La petite voleuse de cookies

Chapitre 16 : C16 : Avec mes regrets pour le délai

3819 mots, Catégorie: M

Dernière mise à jour 10/11/2016 04:47

CHAPITRE XVI

JACK HARKNESS

Sytème de Portabaal, Velquesh, Guernö, début du 51e siècle

La porte semi-vitrée du bureau de Jack s'ouvrit brusquement en tremblant sur ses gonds, et le jeune visage boutonneux de son stagiaire Eddie, neveu d'Oscar Fielding*, apparut dans l'encadrement.

— M. Harkness ? Un homme qui demande à vous voir. Il n'a pas rendez-vous, j'ai vérifié.

— Merci Eddie. Est-ce que tu as pensé à demander son nom ?

— Oui, évidemment ! répondit le gamin en roulant des yeux. Il s'appelle Otto Cormack Quatre.

— Quatre ?

— Oui, c'est ce qu'il a dit.

— Bien… Je vais le recevoir tout de suite. Peux-tu le faire entrer et prendre mes appels le temps de notre entrevue ?

— Ça roule, boss !

Jack se frotta la figure. Eddie n'était pas protocolaire – il était sans doute trop jeune pour ça – ce qui ne le dérangeait pas le moins du monde, mais les clients d'ici c'était autre chose… Il commençait à comprendre que si le patron du Maily Telegraph lui avait « fourré ce mioche dans les pattes », c'était peut-être moins pour l'avoir à l'œil que pour se débarrasser d'un vrai boulet, qui se croyait l'apôtre de la coolitude depuis qu'il faisait son stage ici…

Otto Cormack Quatre focalisa cependant bientôt toute son attention en entrant un poil théâtralement, drapé dans un costume divinement taillé sur une silhouette et bien… il fallait le dire, parfaite. Il avait une légère ressemblance avec l'aîné des Cormack.C'était d'autant plus évident pour lui, maintenant que Quentin se piquait de faire une cour ridiculement assidue à River et qu'on le voyait toutes les semaines ou presque venir étaler ses invitations fastueuses dans de luxueux restaurants fins... Elle était loin de les refuser toutes.

Même si c'était la première fois qu'il voyait le « fameux » androïde, dont River et Amy-Leigh lui rebattaient les oreilles depuis un bail, Jack ne pouvait s'empêcher d'en être bluffé. Il ne s'attendait pas à de l'aussi bel ouvrage.

— Comment allez-vous depuis hier au téléphone ? demanda poliment la boîte de conserve sexy en lui écrasant la main dans sa poigne de titane, au-dessous d'un regard direct.

— Très bien, répondit pareillement Jack. Justement, je ne comptais pas recevoir de retour dans un délai si court. Que me vaut cette visite ?

Otto Cormack affecta une légère pose en prenant place sur le siège visiteur, avec un fin sourire indéchiffrable. Comme s'il prenait le temps d'observer ce qui l'entourait avec une réelle curiosité. La plante piteuse. Les classeurs mal fermés. La lampe à abat-jour vert un peu poussiéreuse. Les stores pas encore réparés…

— J'ai simplement obtenu une réponse à votre question.

— Hum, rapide ! fit Jack un peu intrigué par le personnage qui lui semblait tout droit sorti d'un vieux film. C'est peut-être vous que je devrais embaucher à la place d'Eddie…

— Merci, mais je crois que vous n'avez pas le budget pour vous offrir mes services, répondit l'autre.

Jack sourit en se disant qu'il n'allait vraiment pas bien, s'il commençait maintenant à entendre des sous-entendus dans la conversation de ce robot.

— Pas faux. J'ai à peine le budget pour Eddie qui ne me coûte rien… Mais évitez de l'ébruiter, ce serait sympa. Alors, vous avez des informations concernant la remise en état du bracelet ? Cette femme vous a dit pourquoi elle voulait m'offrir sa réparation ? Sans aucune contrepartie et sans même voir le devis ? Est-ce que c'est… une admiratrice ? Une mécène peut-être ? Cette ville en compte de fort vieilles, et fort riches…

— Etes-vous en train de dire que si elle était vieille et riche sa générosité serait plus… acceptable ?

— Je… n'ai rien dit de tel, contra prudemment le Capitaine en plissant les yeux. Je cherche seulement à comprendre où est le piège…

— Il n'y pas de piège. Elle a affirmé qu'elle vous remboursait une dette de valeur. Quand je lui ai posé votre question, elle m'a juste dit de vous répondre : « Dites-lui que c'est de la part de Moneypenny, avec ses regrets pour le délai ».

Abasourdi, Jack laissa platement retomber ses deux bras sur son bureau, pour une fois impeccablement rangé. Eddie avait de bons côtés à ce niveau.

— Moneypenny ? C'est une plaisanterie ?

— Je n'en ai pas l'impression. Est-ce que vous n'êtes plus intéressé maintenant que vous avez cette information? demanda l'androïde en le fixant avec attention.

Jack se frotta le front en inspirant profondément puis regarda l'autre avec un coup d'œil incertain.

— Hier, vous m'avez dit qu'elle s'appelait Clara Oswin et qu'elle était la compagne du Docteur…

L'androïde acquiesça avant de réciter :

— « Clara Oswin Oswald, alias Jane Moneypenny, envoie son amical souvenir à Jack l'Embrasseur, alias Jackson Harker, alias Jack Harkness, pour son aide précieuse et le prie de lui prêter son bracelet afin qu'elle le fasse réparer avant de le lui rendre, avec ses regrets pour l'attente ». Ce sont ses mots exacts. Il sera réparé par mes soins, je le précise. Que lui répondez-vous ?

— Qu'il faut absolument que je la voie ! J'ai des informations très importantes au sujet de sa… euh… famille… Attendez, est-ce qu'elle a toujours la trentaine sexy ?

— Donc si elle était jeune et belle, vous auriez d'autant plus envie de la voir ?

— Evidemment ! s'amusa Jack. Mais je crois que je devrais quand même la rencontrer même si elle était toute vieille et ridée. Est-ce que vous avez un numéro où je peux l'appeler ?

Otto Cormack fit claquer sa langue. Ou ça y ressemblait. Ce robot pouvait-il avoir une langue ?...

— Mhh, disons que mes équipes travaillent dessus.

— Comment ça ? Vous voulez dire qu'elle n'est pas en ville, de passage avec le Docteur ?

— Pas exactement.

Subitement nerveux, Jack se leva de sa chaise en cuir élimé.

— Ecoutez, il faut que je puisse la joindre avant qu'elle ne fasse le déplacement… J'ai besoin de savoir si elle est prête à entendre ce que j'ai à lui dire, qui pourrait être un peu bouleversant… Elle ne peut pas faire tout ce voyage pour découvrir… quelque chose qu'elle n'aimerait pas apprendre.

— Si vous lui écrivez une lettre, nous pouvons la lui faire parvenir.

— Mais vous la lirez ?

— Fatalement…

— Je vais y réfléchir et je vous recontacte.

— Très bien. Est-ce que vous me confiez votre « manipulateur », que nous regardions pendant ce temps ce qu'il nous est possible de faire ?

Jack ne savait pas s'il faisait le bon choix ou si c'était une regrettable erreur, mais il releva sans discuter la manche de sa chemise et désangla son bracelet avant de le tendre à son vis-à-vis.

.°.

 

CLARA OSWALD

Système solaire, Terre, Londres, juin 2014

Elle venait de raccrocher quand elle entendit qu'elle avait reçu un nouveau message sur l'ordinateur. Elle avait fini par parvenir à joindre un certain Will Zimmerman qui lui avait expliqué tout à fait gentiment et patiemment que la Fondation Sanctuary où il avait travaillé pendant quelques années, avait fermé ses portes il y avait environ un an et demie. Quand elle avait essayé d'en savoir plus, il lui avait simplement dit qu'un grave accident s'était produit dans les locaux d'un des centres et que le gouvernement avait décidé sa fermeture.

En l'entendant parler, Clara faisait le rapprochement avec la mystérieuse disparition de Torchwood qui s'était trouvé démantelé un peu avant. Elle se demandait si deux organisations de ce genre avec des activités « parallèles » pouvaient s'évaporer aussi fortuitement sans qu'il y ait un rapport… Elle n'osa pas poser la question à son interlocuteur toutefois et lui demanda s'il avait un moyen de contacter Helen Magnus.

Là encore, il lui répondit qu'elle était portée disparue dans l'incendie qui avait ravagé les locaux de Sanctuary et qu'il y avait tout lieu de croire qu'elle n'y avait pas survécu. Elle répondit qu'elle était navrée de l'apprendre. Même si Helen Magnus avait une exceptionnelle longévité, peut-être n'était-elle pas invulnérable…

Elle commençait à le remercier pour son accueil et à le saluer quand il lui avait demandé pour quelle raison elle cherchait à joindre le Docteur Magnus, et si c'était en rapport avec les « anciennes missions du centre ». Elle le détrompa en lui disant que c'était personnel.Il fut assez malin pour réussir à laisser entendre qu'il pourrait peut-être l'aider, à quoi elle répondit qu'il faudrait certainement des infrastructures spécialisées pour retrouver la personne disparue qu'Helen et elle avaient en commun.

Et là Will Zimmerman avait abandonné son petit jeu, en demandant :

— Est-ce qu'il s'agit d'un… phénomène ?

— Je crois… qu'il est assez vaniteux pour souhaiter qu'on le qualifie de la sorte !

A l'autre bout du fil, Zimmerman avait étouffé un rire et avait repris d'un ton prudent :

— Ce n'est pas tout-à-fait ce que je voulais dire… Pouvez-vous me donner un nom ?

— Pas au téléphone.

— Il est recherché ?

— Plutôt oui.

Après une très brève pause, la question vint, inattendue :

— On peut se voir ?

— Pourquoi ? L'affaire vous intéresse ?

— Ça se pourrait. Vous habitez en Europe, d'après l'indicatif. Vous êtes où ?

— Une petite capitale anglophone.

— Ah c'est ça votre accent… Je prends quelques contacts et je vous rappelle.

— Dites-moi Will, vous faites toujours des trucs aussi dingues ?

— Qu'y a-t-il de dingue à ce qu'un profiler tâche d'en savoir plus sur un homme recherché ? avait-il répondu avec un sourire audible. A bientôt.

.°.

Perdue dans le souvenir de cette conversation qui lui paraissait étrange, quoique plaisante, elle hésitait à consulter sa boîte mail pour ne pas casser les émotions qui étaient les siennes.Tout s'enchaînait si vite. Trop à son goût. Tous ces modes de communication fantastiques mais qui ne marchaient qu'à moitié… Et puis soudain, elle était de retour chez elle, utilisait le téléphone, et arrivait à joindre quelqu'un…

Joindre quelqu'un !... Oh Seigneur ! Elle avait oublié le Docteur ! Comment pourrait-elle faire pour lui laisser un message l'informant qu'elle était saine et sauve chez elle ? Ah si seulement, il avait daigné avoir un téléphone comme tout le monde…

Elle se leva et alla fouiller dans le tiroir de sa cuisine d'où elle sortit des ciseaux et du scotch. Puis à l'aide d'un crayon à papier, elle dessina des lettres sur une feuille blanche et les découpa soigneusement, avant d'aller les scotcher une par une à sa fenêtre, là où elle savait que le Docteur avait une chance de les voir face à l'endroit où il se posait d'habitude.

Elle avait essayé quelque chose d'intrigant, dans l'espoir que sa curiosité omnivore le pousserait à vérifier. Sur sa vitre, s'étalait en grosses lettres le simple petit mot suivant : Hello scottie !

.

Après avoir remisé son matériel, elle en profita pour faire la vaisselle et ranger la cuisine avant de se préparer un en-cas. Faute d'avoir pu faire des courses, son frigo était un peu vide… Ce fut le moment qu'Otto choisit pour réapparaître, pendant qu'elle tartinait un carré de pain de mie de fromage fondu. Comme elle le vit apparaître sous ses yeux dans la lueur blanche, cette fois elle eut moins peur. Il avait la même apparence que la dernière fois mais la changea instantanément pour prévenir la moindre remarque de sa part.

— Avez-vous lu mon message Claraöswin ?

— Non, je ne savais pas que tu pouvais m'en laisser un ? Où ça ?

— Sur l'ordinateur… Vous autres, vous faites tout avec ces mignonnes petites machines pas puissantes.

— Mignonnes ? releva-t-elle en mordant dans sa tartine. Non, j'étais occupée ce matin, j'avais des coups de fil à passer et je n'ai pas touché à l'ordinateur.

— Je vous avais écrit…

— Pour me dire quoi ? Vas-y maintenant que tu es là.

— D'abord que mon père Dave a bientôt réparé sa connexion pour vous parler. S'il ne m'avait pas chassé hier, j'aurais pu la maintenir pendant la tempête magnétique provoquée par l'éruption solaire…

— Il ne t'a pas « chassé ». Ton père est un peu amoureux de moi, je crois. C'est normal qu'il ait un peu envie de privatiser nos échanges.

— Mais j'aime vous écouter ! Pourquoi vous ne vous parlez jamais de vos sentiments ?

— Par prudence ou par pudeur, je suppose.

— Je ne comprends pas. Ces deux émotions sont sans rapport.

— Elles conduisent toutes deux à manifester une certaine retenue.

— Soit. J'aime bien comment vous m'expliquez !

— A ton service… C'était quoi, l'autre chose que tu voulais me dire ?

— J'ai vu Jackharkness Harknessetsong. Il m'a donné son bracelet, et je l'ai apporté à Chris pour qu'il le répare.

L'information était si surprenante qu'elle faillit s'étouffer avec son sandwich en riant. Elle prit une gorgée d'eau pour le faire passer.

— Alors comme ça, tout le laboratoire est à tes ordres maintenant ?

— Ne suis-je pas l'héritier de mon père ? Il faut que je m'habitue à gouverner l'entreprise !

— Mhh, je ne suis pas sûre que donner des ordres à droite et à gauche soit vraiment ce qu'on entend par « faire ses preuves dans l'entreprise ». Enfin, par chez moi. Pourquoi Christopher a-t-il accepté de faire ce que tu voulais ?

— Parce que je lui ai dit qu'il n'en serait peut-être pas capable.

Surprise de constater la manoeuvre dont elle ne l'aurait pas cru capable, elle écarquilla les yeux et mit des poings réprobateurs sur ses hanches.

— Otto ! Tu l'as manipulé ! C'est mal !

— Non. S'il n'en est pas capable, j'aurai prouvé que j'avais raison. Et s'il en est capable, alors il sera bien content d'affirmer qu'il est plus intelligent que ce que je croyais – pour un organique. Il était très content que je lui demande ça. Depuis que je m'auto-upgrade seul, il ne me voit plus beaucoup.

— Auto-upgrade seul ? Mhh, c'est bien ce que je soupçonnais. Tu es en pleine adolescence…

— Je suis né à maturité physique, je ne peux pas être « adolescent ».

— Ben voyons. Les adolescents, c'est ma spécialité, je travaille avec eux tous les jours… Crois-moi si je te dis que tu traverses une phase adolescente. Même si manifestement, tu es capable de te faire passer pour plus adulte que tu ne l'es, en trafiquant ton apparence…

Le robot parut méditer cela et puis ajouta un peu timidement au bout de quelques dizaines de secondes :

— Sur ton monde, toutes les jeunes filles immatures font ça. Essayer d'avoir l'air plus vieilles.

— Depuis quand tu t'intéresses à ce qui intéresse les jeunes filles ?

— Deux de mes pères sont amoureux, un autre marié. J'essaie de comprendre leurs centres d'intérêt. Mais c'est compliqué.

— Oui. En tout cas, je suis surprise que Jack t'ait donné son bracelet. La dernière fois que j'ai essayé de lui enlever, il a fait un tas de manières effarouchées comme quoi qu'il se sentait nu sans lui…

— Apparemment, ça ne lui faisait rien d'être nu devant moi.

Autant pour se donner une contenance que pour compléter son encas, elle sortit sa bouilloire et la remplit d'eau avant de la mettre à chauffer pour se faire un thé.

— Fais attention à ne pas répéter ce genre de choses en sa présence, Otto… conseilla-t-elle avec un coup d'oeil inquiet.

— Pourquoi ?

— Jack est connu pour ses réparties à caractère sexuel. Si tu continues à lui rendre visite en prenant l'apparence d'un beau jeune homme « à pleine maturité physique » comme tu dis, il pourrait te faire des avances et je ne voudrais pas qu'il profite de ton innocence. Il se flatte d'avoir des goûts plutôt… éclectiques.

— Éclectiques, pas électroniques, répliqua Otto, l'air content de sa blague. Le sexe est un tabou culturel des humains organiques. Je ne suis pas concerné.

— Oh, vraiment ? Alors pourquoi tu vas le voir sous cette apparence et moi sous une autre ?

Otto esquissa un sourire rentré et puis répondit :

— Ceci est mon apparence initiale. Celle sous laquelle vous m'avez vu la première fois. Pour les gens que je ne connais pas encore, j'aime cesser de me ressembler. J'essaie d'avoir l'air plus humain. J'essaie de comprendre comment vous fonctionnez et je fais des tests. Hier, vous aviez changé votre apparence pour parler à mon père pour avoir davantage son attention, en quoi est-ce différent ?

— Hum, je te remercie pour ta franchise ! dit-elle en versant un peu d'eau frémissante dans un mug.

— J'ai dit quelque chose d'inconvenant ?

— Non, tu as dit quelque chose de partiellement vrai. J'ai changé mon apparence pour faire plaisir à ton père. Ma culture considère qu'il est « courtois » de soigner sa présentation et d'apparaître à son avantage pour des occasions spéciales…

— Une première rencontre, n'est-ce pas une occasion spéciale ? insista-t-il étonné.

Quelques secondes plus tard pourtant, il se reprit et contre-argumenta ce qu'il venait de dire, comme s'il avait continué la conversation dans sa tête sans l'exprimer tout haut.

— Non, finalement, ce n'est pas bien. Maintenant qu'il vous a vue toute upgradée, mon père pense qu'il n'est pas assez attractif pour vous.

Clara reposa la bouilloire sur son socle avec un fin sourire.

— Je ne devrais probablement pas te dire ça, au stade de maturité où tu en es, mais… ton père n'a pas forcément toujours raison ! En tous cas, sur ce point précis.

— Ha-ha ! Je veux raconter ceci à Matthew ! Pouvez-vous aller lire le message de Jackharkness Harknessetsong ? Il attend une réponse de votre part.

— Je croyais que c'était toi qui m'avais envoyé un message ?

— Non, je n'ai fait que le transmettre car il n'a pas les moyens de vous contacter directement. Au revoir Claraöswin.

L'androïde s'effaça aussitôt dans sa lumière blanche, laissant une Clara toute songeuse déposer son mug vide dans l'évier.

.°.

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* Oscar Fielding est un personnage de mon univers alternatif. Apparu dans l'épisode 3 (From Vegas with love - 2), il a proposé ce stage pour son neveu dans l'épisode 6 (Ce qui reste de moi).

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