Bleach#81

Chapitre 2 : Episode 1 - T'es mort ou t'es pas mort?

662 mots, Catégorie: G

Dernière mise à jour 21/07/2017 21:28

Le ciel est bleu. Les nuages courent dans les airs poussés par les vents de l’ouest. Sur le rivage, un jeune homme s’éveille. Ses paupières peinent à cacher ses rétines qui brulent sous les feux du soleil. Ses longs cheveux noirs de jais sont éparpillés sur le sable. Il fait chaud, toutefois, son corps est transi par le froid. Un froid intense qui mortifie tout son être et fige son corps dans un état végétatif. Bouger ne serait-ce qu’un peu lui procure les douleurs les plus terribles. Aussi, le souffle court, il a déjà grande peine à respirer. 

C’est comme si des algues étaient noués sur son corps pour l’étreindre, à vingt mille lieues sous les mers. Ne pouvant se défaire du mal qui est le sien, il attend. Sans bouger, il est bercé par les vagues qui sans cesse jaillissent sur le rivage pour repartir au large. Un flot intense et continue qui l’hypnotise jusqu’à ce que son esprit vienne à se perdre dans les méandres de sa mémoire.


Il revoit une large porte aux gravures sculptés. Diverses arabesques sont forgées à même l’acier. Des formes le poussent, des voix le pressent et sans pouvoir répliquer, il ne cesse de s’approcher de la porte. De plus en plus faible, son corps fébrile peine à tenir debout. Son reiatsu s’échappe de son être à mesure que ses pas s’avancent et disparaissent derrière cette gigantesque porte qui se referme…

Le bruit sourd rappel son esprit à sa chair, au présent et à cette plage. Calme, ses yeux se sont habitués à la lumière. Pareil à deux billes bleues, des reflets gris confèrent à son regard un aspect mélancolique. La mine pale et presque imberbe, son facies de jeune bellâtre a dû lui valoir toutes les faveurs du beau sexe. Ses longs cheveux aussi sombres que l’ébène et aussi soyeux que de la soie cache çà et là son visage et les tourments qui s’y dessinent.


L’instant est agréable, rien ne peut troubler sa tranquillité et plus le temps passe, plus il retrouve tout son empire sur ce corps qui refuse encore de lui obéir. Sa bouche est pâteuse, ses lèvres momifiées craquèlent aux commissures et aux moindres de ses rictus. Sa vue est encore trouble, mais lentement et plus distinctement il aperçoit les mouettes tournoyées dans le ciel bleu. Aussi, il n’entendait jusque-là que les vagues. A présent, c’est encore diffus, mais il peut entendre le cri des oiseaux porté par le vent jusqu’à ses tympans. Il sourirait presque, mais au dernier moment, il s’en abstient.

La vie commence à nouveau à couler en lui. Son cœur, il l’entend battre. Le rythme est encore irrégulier, mais il bat de plus en plus fort. Des spasmes et des picotements lui mordillent la peau des jambes et le bout des doigts. Soudain, il ressent quelque chose qu’il n’avait plus éprouver depuis longtemps. Une ombre s’avance vers lui puis quelques mots parviennent difficilement à lui être audible. Sa solitude se brise et son cœur se resserre quand il aperçoit le visage de cette petite fille.


Haute comme trois pommes, sa petite robe verte est déchirée et usée par le temps et les péripéties. Ses cheveux blonds sont court et laisse paraitre son visage rond aux joues roses. Ses grands yeux verts sont habités par toute l’innocence du monde. Intriguée, elle observe le corps inerte du jeune homme avant de s’accroupir pour passer son doigt sur un tatouage qui hante le thorax de ce dernier au niveau de son cœur.


- … Bha alors? Tu réponds? T’es mort ou t’es pas mort? Et pis, pourquoi que c’est écrit 81 sur ta peau?

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