Les deux soeurs

Chapitre 148 : Pour Yugi, Pour Yami

2086 mots, Catégorie: G

Dernière mise à jour 31/10/2023 11:34



Episode 27 : Pour Yugi, Pour Yami


Yugi était donc le dernier à ouvrir son cadeau. Le jeune homme déchira le papier et découvrit une gourmette gravée avec un Y & A, un Y pour Yugi et A pour Aimy. Il la retourna, il y avait écrit Je t’aime à l’intérieur. Il se pencha vers elle et murmura.

- Merci. Moi aussi.

Aimy rougit et le prit dans ses bras. Elle posa son front contre le sien et ils se regardèrent un long moment dans les yeux. Ils n’étaient plus que tous les deux au monde. Elle vit soudain la transformation, Yugi était devenu Yami. Il observa la gourmette sur leur poignet. La jeune fille fit un baiser sur sa joue et lui tendit un second paquet.

- Celui-là est pour toi, Yami. Mais avant de te le donner j’aimerais que Yugi … regarde ailleurs, si c’est possible.

Le jeune homme fronça les sourcils, il leva le regard vers son alter-égo sous sa forme fantomatique. Il hocha la tête. Yami posa son regard Aimy et lui sourit, elle lui tendit le paquet et il ouvrit. Il avait lui aussi reçu un petit carnet de bons, de tickets. Sur le sien, il y avait un bon pour un câlin, un bisou, une balade, une sortie au parc, à l’aquarium, une sortie sous les étoiles, au cinéma, un karaoké, à la piscine, au musée, en centre-ville… Il devait y avoir tout ce que la jeune fille avait pu imaginer. A la fin, il y avait des tickets vierges, sans doute pouvait-il y mettre ce qu’il voulait. Il trouva aussi une petite carte.


« Yami,

Joyeux Noël.

Je voulais t’offrir quelque chose rien qu’à toi. Mais un bijou, un accessoire ou autre tu l’aurais forcément partagé avec Yugi. Alors j’aimerais qu’on passe un moment tous les deux. Donc voici un petit carnet, avec des bons que tu pourras utiliser quand tu veux, où tu veux, avec Yugi ou non, c’est toi qui décides.

Bisous tendres.

Aimy ».


Yami fit un sourire et referma la lettre, Aimy faisait de son mieux pour que ni Yugi, ni lui ne se sente à l’écart. Cela devait demander beaucoup d’efforts à la jeune fille d’arriver à ce qu’ils ne sentent pas jaloux l’un de l’autre. Il permit à Yugi de revenir. Il n’avait pas envie de cacher quoique ce soit à son alter-égo, mais il est vrai qu’il aimerait partager des moments avec elle rien que tous les deux. Il verrait bien plus tard sans doute.

Aimy était contente que ces cadeaux aient plu à tout le monde. Elle sentit quelqu’un se glisser derrière elle et mettre quelque chose dans sa main. La jeune fille se retourna pour faire à Yami. Elle lui sourit et ouvrit sa main pour voir qu’il avait utilisé déjà un petit bon. Aimy lu ce qu’il voulait : Un bisou. La jeune fille lui sourit, prit sa main et le guida hors de la pièce pour rejoindre un autre salon. Elle ferma la porte et se tourna vers le jeune homme. Elle s’avança vers lui.

- Ferme les yeux, murmura-t-elle.

Aimy se serra contre Yami, elle se pencha vers lui et déposa un baiser sur sa joue droite. Elle leva son visage pour en faire un autre sur son front. Puis sur sa joue gauche et son nez. Il ouvrit les yeux et entoura le cou de la jeune fille avec ses bras pour la serrer fort contre lui. Il se recula un peu et déposa un baiser sur sa joue, son front et son petit nez. Elle pouffa de rire et encercla à son tour le cou de Yami.

- Joyeux Noël fit-elle.

- Joyeux Noël aussi.

La soirée avait continué, après le débarrassage de la table, tout le monde avait participé, même Seto. Bien que la vaisselle avait fini en bataille de mousse et que les employés auront sans doute bien du ménage à faire. Ils avaient mis la musique et avait dansé dans le salon, comme des fous.


Au milieu de la nuit, Aimy avait été « kidnappée » par Bakura, l’esprit de l’anneau.

- Aimy, douce Aimy.

- Bakura, fit-elle.

Ils se trouvaient dans le parc du manoir, à peine éclairé par la lumière de l’intérieur de la maison. Le jeune homme tournait autour d’elle comme un prédateur autour de sa proie. La jeune fille avait froid et se sentait guère rassurée.

- J’ai ouvert ton cadeau, un coffret de massage, intéressant.

- Oui… je…

Il posa ses deux mains sur ses épaules et la retenait fermement en la fixant du regard.

- Je crains que ces prochains mois… soient difficiles. Vous faites attention tous les deux, mais on sait qu’un jour, soit tu poseras la main sur le puzzle, soit vous vous embrasserez… Mais… malgré tout, une partie de moi regrette que ces choses-là arrivent. Je n’oublierais jamais que tu m’as sauvé la vie.

Aimy fut un peu surprise, il devait sans doute parler de leurs souvenirs communs en Egypte, dont elle-même ne savait rien. La jeune fille leva timidement la main pour la poser sur la joue de Bakura, il était chaud. Elle l’avait imaginé froid, mais ce n’était pas le cas.

- Je t’en prie. Je le referais.

Une étrange lueur passa dans le regard de Bakura, un regard noir et rouge qui lui fit peur. Il lui serra un peu plus fort les épaules, elle poussa un cri et il jeta au sol. Elle tomba lourdement sur les fesses. Elle le releva la tête vers lui. Il y avait de la peur dans son regard. Il posa sa main sur son visage et se retourna vivement.

- Non, ne me regarde pas !

Puis tout redevint calme, l’esprit de l’anneau était parti, Ryô était de retour, il regarda autour de lui et vit Aimy assise par terre, encore un peu sonnée.

- Aimy, ça va ?

- Oui ! Oui !

Elle fit un sourire en se relevant, aidée par Ryô, puis il la reconduisit à l’intérieur. Elle se précipita vers Yugi, elle avait besoin de sa chaleur, de sa présence, de sa force. Il était assis sur le canapé avec ses amis. La jeune fille se glissa près de lui. Elle prit sa main dans les siennes et posa sa tête sur son épaule. Cinq minutes plus tard, elle fermait les yeux et dix minutes de plus, elle dormait.


- Aimy ! On monte tous nous coucher, fit la voix de Yugi.

- Tu… veux bien dormir avec moi, demanda la jeune fille à moitié endormie.

Yugi rougit et aida Aimy à se lever. Tout le monde trouva une chambre dans le manoir pour dormir ou bien rentrait chez soi si ce n’était pas trop loin. Yugi suivit Makuba qui lui indiqua la chambre où Aimy dormait quand elle venait au manoir. Il le remercia et aida la jeune fille à se glisser dans le lit. Elle se rassit et enleva sa veste, son pantalon. Yugi la regarda faire, fasciné, elle était si belle. Comme une fleur en train d’éclore. Elle se recoucha dans son lit en tee-shirt et sous-vêtement.

- Tu viens, fit-elle.

Yugi se frotta les joues pour calmer la rougeur qui montait. Il enleva à son tour, ses chaussons et son pantalon, ainsi que son puzzle. Il se glissa dans le lit et cala le corps d’Aimy contre le sien, le corps si chaud de la jeune fille. Il ne mit pas longtemps à s’endormir. Yami observait la scène et se glissa de l’autre côté d’Aimy. Il passa son bras au-dessus du corps de sa petite amie. Même sous sa forme fantomatique, il pouvait sentir la chaleur qui se dégageait d’elle.


Le lendemain, quand Aimy se réveilla elle était collée contre un corps chaud. Elle leva la tête pour découvrir Yugi, il dormait encore. La jeune fille se redressa doucement et l’observa un moment. Elle se demanda si Yami était en train de la regarder sous sa forme fantomatique. Elle aimerait bien le voir, mais c’était impossible. Elle leva la main pour caresser la joue de Yugi et remettre une mèche de ses cheveux derrière son oreille, même si elle ne semblait pas vouloir y rester.

- Ils sont indomptables, fit Yugi avec le sourire.

- Comme leur propriétaire.

- Je crois que lui a été dompté par un ange.

- Ah bon ?

- Oui un joli ange avec le plus beau sourire du monde.

- Ah ! Et je le connais ?

- Oui, elle s’appelle Aimy.

- Oh c’est moi ?

Yugi se mit à rire en la chatouillant, il sentit leurs deux jambes nues se frottaient l’une contre l’autre et sa main glissait sur le ventre de la jeune fille. Il déposa un baiser dans son cou. Il se redressa vivement, sinon il allait faire une bêtise. Il s’assit sur le bord du lit, récupéra son puzzle et vit que Yami était debout à regarder Aimy avec le sourire. Il le laissa prendre sa place et le jeune pharaon se pencha sur elle pour déposer un baiser sur son nez. Aimy encercla son cou avec son bras et le tira vers lui.

- C’est dangereux, Aimy !

- Je … Oui ! fit-elle en le lâchant.

Elle savait qu’elle pouvait perdre la mémoire voire d’avantage si elle embrassait Yami ou Yugi, mais quand même ce n’était pas vraiment pas chouette. Ils s’habillèrent tous les deux et elle passa dans la salle de bain faire un brin de toilettes, puis main dans la main ils descendirent prendre le petit déjeuner.


Joey était déjà assis à table entouré par le pain, la confiture, les céréales, les viennoiseries et tout un tas de nourriture.

- Je profite c’est pas tous les jours qu’on est invité au manoir de Kaiba.

- Et ce n’est pas près de se reproduire, Wheeler, ouaf-ouaf !

- Tu vas voir… Kaiba, je te défie en duel.

- Déjà ? fit Yugi.

- Ça te tient à cœur, Joey d’affronter Seto ? questionna Aimy.

- Oui !

- Seto ?

- Mmmh !

- S’il te plait, j’ai envie de te voir gagner.

Seto soupira et quitta la pièce en fronçant les sourcils, Yugi sourit et s’assit à la table du petit déjeuner.

- Tu remarqueras qu’il n’a pas dit non, fit Aimy avec le sourire.

Elle était la plus heureuse et cela lui fit presque peur. Cela allait-il durer ou est-ce que l’esprit de l’anneau avait raison et que le drame arriverait ?

Ryô entra dans la salle et tomba à son tour sur une chaise.

- Je suis épuisé !

- Tu viens juste de te lever, fit remarquer Joey

- Il est déjà plus de 15heures, tout le monde est déjà reparti, il n’y a plus que la sœur d’Aimy là-haut, ajouta Tristan.

- C’est ma sœur qui t’a épuisé ? Oops ! fit-elle en baissant la tête.

Elle ne devait pas parler de ça, c’était un secret entre Ryô et Miya, sa sœur allait la gronder, pourquoi faut-il qu’elle parle toujours trop vite.

- Attends une minute, toi et … Miya, vous êtes en …couple ! fit Joey.

- C’est …

- Et alors, qu’est-ce que ça te peut te faire, Wheeler ! fit Miya.

Il se retourna, si cela n’avait pas été une voix de femme, il aurait presque cru avoir à faire à Kaiba. C’était le même ton condescendant et hautain. Miya s’assit à côté de Ryô et lança un regard noir à sa sœur.

- Désolée, murmura-t-elle dans une petite grimace confuse.

- Fini de déjeuner, on partira après, fit Miya.

- Oui, grande cheffe-sœur !

Les deux sœurs finirent par rentrer chez elle, même si c’était bien longtemps après le petit déjeuner, vu qu’Aimy avait fait durer les choses encore et encore pour rester le plus longtemps possible avec Yugi.



Laisser un commentaire ?