elle… Je ne suis pas comme ça!

 

Rick : Je sais mec alors, calme-toi.

 

Daryl : C’est pour ça que je préfère la tenir loin de moi. J’aime pas ce que je deviens avec elle. C’est devenu ingérable. Il baissa la tête honteusement. Je suis trop près de Brooke… Je préfère rester loin d’elle.

 

Rick réconfortant : Je sais que tu ne fais rien de mal avec elle. Alors, relaxe. Laisse un peu de temps à Lori. Après la naissance du bébé, ses hormones vont redescendre. J’ai quand même grand espoir qu’avec un peu de temps, elle se fera à l’idée de vous voir ensemble. Tout comme moi…

 

Daryl piqué au vif : Ensemble?! J’suis pas un pervers!!

 

Rick tout bas : Du calme! Je parlais de votre amitié tordue. Si ça doit aller plus loin, attends au moins qu’elle ait dix-sept ans.

 

Daryl secouant la tête en reculant de deux pas : Je ne la presse pas pour quoi que ce soit. Entre les dents. J’attends rien d’elle. Je ne veux rien de tordu avec elle.

 

Rick : Vois ça dans le sens de compliqué. Mais peu importe. Je vais surveiller avec toi à partir de maintenant.

 

Daryl : Attends… Tu ne me fais plus confiance ou quoi?!

 

Rick : Je serais avec vous dans le coffre.

 

Daryl : Vous?

 

Rick d’un mince sourire complice : Encore une fois, tu as gain de cause. Comme quand tu l’as voulu dans le groupe.

 

Daryl d’un mouvement de la tête : Mm-hmm… Elle a gagné sa place parmi nous, mec.

 

Rick : Je sais. Pause. Tâche juste…

 

Daryl le regard détourné : Mm-hmm… Mollo avec elle… Je sais…

 

●●●

 

Lori avait suivi la situation de loin. Toutefois, elle fut intriguée et ne put se retenir.

 

Lori en sortant de sa voiture : Carl, reste à l’intérieur.

 

Sans attendre de réponse de son fils, elle alla rejoindre son mari.

 

Rick la voyant arriver : Va m’attendre auprès du pick-up.

 

Lori à ses côtés cependant que le traqueur partait : C’est quoi qui se passe? Je croyais que tu lui avais donné congé pour quelque temps?

 

Rick : Mm-hmm… Je vais l’accompagner.

 

Lori s’entourant de ses bras : Pourquoi?

 

Rick : Regarde…

 

●●●

 

Rick la voyant arriver : Va m’attendre auprès du pick-up.

 

Dixon acquiesça et alla au véhicule en question. Il vit Brooke discuter avec Beth et il l’observa.

 

Daryl : Boo!

 

Brooke se retournant sur lui : Quoi?

 

Daryl lui faisant un signe de la tête : Tu peux approcher?

 

Brooke face à lui : Qu’est-ce que tu me voulais?

 

●●●

 

Rick : Regarde…

 

Lori le faisant : C’est à ça que tu pensais? Elle se concentra sur son cher et tendre. Rick? Je rêve ou quoi?! Tu l’as utilisé?

 

Rick, les mains sur les hanches : En quelque sorte.

 

Lori consternée : J’en reviens juste pas que tu puisses faire une telle chose…

 

Rick : J’aime pas comment il se traite lui-même. J’aime pas plus que toi ce que j’ai fait à cette gosse. Mais entre nous, c’était la seule façon que j’ai trouvée. Maintenant, il sait à quoi s’attendre. À l’avenir, il va accepter notre aide.

 

Lori abasourdie : Pour une couverture?

 

Rick : Bien sûr que non. Pour l’instant, oui mais ça sera quoi la prochaine fois? S’il ne veut même pas admettre qu’il a besoin d’une simple couverture, ça sera quoi quand il aura réellement besoin d’assistance?

 

Lori observant l’homme en question : C’est vrai qu’il est différent avec elle. Il se montre plus vulnérable. Pour ne pas dire plus… humain

 

Rick : C’est ce que je remarque également.

 

Lori en se détournant : Brooke… Elle est l’élément déclencheur pour lui. C’est ce qui m’inquiète depuis le début. Jusqu’où ira-t-il pour elle? Quelles sont ses limites pour elle?

 

Rick : Je sais. C’est pour ça que je continue de les garder à l’œil et à suivre l’évolution de leur… Je ne sais même pas comment appeler ça…

 

Lori : Je ne peux pas t’aider là-dessus. Mais…

 

Rick : Quoi?

 

Lori : Devant elle peut-être mais je ne pense pas qu’il acceptera de se montrer vulnérable avec nous.

 

Rick : Au moins, Brooke peut y faire quelque chose.

 

Lori : Et elle t’est loyale.

 

Rick : Elle est féale à lui comme à moi.

 

Lori : Mais tu restes son leader. Ta parole fait loi pour elle.

 

Rick reniflant : Au moins, j’ai une meilleure idée de ce qui se passe entre eux.

 

Lori méfiante : Et c’est quoi exactement?

 

Rick : Ça va pas te plaire…

 

Lori mâchoires crispées : Quoi?

 

Rick d’un petit sourire : Rien. Elle fut surprise et il rit. Je t’assure. Il ne se passe rien du tout entre eux.

 

Lori : C’est lui qui te l’a dit?

 

Rick : Tu crois qu’il m’aurait menti?

 

Lori catégorique : Bien sûr que non! Mais il agit comme s’il était amoureux d’elle… Et sa façon à elle de le regarder…

 

Rick : Je sais mais…

 

Lori : C’est l’impression qu’ils donnent.

 

Rick : Peu importe, il n’y a rien entre eux.

 

Lori : J’aime quand même pas l’idée.

 

Rick : Il faudrait que tu sois plus laxiste avec eux.

 

Lori : Je peux essayer mais ça sera très difficile…

 

●●●

 

Brooke face à lui : Qu’est-ce que tu me voulais?

 

Daryl lui montrant sa couverture : Te redonner ça.

 

Brooke : Quoi?

 

Daryl : Ne te fous pas de ma gueule. Je sais que c’est la tienne.

 

Brooke d’un pas en arrière : Tu en as plus de besoin que moi.

 

Daryl en en faisant deux rapidement vers elle : Rick m’a déjà dit ça, il lui passa la couverture sur ses épaules sans la relâcher, et je m’en fous.

 

En disant ces derniers mots, il tira sur les coins qu’il tenait toujours et força la petite rouquine à venir vers lui. Elle plaqua ses mains contre son torse et éclata de rire.

 

Brooke contre lui : Merci mais je ne veux pas te voir tomber malade.

 

Daryl en refermant ses bras sur son dos : Tu n’auras qu’à me tenir chaud.

 

Brooke rougit : Quoi?… Poussant contre sa poitrine. Mais laisse-moi…

 

Daryl, mal à l’aise, desserra sa prise sur elle : Excuse-moi… Je ne voulais pas te faire mal ou t’effrayer.

 

Brooke retenant la couverture pour qu’elle ne glisse pas : Je sais ça et ce n’est pas le problème. Tu es même dans le champ le plus loin.

 

Daryl d’un pas en arrière : Alors, quoi?

 

Brooke : C’est plutôt à moi de te poser la question. C’était quoi cette histoire de te tenir au chaud?

 

Daryl : D’un accord avec Rick. On va se la partager.

 

Brooke : Elle n’est pas suffisamment grande pour deux.

 

Daryl : Je sais. L’idée, c’est qu’il va surveiller avec moi dans le coffre du pick-up. Il aura sa couverture, toi la tienne…

 

Brooke le coupant : Non, c’est trop débile. Si Rick est là et qu’il a la sienne, tu te dois d’avoir la mienne. Elle retint la couverture de sa gauche et lui mit les doigts droits sur la bouche pour le faire taire. Non! Pas d’objection. Entre vous deux, je vais bien aller. C’était bien l’idée, n’est-ce pas?

 

Daryl : Mm-hmm…

 

Au loin, il vit Grimes terminer sa conversation avec Lori. Cette dernière partit rejoindre son fils cependant que son époux venait à leur rencontre. Le chasseur lui fit un salut du menton.

 

Rick alors que la jeune fille se tournait vers lui : Hé! Il regarda l’homme. Elle sait?

 

Daryl : Mm-hmm…

 

Brooke moqueuse: Mm-hmm? Tu devrais un peu varier ton patois.

 

Daryl la fixant en se penchant sur elle : Mm-hmm…

 

Elle rigola. C’était le but recherché. La faire rire. Comme au début de leur amitié.

 

Comme convenu, ils embarquèrent tous les trois derrière le pick-up de Shane. La jeune fille fut au milieu avec son père d’adoption sur sa droite et l’arbalétrier sur sa gauche. Les deux hommes étaient enveloppés dans leur couverture mais l’espace réduit la tint chaud. Elle bénéficiait de la chaleur de deux hommes au sang chaud.

 

Brooke s’endormit rapidement, entourée des deux êtres en qui elle avait le plus confiance en ce monde. Repliant ses genoux vers elle, elle se tourna légèrement sur la gauche et se laissa aller contre le traqueur. Ce dernier coula un regard vers le Gentil Officier qui lui donna un mince sourire amusé.

 

Au matin, ils reprirent leur route. Beth était assez silencieuse contrairement à ses habitudes. Brooke ne comprenait pas d’où venait sa taciturnité. Néanmoins, son amie lui assura que tout allait bien. Sauf que Horner n’en croyait pas un mot même si elle choisissait de laisser tomber. Pourquoi la forcer à parler si elle ne le désirait pas? Ce n’était pas vraiment un comportement acceptable entre amis. Surtout d’aussi bonnes amies comme elles étaient l’une pour l’autre.

 

C’était leur cinquième journée depuis la chute et l’embrasement de la ferme des Greene. Seulement cinq… Nonobstant, la chance sembla leur accorder un peu d’attention.

 

Dans une petite ville paumée, le genre déjà délaissée par les grandes compagnies, ils trouvèrent un magasin de plein air qui ne fut pas complètement vidé par d’autres survivants. Le plus triste avec ce genre d’endroit, c’était qu’ils étaient pratiquement des villes fantômes avant d’être envahi par les morts. Ces derniers n’étaient pas très nombreux. Probablement l’un des principaux avantages des régions abandonnées.

 

Une fois qu’ils se débarrassèrent des indésirables, le groupe de Atlanta explorèrent les environs. Dans cette boutique, ils récupérèrent deux tentes et quatre sacs de couchage.

 

Puis, ils reprirent leur route jusqu’au soir venu. Ce dernier fut moins laborieux que les dernières nuits.

 

Dans la première tente, les Grimes et Carol prirent place. Cette dernière ainsi que Rick eurent une couverture cependant que Lori et Carl avaient chacun un sac de couchage. Dans le second abri, les Greene, Glenn et Brooke prirent place. Ils étaient un peu serrés mais ça allait. Horner était blottie contre son amie qui fut la seule parmi eux à être dans un sac de couchage. Comme toujours, Daryl fut le coffre pour surveiller. Or, il ne cracha pas sur le dernier sac. Disons simplement qu’il retint la dernière leçon du shérif.

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