Zenitia, ou l'île de la consécration (Arc 1) par

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Crossover / Action / Aventure

6 Le business de Xenos

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Chapitre 6 : Le business de Xenos

 

Précédemment : Pour Mike et Sacha, la soirée a été mouvementée. Alors qu'ils pensaient aider la jeune Elizabeth en l'accompagnant pour récupérer son Pokémon et son amie auprès de Xenos, il s'est avéré qu’elle les avait piégés et avait même volé quelque uns de leur Pokémons. Les deux garçons sont tout de suite passés à la contre-attaque, et la bataille a vite pris une ampleur démesurée. Finalement, la troupe de Xenos a réussi à s'échapper en mitraillant le Tropius qui les poursuivait et sur lequel nos deux héros étaient. S'ensuivit une longue chute, et un traumatisme qui laissera indéniablement des marques... !

 

Sacha se réveilla brusquement, encore choqué par la chute. Ses membres lui faisaient horriblement mal, et il tremblait de partout comme une feuille. Les arbres autour étaient cassés en deux ou carrément soufflés. Heureusement, aucun de ses Pokémons n’avait subi de dégâts, mais Tropius étaient très mal en point. Son corps était criblé de balles, comme de petits piqûres d’où le sang épais coulait. Il était sur son flanc, à quatre mètres du sol.

 

— Mike !

 

Ce dernier était à côté de la tête de l’animal, ses petits bras entourant vainement son gigantesque visage.

 

-Tropi…

-Mike… Ça va ?

 

Son ami ne répondit pas. Il devait être très touché, mais peut-être son Pokémon n’était-il pas perdu. A peine Sacha descendit-il de ce dernier qu’il disparut dans sa Pokéball. Le jeune homme s’approcha de Mike qui lui tournait le dos et lui posa sa main sur l’épaule. Il ne savait pas quoi dire.

 

-Je le connais depuis tout petit, soupira alors Mickael. Un cadeau de ma mère que je n’ai jamais connu…

-Elle est… ?

-Partie. C’est pas important, je m’y suis fait.

 

Partie ? Morte, ou bien juste partie ? Sacha n’osait pas poser la question, et il était inutile de remuer des souvenirs qui manifestement le mettait en peine.

 

-Ne t’inquiète pas pour Tropius, le rassura-t-il. Il fait plusieurs tonnes un peu de moins de dix mètres et de large. Il est robuste et… et on trouvera un moyen de le soigner

-… J’ai jamais commencé mon aventure sur une île aussi mal…, s’accabla son ami.

-Ouais, moi non plus, renchérit Sacha. Et sans Pikachu en plus. Par contre il va falloir qu’on s’en aille tu ne penses pas ? On est recherchés… !

-Ouais… J’ai acheté une carte de l’île : Ils vont vers le nord, c’est-à-dire vers la ville avec la première arène : Grupala 

-Et on fait quoi des deux femmes-là ? s’enquit Sacha. Elles n’ont plus leurs Pokémons et se sont évanouis.

-Ben on va les porter, répondit simplement Mike en haussant les épaules. Jusqu’à ce qu’on trouve un endroit loin d’ici où on pourra se cacher. On va partir à l’ouest. Il y a quelques montagnes à une dizaine de minutes d’ici, on trouvera peut-être une grotte… Et après… nous verrons !

 

Et ils se mirent à marcher dans l’obscurité de la nuit. Sacha ne cessait de se remémorer les moments passés en boucle dans sa tête. Comment, en une demi-journée, les choses avaient-elle pu autant dérailler ? Il pouvait facilement se mettre à la place de la police : Ces derniers devaient sûrement les rechercher eux, pour meurtres et dégradation de l’ordre public ainsi que destruction de bâtiments, alors qu’ils ne connaissaient aucunement les circonstances. Sacha en était complètement affligé, vidé. De voir le sang couler de Tropius l’avait traumatisé : Il en avait vécu des folles aventures en huit ans, mais il n’avait jamais vu de Pokémons saigner, ou de gens mourir… Xenos était l’homme à abattre pour arrêter ce carnage. En espérant qu’il puisse faire la paix avec les forces de l’ordre le plus rapidement possible, car les hélicoptères aux allures de tank volants braquant leurs projecteurs

sur la cime des arbres n’étaient certainement pas de leurs côtés !

 

ooo0O0ooo

 

 

Le lendemain, Xenos se réveilla dans sa suite, à Grupala. Il était dans un grand bâtiment imposant au sud de la ville qui lui appartenait. Quelques minutes de réflexions bénignes plus tard, il fut interrompu par l’arrivée d’un garde qui l’informa du succès de sa mission : Enfin, Elizabeth était revenu… ! Il allait faire comprendre à la jeune femme ce qu’il en coûtait de jouer avec ses nerfs !

 

Xenos était en fait et entre autres, un revendeur de Pokémons. Alors là vous vous dites : Mais pour avoir un Pokémon, il suffit de l’attraper, ou d’acheter les plus inoffensifs dans des sortes de magasins pour animaux ! Certes. Mais dans ce cas-là, c’est pour les particulier et les privés. Or Xenos, lui, ne vendait ses Pokémons qu’à des entreprises bien spécifiques : Des laboratoires non officielles aux expériences plus que douteuses, aux usines qui auraient besoin de les faire travailler en masse, ou encore, des maisons closes. Et oui, même ça ! Les gens le payaient une fortune pour son service de qualité et sa discrétion, et ce n’était bien sûr pas son seul business.

 

C’est pour cela qu’il a embauché Elizabeth et Cassandra, deux amies d’enfance qui sont venus devant sa porte à la recherche d’un emploi pour arrondir les fins de mois, sans savoir ce qui les attendaient. Mais récemment, Elizabeth s’était enfuie et c’est à ce moment-là que Xenos avait décidé de lui montrer ce qu’il en coutait de le lâcher. Résultat : Attentat à la bombe avec une quarantaine de morts, plus accident de la route causé par trois de ses plus dangereux hommes de mains. Et dans le même temps, il avait voulu lui faire comprendre quelque chose au restaurant : « Non seulement tu vas revenir, mais en plus avec des Pokémons, et des bons ! ».

 

C’est pour cela qu’il n’avait téléporté que son Joliflor et non pas elle directement. Histoire qu’elle puisse faire son petit business avant de revenir… Mais pourquoi voler si on peut capturer dans la nature ? Cela dépend bien sûr de la demande, mais il est vrai que ses clients préfèrent en majorité des Pokémons « domestiques ». Ces derniers sont plus dociles avec les humains quelles qu’ils soient. Alors que les Pokémons sauvages sont dix fois plus hargneux et non-réceptif à la punition qui plus est. En plus de ça, Xenos avait ses multiples casinos et boîtes de nuit, ainsi que des relations avec des hauts-placés à travers le monde. Il permettait en fait aux puissants de faire tout ce que ces derniers voulaient, et il avait donc une certaine immunité. Il était protégé, et sa disparition ferait trop de vague pour qu’elle soit envisagée. L’homme d’affaire sortit de sa chambre et se dirigea tout de suite vers le sous-sol, dans la cellule d’Elizabeth.

 

La pièce était bien éclairée, et la jeune femme attachée au plafond par les bras. Son regard était fatigué : Elle semblait résignée. L’un des gardes donna ensuite un fouet à Xenos et claquèrent la porte en sortant. A la vue de l’instrument de torture, la poitrine d’Ellie se souleva à un rythme un peu plus cadencé.

 

— Le plus drôle dans tout ça ma belle, c’est que tu as vraiment cru que tu pourrais t’échapper, ricana doucement l’homme d’affaire en faisant claquer son fouet dans le vide. J’ai perdu énormément de temps à cause de toi. J’ai pensé que tu pourrais faire une semaine de maison close pour te rattraper… ?

 

— Allez-vous faire foutre !

 

Les coups ne se firent pas attendre. Une fois, deux fois, cinq fois. Le dos d’Elizabeth se tortillaient sur lui-même comme un serpent sous la puissance des coups. Son t-shirt avait déjà des déchirures, et sa peau tournait au violet. Xenos réitéra la proposition, juste pour s’amuser : Il savait qu’elle refuserait, mais ce qu’il savait aussi, c’était que le choix lui reviendrait à la fin, qu’importe sa réponse maintenant.

 

— Où est mon Joliflor… ?

— Tu le retrouveras, si tu sors vivante d’ici… ! Quant à Cassandra, elle est dans la cachot voisin. Toutes les deux, vous allez vous reposer et reprendre le travail demain. Ne suis-je pas clément… ?

— Est-ce qu’elles vont bien ?

— Honnêtement, non !

— Espèce de monstre ! Pourriture, fiente de…

 

La suite se noya dans les cris étranglés que provoquait les coups de fouet. Il s’amusait comme un dément, manifestement fier de faire une démonstration de sa puissance. Finalement et au grand bonheur d’Elizabeth, il se lassa et sortit sans plus de cérémonie, ordonnant à ses gardes de la remettre sur pied pour le lendemain. Puis, Xenos se dirigea au cinquième étage du gigantesque bâtiment, dans son bureau C’est là qu’il fut informé de l’enlèvement de Burn et Aqua en entrant dans son bureau auquel était assis une superbe secrétaire rousse.

 

— Hum… Elles auraient été enlevées pas ces deux ados puceaux et boutonneux ? s’étonna le tyran. Pathétique… Assurez-vous de bien les punir si jamais vous me les retrouvez. Mes rendez-vous ?

— L’officier Jenny et deux de ses hommes vous attendent en bas de notre bâtiment, répondit la secrétaire d’un ton monotone. Ils viennent pour un contrôle de routine concernant la société écran derrière laquelle nous nous cachons, « Pokémon Care ».

— Notre faux laboratoire de recherches Pokémons ? Bien. Amenez-les dans le bâtiment C, je vais leur faire une visite personnelle. Qui sait, peut-être arriverais-je à me mettre définitivement les forces de l’ordre dans la poche… ! Ah, encore une chose : Je veux Cassandra dans mon bureau en début d’après-midi. Quant au Joliflor d’Elizabeth, vendez-le ! Ça lui apprendra à cette chipie !

— Entendu, opina la rousse en sortant de la pièce.

 

Quelques minutes plus tard, Xenos arrivait devant l’officier Jenny. C’était une magnifique jeune femme énigmatique à l’air sérieux. Aussi curieux que cela puisse vous paraître, ses longs cheveux vert foncé et ondulés ornés d’une casquette de la police, ne rendait en rien son air extravagant. En plus d’une petite veste bleue sur un chemisier blanc, elle avait un jupe courte de la même couleur que sa veste, des collants noirs semi-transparent, et des talons haut noirs qui galbaient à merveille ses jambes.

 

— Mademoiselle… se contenta de murmurer Xenos en venant lui baiser la main.

— Monsieur Xenos, c’est un plaisir de vous rencontrer, répondit-elle avec un sourire.

— Appelez-moi Morlen je vous prie, s’empressa de répondre Xenos. Et tout le plaisir est pour moi, bien évidemment. Vous vous êtes mis sur votre 31 rien que pour moi !

— En fait, pas vraiment. C’est une tenue classique…

— Je rêve de vous voir lors de grandes occasions dans ce cas… !

 

Un petit sourire gêné barra le visage de l’inspecteur : « C’est bon, cette petite sotte est dans la poche ! » s’exclama intérieurement Xenos. « Vraiment, les femmes sont vraiment trop crédules ! Jetez-leur des fleurs, et elle se jetteront à quatre pattes pour les ramasser ! ». Fier de son coup, il sourit et commença à marcher dans le couloir, alternant visite guidée et discussions aux allures de drague douce. Le bâtiment avait une allure d’usine sombre et silencieuse, d’où on pouvait entendre des voix à travers les portes entrouvertes.

De temps à autre, ils croisaient des scientifiques en blouse blanche qui ne regardaient l’inspecteur qu’après l’avoir dépassé, sûrement pour vérifier à quel point sa jupe magnifiait sa chute de rein parfaite. Bientôt, la visite fut bouclée et se termina dans le luxueux bureau de Xenos, tapissé de tableau, avec un somptueux tapis rouge et une table digne d’un président. Derrière ceci, une gigantesque baie vitrée donnait sur un patio entouré par les cinq bâtiments A, B, C, D et E que formait le Q.G de Xenos. Ils s’en approchèrent et plongèrent leur regard cinq étages plus bas, sur ce qui semblait être un laboratoire à ciel ouvert.

 

— J’espère que vous avez aimé la visite ! s’exclama-t-il fièrement en se servant une coupe de champagne. Sachez que mon entreprise, Pokémon Care est complétement transparente, et que nous acceptons les visites même sans rendez-vous ! Au fait, comment vont vos sœurs jumelles ?

— Vous essayez de changer de sujets ? sourit-elle. Si oui, vous auriez pu trouver une meilleure transition.

— Disons que je vous trouvais préoccupé pendant toute la visite…

— En effet ! finit par dire l’inspecteur en tournant sur ses talons. Il semblerait qu’une panne de courant est plongé Midnight dans le noir depuis quelques semaines. Vous avez promis à la population de la ville de ramener l’électricité pour un an le temps que le maire, pour l’instant impuissant puisse faire quelque chose. Je ne doute pas que vous êtes un homme de parole, ajoute-t-elle en plissant les yeux, mais où comptes-vous trouver les ressources ? Beaucoup disent que vous êtes prêt à rentrer dans l’illégalité… !

 

Midnight était en effet la quatrième ville en partant de Saint-Tropez. C’était une ville animée, principalement la nuit, mais son économie avait chuté suite à une panne de courant plus longue que prévu. Depuis une semaine maintenant, les habitants de Midnight vivaient comme au Moyen-Age.

 

— Moi ? s’insurgea Xenos. Dans l’illégalité ? Allons mademoiselle Jenny… !

— Alors pourquoi Midnight vous intéresse ? répliqua l’inspecteur avec un sourire malicieux. C’est pourtant la quatrième ville en partant de Saint-Trompette !

— Je m’occupe de l’île, cela ne fait de mal à personne, n’est-ce-pas !

— Nous savons très bien tous les deux ce que vous visez ! rétorqua la jeune femme.

 

Jenny détourna ensuite son regard vers le bureau de Xenos avec un sourire en coin. Puis elle s’en approcha et caressa le globe soudé à la table par une barre en bois.

 

— Même maire de cette île vous n’aurez pas un si joli bureau… !

— Alors vous savez ? dit-il en s’approchant doucement.

 

Il attrapa la maigre main de Jenny et l’écarta de son globe adoré.

 

— C’est vrai, j’aimerais devenir maire. Je n’en attendais pas moins de vous inspecteur. Mais ne comptez pas sur moi pour faire un scandale.

 

Jenny se trouvait maintenant entre le bureau et Xenos, le bras posé sur la table et légèrement penché vers elle. Elle ne se détourna cependant pas et tint le regard sombre de l’homme d’affaire frustré.

 

— Vous savez quoi ? s’exclama-t-il finalement. Approchez-vous de la fenêtre et regardez plutôt la source qui me permettra de donner à Midnight un an d’énergie !

 

La jeune femme le regarda intensément et s’approcha lentement de la fenêtre avant de plonger le regard en contrebas. Au milieu, tenu en hauteur par des appareils mécaniques et entourés de scientifique, une boule de poil jaune se débattait tant bien que mal.

 

— Un Pikachu ?! s’écria alors Jenny, le regard braqué sur la scène en contrebas. Sérieusement ? Pour approvisionner toute une ville… C’est ça votre plan ?! Ou alors vous avez un troupeau ?

— Non, clama Xenos d’un air triomphant. C’est bien un seul et unique Pikachu qui suffira. En dix ans, je n’en ai jamais vu un avec autant de puissance électrique en lui. Celui-là est spécial ! Je vais en extraire le jus et…

 

Il s’interrompit, essayant pourtant de s’approcher de Jenny : Son poignet droit était accroché au pilier qui retenaient le globe par des menottes ! L’inspecteur venait de le piéger !

 

— Ah, les hommes… Aussi puissant que vous soyez, il vous suffit d’une mini-jupe pour vous mener à la baguette.

 

Xenos se sentit comme l’arroseur arrosé. Lui qui pensait l’avoir séduite… ! Pendant ce temps, Jenny regardait de plus en plus intensément le Pikachu en bas. Il semblait se débattre, et c’est alors qu’elle l’entendit crier son nom d’ici.

 

Lentement, Jenny s’approcha de la vitre et caressa délicatement la vitre du bout des doigts : Au moment où elle le toucha, elle reçut une déflagration électrique qui rougit ses doigts. La seconde d’après, dans l’incompréhension la plus totale, elle entendit un bourdonnement sourd s’intensifier à l’intérieur même de ses oreilles. Ce n’est qu’une fraction de secondes avant le carnage qu’elle comprit que le Pikachu en bas passait à la contre-attaque !

 

Une déflagration immense la projeta en arrière et lui fit traverser le mur, le corps paralysé et secoué de décharges qui la rendirent inconsciente et déchirèrent sa veste. Le sol, les murs, l’air, le son, elle-même, la Terre… Tout semblait exploser dans un boucan effroyable qui la rendit sourde et elle ne se sentit même pas tomber violemment sur un de ses talons qui se brisa sous son poids. A travers ses yeux entrouverts et sur le point de se fermer, à travers les volutes de fumées léchant les gravats autour d’elle, elle pouvait voir de petits éclairs apparaître et disparaître dans l’air tels des langues de feu… ! L’atmosphère était pour le moins électrique ! Tout à coup, le sol se déroba complètement sous son dos. Le Pikachu venait de faire une attaque Fatal-Foudre qui resterait dans sa mémoire pour le restant de ses jours… !




Merci si vous avez lu ce chapitre jusqu'au bout ! N'hésitez pas à mettre un commentaire pour que je m'améliore (faute d'orthographes, de style, incohérences scénaristiques) et rendez-vous au chapitre 7 ! ;)


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