Tabitha

Chapitre 8 : Lennon

Chapitre final

691 mots, Catégorie: G

Dernière mise à jour 01/03/2026 16:29

INT. INSTITUTION CORRECTIONNELLE FÉDÉRALE (FCI), DANBURY

UNE SEMAINE PLUS TARD.


Tabitha assise derrière la vitre d’un parloir, regarde Scully entrer et s’installer sans précipitation. Un sourire éclaire son visage alors qu’elle s’avance légèrement sur sa chaise, excitée de la revoir.


TABITHA

Merci d’avoir accepté de me voir, agent Scully.


Scully la fixe sans répondre.


TABITHA

Alors, vous lui avez parlé ?


SCULLY

Après mûre réflexion… il a décidé de le publier.


Tabitha lève le poing, comme si son équipe favorite venait de marquer un but.


TABITHA

(Souriante)

Vous l’avez lu, agent Scully ?


Scully hoche la tête, malgré elle.


TABITHA

Il est génial, avouez.


À contrecœur, Scully secoue la tête une nouvelle fois.


TABITHA

Oh allez, Scully… avouez que sa carrière s’en portera mieux.

Les hommes ont parfois besoin d’un petit rappel à l’ordre.

(Pause.)

Ils ne sont pas tous des causes perdues.


Scully se lève pour mettre fin à l’entretien.


TABITHA

Comme pour l’agent Mulder.


Scully s’arrête net et la fixe, sévère.


TABITHA

Il n’est pas méchant… mais pour vous respecter, il doit vous "dégenrer"…


Scully lui tourne le dos, avance vers la porte, mais lui jette un dernier regard avant de sortir.

Tabitha sourit avec malice.


CUT


INT. VOITURE DE MULDER – PLUS TARD


Scully, perdue dans ses pensées, observe les lumières de la ville qui défilent à travers la fenêtre passagère. Mulder s’arrête à un feu rouge. Il l’observe un instant puis pousse un soupir discret.


SCULLY

(Lointaine)

Tu avais raison, Mulder. Je n’aurais pas dû accepter de la rencontrer.


Elle tourne vers lui, mais le feu passe au vert et il reprend la route.


MULDER

(Hésitant)

Je n’ai pas besoin de te "dégenrer", comme elle dit, pour pouvoir te respecter… Si c’est ça qui te tracasse.


Elle l’observe du coin de l’œil.


MULDER

(Timide)

Je sais que tu es une femme, Scully.


Elle fronce les sourcils, perplexe. Mulder resserre sa prise sur le volant et évite son regard.


MULDER

(Se racle la gorge)

Je veux dire… Tu es une belle femme. On te remarque…


Elle se tourne complètement vers lui, roules les yeux.


MULDER

(Embarrassé)

Je te respecte même si je…si j’ai… enfin…Tu sais ce que je veux dire…


SCULLY

Ça va, Mulder.


Mulder, paniqué, ouvre la bouche, à la recherche de mots… puis abandonne. Scully laisse à nouveau son attention dériver vers la ville. Un silence pesant s’installe. Il soupire et allume la radio.


COMMENTATEUR (v.o.)

(À la radio)

Je vous laisse avec Lennon… Profitez de cette merveilleuse soirée. À demain, les amis, même heure, même poste.


Les premières notes enjouées de la chanson "woman" ne dissipent en rien la lourdeur suffocante de l’instant.


LENNON (v.o.)

Femme… Je peux à peine exprimer…

Ces émotions confuses que je ressens à cause de ma légèreté.

Après tout, je te suis redevable à tout jamais…


Mulder tapote nerveusement le volant du pouce. L’ambiance est presque insoutenable.


LENNON (v.o.)

Et femme, je veux essayer de t'exprimer…

Mes sentiments intérieurs ainsi que mes remerciements…

Pour m'avoir montré la signification du succès…


Mulder passe une main sur sa bouche, mal à l’aise. Il jette un coup d’œil furtif à Scully. Elle croise les bras et pince ses lèvres, tentant de réprimer un sourire. Elle se redresse, appuie un coude contre la portière.

Elle essaie de garder son sérieux, mais un léger rire lui échappe.

Il esquisse un sourire nerveux et monte le volume. Scully éclate de rire.


SCULLY

Mulder !


Il éclate de rire à son tour.


EXT.ROUTE


La voiture se fond dans le trafic, traversant les lumières réconfortantes de la nuit.


FADE-OUT


SUR FOND NOIR…


LENNON (v.o.)

Femme, s'il te plaît, laisse-moi t'expliquer…

Je n'ai jamais voulu te faire de la peine ni même te faire souffrir.

Alors laisse-moi te répéter encore et encore et encore…


MULDER (o.s.)

(Tranchant, jovial)

Merci, John.


END

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