Ceux qui brûlent dans la lumière par

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Univers Parallèle / Romance / Fantasy

1 Le réveil

Catégorie: M , 2178 mots
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Le Réveil



 "Le fracas métallique de l’acier ricochait contre les armes de ces abominations. Mes flèches fouettaient l’air jusqu’à leurs cibles, mais rien ne semblait arrêter l’avancée de ces viles créatures sortirent tout droit des enfers. Elles massacraient tout le monde sur leur passage, hommes, femmes, enfants. Ils usaient d'étranges arcanes qui était totalement inconnues de mon peuple. Le château, qui était d’une telle beauté, n’est plus que gravât et fumée et repeint du sang des innocents. Des corps broyés et carbonisés baignaient dans une odeur de chair brûlée insupportable qui me donnait envie de dégobiller. Je ne pouvais rien faire, j’étais terrifiée… Les hurlements des victimes qui n’avaient plus rien d’humain vous glaçait le sang. Les larmes coulaient sur mes joues… mon monde… était en train de disparaître et j’étais tellement impuissante. Soudain, un des démons fonçait droit sur moi. La peur me prit aux tripes, mes mains tremblaient, je n’arrivais pas à armer mon arc. Son rire était démoniaque… Sachant que je ne pourrais gagner, j’ai juste fermée les yeux… Attendant ma fin."


Je me redresse brusquement, mon corps entier tressaille de douleur. Mes yeux sont noyés de chagrin. Le mauvais rêve s’est dissipé mais son spectre me hante encore. Je passe lentement un de mes doigts pour essuyer mes larmes, je remarque que mes mains sont pansées, je me tâte le corps pour constater que mes autres blessures également. Je ne porte qu’une chemise en lin blanc sur moi. Je regarde subitement l’environnement où je me trouve, je suis dans une tente, assise sur une petite couchette et je n’ai aucune idée de comment je suis arrivée ici. Mes souvenirs sont flous, abstraits… Juste de vagues sensations, le cœur qui saigne. Je regarde mes mains bandées, c’est douloureux de les plier, qu’est-ce qu'il m’est arrivée… Mon regard est subitement attiré par un tabouret en bois posé près de moi, mais également par des objets, comme des herbes médicinales sur une petite table. Je distingue un petit bol, remplie d’une étrange bouillie avec une cuillère, j’attrape le récipient et j’en renifle son contenu. L’odeur n’est point incommode, je décide alors de goûter, ça n’a pas spécialement de saveur mais je suis tellement affamée que je finis la nourriture rapidement. En levant les yeux, j’aperçois des ombres difformes se dessiner sur le tissu de la tente, j’entends alors une conversation.

•        Pourquoi ne pouvons-nous pas interroger cette femme nous-même ? Dit cette personne, frustrée.  

•        Le commandant a donné l’ordre que personne n'entre tant que l’émissaire du roi et de la horde ne sont pas arrivés.

•        Maudite Horde ! prions que celui de notre roi arrive en premier. Pour le roi et l’Alliance !

•        Pour l’Alliance !

Leur jacasserie prit alors fin, mais de quoi parlent-ils ? Où suis-je ? Qui est le roi ? La Horde ? L’Alliance ? J’essaie de me remémorer de toutes mes forces, mais qu’est-ce qui a bien pu se passer ? Subitement, je suis comme foudroyée par un visage terrifiant dans mon esprit, son rire résonne dans ma tête. Je mets mes mains sur ma bouche, terrifiée. Mon corps est pris de spasme, mon cœur s’est emballé. Il frappe tellement fort contre ma poitrine que l’espace d’un instant, j’ai cru qu'il pourrait sortir de mon torse. Les larmes déferlent comme une cascade le long de mes joues. Je ne suis plus maître de moi-même pendant plusieurs secondes. Quand je reprends ma lucidité, cette figure s’évanouit ne devenant qu’un écho lointain. Je m’allonge sur la couchette en fermant les yeux et en me répétant que tout ça n’est qu’un cauchemar, que je me réveillerai chez moi, auprès des miens. J’émerge à nouveau de mes songes, mais je suis dans cette fichu tente…Je passe mes doigts le long de ma gorge, j’ai tellement soif…

•        Tu as soif ? Me demande une voix de femme sortie de nulle part.

Je me relève brusquement, paniquée, mes yeux s’écarquillent de stupeur, je n’ai même pas remarqué sa présence ici. Cette femme est vêtue d’une étrange armure légère entièrement noire, avec de petites épaulettes, une capuche rabattue sur sa tête. Elle me tend une chope remplie eau. Je m’empresse de lui arracher des mains et bois goulûment avant de me rasseoir. Le rideau de la tente s’ouvre et une étrange créature humanoïde à la musculature imposante fait son apparition dans l’obscurité des lieux. Je me mets à chanceler, je n’ai jamais rien vu de telle de toute ma vie ! Qu’est-ce que c’est que cette chose !? Je me mets à hurler de terreur.

•        Tu n’as pas besoin avoir peur ! Il ne te fera aucun mal ! Essaie de me calmer la femme.

•        Elle n’a jamais vu de Draenei ? Lui répond la créature, choquée de ma réaction.

Je continue de m’égosiller, j’essaie de m’enfuir, l’humanoïde m’en empêche, et la femme m’attrape et me gifle violemment au visage pour me faire taire. Outré, je pose ma main sur ma joue. Cette dernière m’installe à nouveau sur la couchette.

•        Ton acte est légèrement excessif… Lui dit le Draenei sur un ton mécontent.

•        Il fallait bien la calmer. Répond fermement la femme.

Ma respiration est saccadée. Je ne comprends pas ce qu'il en train de se passer, ce qui m’arrive n’a plus aucun sens. C’est alors que mon regard se pose sur cette étrange créature humanoïde, il est grand, sa peau est bleutée, ces yeux luise de la même couleur. Sur son crâne, au centre, il y a une sorte de plaque osseuse, il possède aussi deux petites cornes courbées, de long cheveux noir, des oreilles pointues, ainsi que deux sorte de tentacules à l'arrière de sa mâchoire carré, décoré de deux bagues en or chacune. Il n’a pas de pieds, mais des sabots à la place et une queue ornée de bijoux. Il porte également une armure de guerrier très impressionnante, je n'ai jamais vu une armure pareille. Je suis sortie de ma pensée à cause du bruit du tabouret qui glisse sur le sol, la femme s’est assise dessus. Alors que la créature est placée derrière elle. 

•        Je m’appelle Thabita Beckwith, je suis une agent du SI:7 au service du Roi d'Hurlevent, Anduin Wrynn. Et lui derrière moi, c’est un Draenei du nom de Yaedrel, un envoyé du prophète Velen. Nous avons quelques questions à vous poser. Me dit alors la femme sur un ton sérieux.

Je suis abasourdie, je ne comprends pas du tout le charabia de cette Thabita, je ne sais pas quoi répondre, alors je me mure dans un silence.

•        Qui êtes-vous ? Me demande-t-elle alors.

•        Je…Je m’appelle Lynawen. Dis-je d’une voix faible.

•         Comment avez-vous traversée la porte des ténèbres ? D’où venez-vous ? De l'Outreterre ? Enchaîne-t-elle rapidement.

•        Je ne sais pas de quoi vous parlez… Où suis-je !? Je lui demande alors brusquement avec une voix terrifiée.

•        C’est moi qui pose les questions ! S’énerve d’un coup Thabita.

•        Suffit ! Coupe le Draenei. Ne vois-tu pas que tu l’effrayes !? Puis son attention se tourne vers moi et avec gentillesse il répond à ma question. Nous sommes dans les terres foudroyées, dans le Royaume de l’Est. En Azeroth.

Azeroth qu’est-ce que… J’essaie de garder mon calme face à cette révélation, mais je sens mon corps vaciller. Je reprends ma respiration et j'essaie de remettre de l’ordre dans mes pensées. Depuis que j’ai repris conscience, tous les événements qui ont suivi, tous ces noms inconnus, cette créature, enfin, le Draenei… Tout ça n’a absolument aucun sens. Je connais la carte d'Utrion sur le bout des doigts et mon monde n'est peuplé que d'êtres humains… Je ne suis plus sur ma planète ? Mais comment ? C’est irréaliste ! Mon dieu… C’est un cauchemar. Pourquoi je n’arrive pas à me remémorer mes souvenirs !?

Un humain rentre dans la tante, informe Yaedrel et Thabita qu’un certain Baine Sabot-de-Sang veut les voir. Ils se lèvent tous, sortent à l’extérieur, me laissant seule, complètement perdue et affolée. À travers le rideau, j’aperçu une sorte de taureau debout sur ces pattes arrières, aux immenses cornes, vêtues d’un habit de tissu marron. Encore une créature bizarre, se monde semble tellement étrange, si terrifiant mais, il y a quelque chose de fascinant dans tout ça. La bête a une voix roque et j’entends un peu leur commérage. Une certaine Dame noire veux me ramener à Fossoyeuse. J’entends à plusieurs reprises le nom Anduin Wrynn. Mais c’est tout que j’ai pu comprendre. Après un laps de temps, Thabita rentre à nouveau dans la tente et me dépose des vêtements à mes pieds.

•        Habille-toi vite, on s’en va. Ne faisons pas attendre le Roi. Me dit-elle froidement. 

Je pris le pantalon de tissus marron, l’enfile, rentre ma chemise à l’intérieur de ce dernier, puis je mets les bottes de cuir. Quand je sors à l’extérieur, il fait nuit, mais ce que j’aperçu m’ébahis, le camp est illuminé étranges lueurs qui luisent de mille feux au bout de ces étranges lampadaires. De la magie ? Dans mon monde, elle n’est que fable, de vieux récits de héros poussiéreux. Mes yeux se posent alors sur une immense porte, des frissons me parcourent toute l’échine, cette structure de pierre m’épouvante. Elle est ornée de chaque côté de deux statues encapuchonnées qui tiennent une épée dont la lame pointe vers le bas. Au centre de la porte une sorte de vortex de couleur verte/rouge. Ça serait donc par-là que je suis arrivée… La femme me tire par le bras pour que je la suive, sur notre chemin, on croise d’autres espèces humanoïdes, mais je n’ai pas le temps de les observer en détail. Yaedrel et Thabita semblent presser. Mes yeux se mettent alors à briller d’un éclat émerveillement quand ils se posent sur deux somptueux griffons. Il y en a aussi dans mon monde, c’est des animaux magnifiques, fier et indomptable. Aucun humain n’a pu les approcher. Moi, Lynawen, je suis à peine à deux pas de ces majestueuses créatures ! Quand Thabita monte sur le sien, je comprends alors qu'ont allés les chevaucher pour parcourir le ciel. Tout mon être s’embrase excitation, un sourire se dessine sur mes lèvres. Yaedrel le Draenei semble amusé de ma réaction et me rend mon sourire tout en me présentant sa main pour m’aider à monter sur son griffon. Je ressens une certaine bienveillance à mon égard. Je pose doucement mes doigts dans le plumage de l’animal, il est si docile et doux… puis je prends avec hésitation sa main. En l’espace de quelques secondes, je me retrouve sur le dos du griffon. Il se met alors à bouger, je m’agrippe au conducteur, et d’un bond puissant, il s’envole dans la voûte nocturne Azeroth… 



Voilà, j’espère que mon chapitre vous a plus. Si vous avez des questions ou simplement envie de me laisser votre avis, n'hésitez pas à laisser un commentaire.

Et je vous retrouve pour la suite bientôt. Des bisous ^^







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