Le prix de la gloire

Chapitre 8 : La désillusion

1249 mots, Catégorie: M

Dernière mise à jour 24/12/2025 20:42

La rue, je ne sais combien de jours je suis là. Un mois sans doute…il a pris les clef de mon appart et il a refusé que je reste chez lui, enfin chez nous. Notre relation est malsaine, j’ai couché avec lui, j’ai dit à Roberto qu’on faisait une pause.

Trois mois de tournées, de drogue et l’alcool s’est invité. Il a réussi à se rendre indispensable et je ne cesse d’être ce qu’il attend de moi. Plus il est fier, mieux c’est. Je me suis effacé dans ses nuits avec lui…


Et pourtant, il est bien partit pour quatre mois aux Etats-Unis, il m’a dit que finalement il prend des vacances et qu’il me laisse me débrouiller. Je n’ai rien pour manger, ni dormir correctement.

Je me prostitue pour une pomme, à boire et mes doses. Il refuse de me donner mes primes, je dois attendre son retour et en plus, il a pris ma carte bancaire, car je pourrais tout dilapider sans lui…De tout façon, vu mon état, je n’ai pas envie de demander à mes parents de dormir chez eux ni Roberto. J’ai trop honte, trop en manque, j’ai trop mal…Et Adela encore moins…Je me dis que je peux attendre, ce n’est pas la fin du monde…

….

La pluie est glaciale et mes pensées brûlantes depuis que j’ai aperçue avec une ancienne amie, ma sœur se droguer dans une boite de nuit, il y a plusieurs mois. Je me suis dit que c’était qu’une fois, elle ne pas être accros. Pas comme moi….


— Ho excusez moi. Marta ?!


J’ai trébuché sur un pied et tout s’effondre. Je rêve ! Marta, dans une tente, sale, très peu habillée avec une petite bouteille de rhum. Je m’accroupis pour saisir son visage, impossible de savoir si elle a pleuré. Elle est maigre...


— Pardon…il m’a eu…une énième fois…

 — Je t’ai vu une fois dans une boite de nuit pour te droguer avec lui. J’espérais que c’était une exception. Jamais je n’aurais imaginé que tu sois à la rue. Je pourrais te faire une leçon de moral sur milles sujets, or j’en suis passé par là et je comprends ta honte, ta peur. Je suis là et les parents aussi. Même Roberto. On va te sortir de là.


Elle commence à pleurer, je la prends de tout mon cœur. Tout sort sans rien me cacher même son plus sombre secret.


— Je voulais être aidé bien avant…j’étais avec lui, il contrôlait de plus en plus mes appels et garder le téléphone en lieu sûr pendant les tournées…il voulait que je me fournis moi et pourtant il a repris le contrôle de ma vie ! Il a m’a fait douter de mon amour pour Roberto ! Et là, il est au Etats-Unis pour revenir en mai ! Je n’ai plus rien ! Plus de carte, il a pris ! En me quittant, j’avais que deux centime et je dois me prostituer pour avoir mes deux à trois doses de coke, d’alcool et de cannabis ! Mais je mange peu, je sais, je vole…j’avais voulu putain tenter de le contrôler ! Il m’a laissé au début tranquille puis….

— Chut, calmes toi. On va le dénoncer mais avant, tu vas venir avec moi, au chaud puis je vais te trouver une place dans un centre de désintox.

— Dire rien aux parents, j’ai trop honte…je te ressembles !

— Je n’ai pas le choix Marta, tu le sais.


Elle accepte et je la ramène chez moi. Le bain chaud lui fait du bien. Pendant ce temps, j’ai prévenue nos parents. Pour Roberto, ça attendra. Nos parents me font confiance et passeront dès demain pour qu’on soit tous près d’elle.

Marta ne mangera pas pour démarrer une crise de manque avant de se souvenir qu’elle a une dose sur elle. Ce miroir malheureux me donne le vertige. Au moins, comme Carmen me l’a précisé, la prise en charge est rapide, pas besoin d’attendre onze ans. Surtout que par rapport à moi, ma sœur ne nie rien et demande de l’aide.


Par miracle, on a trouvé une place rapidement, trois jours plus tard en centre. La durée conseillé est de quatre mois minimum voir jusqu’à huit mois. Ça va dur pour elle cependant, elle aura des visites à raison d’une à deux fois par semaine.

VitaNova est moderne, avec un jardin thérapeutique, des ateliers de yoga ou encore des groupes de paroles. Tout sera fait pour l’éloigner de ce type toxique. Il a brisé ma sœur et il va devoir le payer très cher ! Je m’en fais la promesse.


J’ai prié ce soir là de la revoir entre deux poudres. Une étoile pour m’éloigner de tout ça. Mes parents auraient pu m’en vouloir, me dire que j’ai tout mérité et pourtant, ils ont le même discours qu’Adela, tu n’es pour rien.


« Fuguer, fumer, boire et prendre le volant est déjà impensable. Mais délit de fuite ?! Tu as paniqué et je crois que le mieux c’est d’en informer aucunement la justice, ni les familles. Je sais c’est horrible comme pensé mais je pense que le plus grave c’est de t’accompagner à dénoncer Alvaro Pats pour ne pas t’avoir lui, aider. Il a profité surtout de ta détresse pour te violer et continuer pendant un an à abuser de toi, de notre confiance. Et il a continuer là à te mettre en danger, te laisser seule, te droguer et t’éloigner de nous. On sera là toujours pour toi ma chérie. On va t’aider à t’en sortir. »


Les mots de mon père m’ont fait pleurer et celle de ma mère aussi :


« J’ai raté ta sœur, je suis là dès le début pour toi. On est là ma chérie. On est là, on t’aime et peut importe que tu as chuté, cette fois, ce n’est pas ta faute »


Roberto est passé me voir également :


« Je t’aimerais toujours ma belle et je de suite senti son regard louche pendant ta prestation à l’examen. Je n’ai rien dit pour pas créer une crise. J’aurais dû t’en parler. Tu n’es pour rien et désormais, je vais mettre en pause le groupe, chut, Tania et César en sont d’accord. L’important c’est te soigner, être à tes côtés. Je serais là lors du procès »



Ma peine, ma détresse, ma chute, ma rage. Tout se mélange depuis deux semaines. Je suis en manque, en colère. J’ai faim, soif, froid, chaud, fatiguée…Les médecins me donnent des médicaments et vitamines pour me stabiliser. Quatre jours de prise entre mes petites portions de repas. J’espère m’en sortir, en plus, j’ai refusé de garder le téléphone pour être loin de lui… 

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