A Full Moon
Chapitre 4 : Stage commando
La famille Cullen avait été tenu au courant de la situation et tout le monde commençait à préparer le départ. Edward avait accepté de m'aider le temps que Bella fasse ses adieux à son père. Il était le chef de la ville et ignorait l'existence des vampires pour respecter nos lois. Cependant, il n'était pas dupe, il savait qu'elle n'était plus humaine. Pour appuyer sa théorie, Nessie grandissait bien trop vite pour une enfant normale. Toutes ces informations me parvenaient directement de la tête d'Edward.
« Jacob est allé voir Charlie, il ne voulait pas qu'on parte alors il lui a dévoilé sa nature. »
Nous étions seuls dans la forêt, la douleur était presque supportable, j'avais juste terriblement mal à la tête, comme si des étaux me resserraient le crâne.
« Vous deviez déjà partir l'année dernière ? »
« Oui, nous avons transformé Bella après son accouchement… »
« Bella est la mère biologique de Nessie ? »
J'étais bien trop choquée pour ne pas faire attention à mes pensées, y compris en ce qui concernait le surnom de la petite.
« Bien sûr, tu n'avais pas remarqué leur ressemblance ? »
Ce n'était pas possible ! Les mères ne survivaient jamais. Mon père avait essayer des dizaines de fois en vain.
« Je lui ai injecté mon venin directement dans le cœur. »
Ça aussi il l'avait fait, sans succès… Alors ce n'était qu'une question de chance, ma mère était morte à cause de moi par manque de chance ?!
« Je suis désolé » pensa-t-il, sincère.
« Je ne te parlais pas ! Reste en dehors de ma tête. » criai-je alors que la douleur s'intensifiait.
Tout s'apaisa, Edward m'écouta et partit immédiatement. J'étais seule dans la forêt et je m'en voulais.
Pourquoi Nessie avait la chance d'avoir sa mère ? Tout ceci était injuste, elle était née dans une famille extraordinaire. Je ne dénigrais pas mon père, il représentait tout pour moi, il m'avait donné tout ce dont j'avais besoin mais il ne pouvait pas remplacer une mère, pas dans un climat de haine envers nous…
J'étais consciente d'être jalouse d'une petite fille qui n'avait pas fêté son premier anniversaire mais j'enviais sa vie, elle paraissait si simple, tellement remplie d'amour…
J'étais épuisée, nerveusement et physiquement. Je voulais dormir, je voulais ne plus être malade, je voulais que mon père n'ait plus cette épée de Damoclès sur la tête, je voulais que cette famille soit saine et sauve.
Je sentais une force que je connaissais, une présence amicale.
« Tu peux venir Emmett » dis-je au vampire qui restait à l'écart.
« Edward m'a dit que tu n'allais pas bien. »
Je haussais les épaules.
« Un coup de blues. » expliquai-je.
« J'ai un remède pour ça ! »
Il me sortit un téléphone de sa poche.
« Et je ne l'ai même pas cassé ! » ajouta-t-il fièrement.
« Bravo, je vais tenter de faire pareil ! »
« D'accord, je te laisse seule. Fais moi signe dès que tu as fini. »
Je hochai la tête en guise d'approbation et le remerciai de son attention.
Sans attendre plus longtemps, j'appelai mon père. À mon plus grand soulagement, il était en vie.
« Bien sûr, je suis fou mais pas suicidaire ! Lorsqu'on me dit qu'une voyante a vu ma mort, je préfère partir. » répliqua-t-il. « Pourquoi m'appelles-tu ? Non pas que je ne sois pas ravi de t'entendre, mais il y a une raison particulière ? »
« Les Cullen savent comment faire vivre une mère, il faut lui injecter du venin directement dans le cœur. »
« Oh, ça a marché ? C'est génial ! »
Les prochaines quinze minutes furent remplies de nombreuses théories médicales. Mon père était un passionné, je ne pouvais l'empêcher de parler de ce qu'il adorait, surtout lorsqu'il en parlait avec une telle fougue.
« Comment te sens-tu ? » reprit-il après un instant.
« Mal » avouai-je, « mais ça va. »
« Carlisle a découvert ta maladie ? »
« Je n'ai pas eu le temps de le voir, je dois travailler sur leur pouvoir. Encore plus depuis la vision d'Alice. »
« Qu'a-t-elle vu ? » me demanda-t-il, grave.
« En réalité, c'est moi qui l'ai vu. »
« Vraiment ? C'est génial ! » il s'extasiait toujours lorsque je captais le pouvoir d'une autre personne.
« Maéva, elle ne veut plus te tuer, c'est après moi qu'elle en a. Mais c'est l'avantage avec le fait de voir l'avenir… Elle ne me trouvera pas, nous allons partir en Alaska. Enfin, si j'arrive à contrôler leur pouvoirs… »
« Je ne vais pas te retenir plus longtemps alors, tu as du travail. » dit-il comme si ce n'était rien.
Son air détendu me désespérait.
« As-tu la moindre idée de leur force ? Je ne suis pas sûre d'y arriver. »
« Depuis quand n'as-tu pas dormi ? Qu'est-ce qu'il faut que tu te dise dans ces cas-là ? »
« Je suis une Eiwens, fille d'un vampire qui a la force de ne pas boire du sang humain et d'une humaine qui a eu le courage d'une guerrière. Je peux faire ce que je veux, aucun obstacle ne m'arrête. »
J'avais toujours trouvé cette devise ridicule mais mon père me forçait à la dire à chaque fois que je luttais contre un pouvoir et ça avait été concluant la plupart du temps. Ma mère avait eu la force de donner naissance à un être qui la faisait souffrir mais elle l'aimait suffisamment pour se sacrifier pour lui, je pouvais bien contrôler quelques dons.
« Je dois te laisser papa, j'ai du travail devant moi. » annonçai-je, fière.
« Je suis ravi de l'entendre ! Je t'aime ma fille. »
Ce n'était pas des mots qu'il prononçait souvent.
« Je t'aime aussi. »
J'étais remontée à bloc, bien décidée à en finir avec ça.
Emmett me rejoignit immédiatement. Je voulais lui faire part de mon plan.
« M'attaquer au don d'Edward, c'était trop, surtout juste après celui d'Alice. Je dois recommencer doucement. J'aimerais voir Jasper, et je veux que tu sois mon cobaye. » il ne semblait pas ravi de la nouvelle. « Puis je verrais Bella et Edward. »
« Tu es sure de pouvoir gérer ? »
« Il le faut. »
Il acquiesça et son frère accepta d'arrêter de faire ses valises pour venir m'aider. J'étais ravie de constater que la douleur s'était transformé en un simple picotement désagréable.
Jasper m'expliqua que son don était une projection de ce qu'il ressentait surtout au début. Avec le temps, son influence gagnait en efficacité et à présent, il n'était même plus obligé de vivre ce qu'il infligeait à ses victimes.
Il me conseilla de commencer par des émotions « simples », la joie et la tristesse. Jasper s'était mis derrière moi pour ne pas avoir les effets de son don et pour contrôler mes actes. Je pensais que ça allait être facile de rendre Emmett joyeux, il l'était naturellement. Mais mon professeur n'était pas décidé à me rendre la tâche facile, il s'efforçait à rendre notre cobaye triste pour que mon influence soit visible. Je m'attelais donc à la tâche en pensant à des choses agréables mais rien n'y faisait, au mieux, il arbora un petit sourire. Je l'avais décelé mais j'étais apparemment la seule. J'étais frustrée, je voulais y arriver, j'en avais besoin, tout comme Emmett qui commençait à en avoir assez de cette situation. Je rassemblai dans ma mémoire tous les bons souvenirs de ma vie, les moments de course dans les bois avec Luvia et Matthew, les instants de tendresse lorsque je dormais dans les bras de mon père et le meilleur et le plus dur, le visage heureux de ma mère lors de ma venue au monde.
Mon plan avait marché, un large sourire s'était dessiné sur le visage de mon cobaye. Mais ça ne dura qu'un temps, son visage se transforma, il semblait sur le point de pleurer même s'il en était incapable. C'était étrange, vu sa carrure de le voir encore plus triste que ce que Jasper lui avait infligé quelques minutes plus tôt. Mon professeur semblait surpris de cette réaction, je le voyais à l'état d'Emmett. Même si ce dernier en était incapable, ce n'était pas mon cas, les larmes coulaient sur mes joues comme très souvent lorsque je pensais à ma mère. Je relâchais la projection sur ma proie qui éclata de rire sous l'influence de Jasper.
« Je vais bien. » les rassurai-je.
Il me fallut quelques secondes pour me rétablir puis tout devint plus facile. J'avais compris comment ce pouvoir fonctionnait. Je passai les prochaines trente minutes à torturer mon cobaye, je dus m'arrêter lorsque la colère fit arracher trois arbres à Emmett.
J'étais prête à passer à l'étape suivante. Les dons des deux vampires ne me faisaient plus mal, mais ça n'allait pas continuer, je m'apprêtais à partir à l'assaut de la maison. Mais je n'eus pas le temps de voir l'intérieur, la douleur me coupa les jambes et je tombai à genou sur le sol, une main à terre et l'autre sur le cœur pour atténuer la souffrance. Il semblait tétaniser, je ne voulais pas le faire souffrir, je voulais juste qu'il l'a ferme !
Je lâchai mon emprise et tout s'apaisa. J'entendais clairement les pensées des personnes, j'étais calme. Je sentais d'où cette sérénité venait, elle provenait de Jasper, je le remerciai d'un signe de la tête et je voyais dans son regard qu'il était extrêmement concentré sur moi.
C'était étrange d'entendre toutes ces voix mais la gêne était supportable grâce au soutien du vampire. Nessie, Esmé et Emmett s'inquiétaient pour moi.
« Je vais y arriver » intervins-je en me relevant.
Rosalie m'en voulait terriblement d'avoir fait souffrir son mari et j'en étais désolée. J'entendais comme de l'écho lorsque je me concentrais sur Edward, je profitais de l'instant pour m'excuser, je n'avais pas lui parler comme je l'avais fait auparavant.
« Ne t'en fais pas pour ça, je trouve que tu t'en sors bien compte tenu des circonstances. Je n'aurais pas fait mieux. »
« Merci. »
Quand à la voyante, elle faisait l'inventaire de sa garde-robe et de tous les meubles qu'elle devait acheter pour parfaire la décoration de la villa alaskienne, notre shopping de la journée était apparemment loin d'être satisfaisant en matière de quantité. Elle avait suffisamment confiance en moi pour ne pas s'inquiéter, j'en étais flattée.
« On peut faire quelque chose pour t'aider ? » demanda Emmett, « ce n'est pas possible de supporter une telle douleur ! »
« Je te remercies mais non, je dois y arriver seule. »
Ce message était destiné à Jasper. Pour que je puisse contrôler les pouvoirs et la douleur, il fallait que je la ressente. Je le regardai pour qu'il arrête mais il ne voulait pas.
« Tu peux au moins te mettre à l'aise à l'intérieur. » me lança-t-il.
J'appréciais cette attention, d'autant plus que la pluie menaçait de tomber.
Je sautai sur le balcon du premier étage. Apparemment c'était leur porte d'entrée, ils passaient tous par là alors qu'ils possédaient réellement une porte d'entrée de l'autre côté de la villa.
Je réalisais que c'était la première fois que je rentrais dans la maison. J'avais déjà pu apercevoir à quel point elle était grande et spacieuse avec ses grands espaces ouverts, mais elle était encore plus ravissante vu de l'intérieur. La salon était très clair malgré le temps, probablement parce qu'il était ouvert sur la cuisine et que les deux pièces traversaient la villa avec d'immenses fenêtres ou vérandas de part et d'autres. La décoration moderne et épurée donnait une impression de richesse et de simplicité paradoxalement. Les meubles en bois apportaient de la chaleur et contrastaient avec le fragile verre qui était présent partout.
Je saluai les membres de la famille que je n'avais pas encore vu avant de m'asseoir dans ce qui semblait être le plus moelleux des fauteuils sur lequel je m'étais jamais assise.
Je savais que l'épreuve qui m'attendait allait être terrible mais j'étais prête. Jasper lâcha son influence sur moi et des étaux se mirent immédiatement à me resserrer le crâne, le cœur et le ventre. Je devais me concentrer pour gérer cette souffrance, je savais que j'en étais capable si je me concentrais suffisamment. Comme les moines shaolins m'avaient appris, je me mis en position de méditation, les jambes croisés et les mains posées sur mes genoux, et ne bougeai pas d'un cil malgré une douleur lancinante.
Je sentais les regards braqués sur moi mais je ne leur en voulais pas, même si ils représentaient une grande distraction. Edward leur suggéra de faire leurs valises et je l'en remerciai, il était mon porte parole et je pouvais ainsi me concentrer pleinement sur les pouvoirs qui circulaient dans mes veines.
Jasper restait à mes côtés, j'aurais préféré qu'il puisse vaquer également à ses occupations mais il sentait lorsque je souffrais trop et il m'aidait dans ces cas-là, je lui en étais incroyablement reconnaissante.
Ma mission consistait à distinguer les dons de tout le monde mais essayer de séparer cinq couleurs mélangées.
La maison était au petit soin avec moi, Esmé m'avait apporté un verre d'eau et le télépathe l'avait remercié pour moi, je pensais l'avoir dit à voix haute mais apparemment je n'avais fait que le penser.
Comme si ce n'était pas suffisant, Bella rentra de son expédition et son bouclier était d'autant plus gênant qu'il empêchait Edward de lire dans mes pensées mais l'inverse n'était pas réciproque malheureusement… J'avais tout de même de la chance, le pouvoir de Jasper fonctionnait toujours sur moi, je ne savais pas par quel miracle c'était possible mais j'en étais bien contente.
Le pic de douleur s'accrut et j'eus tout le mal du monde à garder le contrôle, même avec l'aide de mon sauveur. Il demanda à Bella de nous aider et elle développa son bouclier pour encercler les membres de sa famille qui étaient autour d'elle. Ce que je vis était magnifique, on aurait dit de l'argent liquide qui se balader dans les airs et à chaque personne qu'elle enveloppait, je pouvais voir de mes propres yeux leur couleur, la même essence qui circulait dans mes veines lorsque j'étais proche d'eux.
L'absence des nombreuses voix dans ma tête me fit un bien fou, j'étais même d'humeur à tenter d'agrandir le bouclier qui m'entourait. Je n'eus pas trop de mal à trouver ce pouvoir, il était la nouvelle couleur et le voile me collait. C'était assez simple à partir de ce moment d'en faire ce que je voulais. À la grande surprise de Bella, je repoussais l'acier aussi loin que possible. Ce n'était pas plus compliqué que de projeter une émotion. Cependant, il s'écrasa comme une vulgaire bulle de savon contre un mur lorsqu'il atteignit celui formé par la propriétaire du don. Je compris qu'elle était parvenu à ce résultat après de longs mois d'entraînement.
Après deux heures de travail, la douleur sembla s'apaiser, elle était toujours aussi terrible mais elle oscillait moins devenant ainsi plus supportable.
À la nuit tombante, Carlisle rentra du travail. Il était furieux d'apprendre que sa famille m'avait laissé souffrir sans m'en empêcher.
« Il le fallait » intervins-je « c'était la seule solution pour que nous puissions tous partir le plus vite possible. »
« Le plus vite possible ne signifie pas dans deux heures, tu aurais dû prendre plus de temps. Il faudra du temps à cette fille avant de nous trouver. »
Je voulais rétorquer que si j'étais parvenue à venir chez eux en quelques heures, Maéva en était capable également mais j'interceptai les pensées d'Alice qui concernaient sa vision. Je n'en vis pas la totalité, juste quelques bribes. Un petit groupe de Volturi s'avançait vers nous, des cadavres gisaient sur le sol. Il faisait nuit quand ils arrivaient, une nuit comme celle-là. Elle se concentra sur la lune, elle était pleine.
Je me levai d'un bond et fonçai vers la fenêtre pour regarder le ciel. Heureusement, elle n'allait pas venir cette nuit.
« Pour quand est prévu la pleine lune ? » demandai-je affolée alors que tout le monde me regardait comme une folle sauf Alice qui avait compris tristement que j'avais capté sa vision.
« Demain » répondit Emmett après un instant. « Pourquoi ? »
« Alors c'est demain que Maéva va nous attaquer. » affirmai-je.
« Qui est-elle ? » demanda la matriarche.
Je leur racontai toute l'histoire, toute mon enfance que j'avais passée avec une louve et deux jumeaux hybrides, Matthew et Maéva. Qu'elle avait une sainte horreur que l'on se cache des Volturi lorsqu'ils venaient au village, qu'on se cache d'eux comme des rats. Et surtout que cette haine l'avait menée à s'injecter un mélange de son venin et de celui de son père pour éradiquer toute trace d'humanité en elle et ainsi pouvoir rejoindre l'ordre qu'elle admirait tant, les Volturi.
Ma petite histoire avait choquée tout le monde.
« Des jumeaux ? Comment est-ce possible ? » commença le médecin.
« Mon père a lutté pour garder leur mère en vie. Il fit naître les enfants lorsqu'elle mourut, il n'était prématurés que de deux semaines. Il ne s'inquiétait pas pour eux, les hybrides, même prématurés ne peuvent pas mourir. » expliquai-je.
« Elle a pu se transformer en vampire ? » continua Jacob qui paraissait dégoûté.
« Oui, ce n'est possible qu'avec le venin du père et de l'enfant, si il est venimeux. Je ne sais même pas comment elle est parvenue à lui en extraire, Richard n'est pas du genre à se laisser faire ! » rigolai-je, seule…
« Est-ce qu'ils ont des aptitudes particulières ? » recommença Carlisle qui semblait encore plus surpris que les autres et ce n'était peu dire.
« Maéva peut se téléporter et Matthew court extrêmement vite. »
« C'est impossible qu'il court plus vite qu'un loup. » plaisanta Jacob.
« Oh si, crois-moi. » répondis-je.
« Mais… » revint le patriarche « Ont-ils des particularités liées à leur gémellité ? Comme lorsque l'un est malade, l'autre l'est aussi. »
« Oui, ils sont en quelque sorte connectés et l'un peut littéralement voir ce que l'autre voit, même si ils sont à l'autre bout de la terre. »
Ils se regardèrent tous, je me demandais pourquoi.
« Se peut-il que… ? » intervint Alice.
« Que se passe-t-il ? » demandai-je, mais personne ne voulait me répondre. « Qu'est-ce que vous ne voulez pas me dire ? »
Ils échangèrent de nouveau des regards tantôt désapprobateurs, tantôt favorable.
« Je t'avais dit le premier jour où nous nous sommes rencontrés… » se décida Emmett, « … que je cherchais un loup. Et bien le lendemain nous avons aussi chassé un vampire mais il courrait vite, nous n'avons pu le voir. »
« Non, c'est impossible. » rigolai-je, « Matthew me fuit depuis que sa sœur a tué Luvia en guise de rituel d'entrée au sein des Volturi. Je ne vois vraiment pas ce qu'il ferait ici. »
« Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Vous sortiez ensemble et tu as tout fait foiré. » plaisanta Emmett.
« Non ! Nous n'étions qu'amis. Je n'ai jamais su pourquoi il m'avait ignoré du jour au lendemain. Je me suis même dit qu'il me tenait responsable du fait que sa sœur ait rejoint les Volturi… »
« Je trouve que tu te défends bien vite ! » dit-il pour détendre l'atmosphère et bien évidemment, toute la famille s'y mit.
« Oui c'est vrai, il est plutôt craquant. » continua Alice.
« Je croyais que vous ne l'aviez pas vu, qu'il était trop rapide ! » rétorquai-je.
« Je suis sure que tu as bon goût en matière d'hommes. »
« Je vous répète que je ne suis pas sortie avec lui ! » répétai-je.
« Mais on dirait qu'elle rougit ! »
Ce n'était pas vrai, Emmett continuait à me prendre pour cible, pour le plus grand plaisir de sa famille.
Je n'aimais pas ces interrogatoires, j'aimais garder ces choses dans mon jardin secret. Je n'avais jamais eu de petit ami, je n'avais que onze ans ! Je n'étais pas le genre de fille qui débordait de confiance en elle. J'imagine que me faire traiter de monstre toute ma vie n'avait pas aidé. Il y avait ça et ma vie de cavale pour fuir les Volturi et enfin mes deux dernières années à parcourir le monde pour perfectionner mes techniques de combat.
« Allons lui poser la question si vous êtes si surs que c'est lui. De toute façon, je pense que vous ne partirez pas avant que les menaces ne soient annihilées, alors allons chasser ce loup et ce vampire. » annonçai-je telle une guerrière qui était prête à partir à la guerre. « Et puis, les exercices de la journée m'ont donné une faim de loup. »
Le jeu de mot était un peu limite, mais j'aimais bien.
« Tu es sure ? Tu ne devrais pas te reposer à la place ? » s'inquiéta Esmé.
« Je me sens en pleine forme ! »
Les autres semblaient pour, mis à part Carlisle peut-être, mais c'était vrai, je ne me sentais pas malade. Rosalie décida de rester avec Nessie qui avait besoin de dormir alors que nous partîmes vaillamment chasser.